DEL DIS
Pieds. La ace dorsaie des mains est couleur vieux cuivre, légèrement squameuse, À peau fine atrophique, rappelant beaucoup celle des pellagroïdes. ;
Les doigts sont en demi-flexion, la peau est littéralement collée
© Fic. 2. — Juin 1942 : On note, en plus des lésions bulleuses en évolution ou en voie de cicatrisation, laspect cireux el: infantile de la main, la sclérose atrophique des plans superficiels et profonds, l’absence des plis àe flexion et des ongles: La griffe, qui s’ébauche, s’est très accentuée depuis cette époque. Ce
sur les plans profonds, rappelant celle de la sclérodermie. La paume des mains n’est qu'une vaste cicatrice. Les plis normaux de flexion ont complètement disparu. On note une rétraction des fléchisseurs qui: maintiennent les doigts en légère flexion et don: on sent les tendons sous la peau cicatricielle.
Ces lésions sont limitées au gantelet.
LA Op eS
Les ongles sont tombés et ne repoussent pas. L'extrémité des . doigts est lisse, cicatricielle, et ne laisse même pas soupçonner l'existence antérieure du lit de l’ongle. ;
Aux pieds, les lésions sont semblables, moins marquées au niveau de la plante que sur la paume des mains. Les doigts ont le même aspect cicatrieiel et sont dépourvus d'ongles. Dans lé” quatrième espace, la peau est macérée, donnant l'impression d’une mycose interdigitale. L'examen microscopique n'a ae montré de parasites levuraires où filamenteux. |
La langue est le siège de bulles volumineuses que la mère a dû ouvrir ce matin pour permettre à l'enfant de manger. Cel organe ne peut sortir de la bouche; adhérant au plancher buceai, la langue ne dépasse pas le rebord dentaire, elle a vaguement une forme en sablier, avec un isthme médian scléréux, La surface est recouverte d’une énorme phlyctène- ouverte à bordure flottante. | ee
Les dents, mal implantées, sont en surnombre, .La denture est très irrégulière, mais on ne trouve -ni carie, ni malformations.
L'examen viscéral est négatif. ;
12 janvier 194% : L'enfant à 13 ans n est pas encore réglée, elle esi maigre, son appétit est excellent, mais elle avale difficilement tous les corps solides par suite de bulles pharyngées. Un élément spasmodique se surajoute, qui, par moments, ne permel pas la déglutition de corps plus gros qu’une lentille. Le facies est émacié, soulfreteux. I] n’y a pas de lésions au visage.
Sur la surface muqueuse de la lèvre ‘inférieure, on voit RATES bulles érodées. |
Les dents sont mal implantées, chevauchant les unes sur les autres. Depuis le mois de juin 1942, de très nombreuses caries sont survenues, qui se répètent malgré les soins dentaires fréquents.
La langue est scléreuse et atrophiée, ratatinée, collée aux plans profonds, la malade peut à peine la mobiliser. On voit toujours de grosses bulles ouvertes dont les bords flottent librement.
Aux genoux, on voit une atrophie cutanée en petites plaques, qui, pur leurs coalescences, forment des zones sHRODDQUEE assez analogues à l’atrophie de Pick-Herxheimer.