CHAPITRE V Notes sur „L'ÉVOLUTION CRÉATRICE
P, 1. Notre intelligence, au sens étroit du mot, est destinée f^eij£ence à assurer l'insertion parfaite de notre corps dans son milieu, à se représenter les rapports des choses extérieures entre elles, enfin à penser la matière.
Vue juste, mais outrée. Voir p. 8 l'avant-dernier paragraphe de la conclusion aux notes sur ,, Matière et Mémoire" et, plus lias, la première note sur la P. 47 de ,, l'Evolution Créatrice".
Notre logique est surtout la logique des solides.
Oui. et non pas uniquement.
P. II. Notre pensée sous la forme purement logique est incapable de se représenter la vraie nature de la vie.
Sous sa forme géométrique, même logique, mais ce n'est pas impuissance rigoureuse, ou si notre pensée abstraite n'atteint pas ce que nous appelons la vraie nature de la vie, que lui substituerons-nous V Tl n'y a pas si complète antinomie entre la pensée abstraite et toute pensée humaine, déjà abstraite dans la perception, dans la sensation, — envisagée dans son résultat représentatif, par rapport à l'ordre objectif, — toujours concrète dans l'abstraction même en tant que vécue, dans son rapport à l'intégration intime.
IV. (L'intelligence humaine) en tant qu'elle se rapporte à un certain aspect de la matière inerte, touche quelque chose de l'absolu.
Il est sûr que l'inerte, le géométrique, l'absolu se rejoignent, — dû côté du néant, dans le statique. Comme Pascal, Hoeffding . . . semblent aller plus profond2)!
P. 2. Si un éta t d'Ain e cessait de varier, sa durée SJSJ?
création
cesserait de couler.
Cela ne doit pas aveugler sur l'aspect d'une permanence relative, non moins saisissant que celui d'un relatif écoulement, ou pour pousser plus avant, sur l'inextricable enchevêtrement de l'homogène et de l'hétérogène. Comment dire: ,.la transition est continue" (ib.) sans l'aire appel à de l'homogène V
P. 5. La durée est le progrès continu du passé qui ronge l'avenir et qui gonfle en avançant.
i) Edition de 1907. ^^T^.VBrtT^
2) Voir plus bas, p. 111. Jp' ^ '<*«