‹ A Propos De Deux Cas D'Épidermolyse Bulleuse: DystrophiqueChapitre 23 sur 27 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous n'exposerons pas toutes les thérapeutiques proposées 2t essayées. Nous n’envisagerons que celles qui ont pu donner : quelques résultats à la lumière des nouvelles conceptions de la maladie.

1° LES TRAITEMENTS GÉNÉRAUX, — Tout a été essayé en fait de physiothérapie et de chimiothérapie : rayons X, rayons ultra-violets, arsenic, traitement spécifique chez des hérédosyphilitiques avérés.

En réalité, rien n’est efficace, mais cependant on a pu de temps à autre signaler des améliorations passagères; c’est ainsi que Sézary et Vermenouze ont constaté une nette amélioration dans une forme congénitale et sérieuse après des injections de lait. Il est vrai que cela s'était déjà produit à la puberté, et, ultérieurement, cette amélioration se reproduisit pendant trois ans à la suite de l’intervention d’un guérisseur. Puberté, choc protéinique, choc psychique, ont donc pu être, dans des mesures différentes, des facteurs d'amélioration.

Un traitement logique consisterait donc à favoriser l’éclo-: sion de la puberté, qui est du reste très souvent retardée et dans quelques cas inexistante. Sur le traitement endocrinien ainsi envisagé, les diverses thérapeutiques de choc pourraient être essayées.

D'autre part, Hudelo et Montlaur ont obtenu de bons résultats dans une forme dite acquise par une médication pluriglandulaire chez une fillette hypo-ovarique avec mélanodermie et hypertrichose, cas tout à fait superposable à celui de notre observation Il, où, du reste, le même traite-

Page 1