‹ À propos de deux cas d'intoxication saturnine hydrique à ParisChapitre 6 sur 17 · CONTE DE CN ND TU · texte numérisé non relu

CONTE DE CN ND TU

Se

Remarquons déjà qu’en 1673, le treducteur des livres d'Architecture de VITRUVE , Claude PERRAULT , de l’Académie Royale des Sciences et Médecin de la Faculté de Paris, montre par ses annotations qu’il reste sceptique sur la valeur d'un tel raisonnement, et sur le réel danger du plomb. C’est un fait que,

jusqu’en 1848, le saturnisme hydrique reste une affection inconnue, tant en France qu’à l'étranger.

Signalons, pour être classique, qu’en 1487 eut lieu la proscription par l'Empereur d'Allemagne de la coutume de tempèrer l'acidité du cidre par l’addition de litharge. ce qui avait pour effet de donner des troubles digestifs importants.

ù Citons encore lies coliques du Poitou qui, en 1572; et pendant plus d’un demi-siècle, eurent la même cause et les mêmes effets.

En 1790, Sébastien MERCIER ,; dans £9n F

RS nee Vadaques vente te ce enr rpuie ème ie PE

ser reposer l’eau ni dans le plomb, ni dans le cuivre: ce qui occasionne des accidents que l’on attribue à l’eau de Seine, vraiment bonne", Peu de temps,auparevent,s i1 rappelait le danger, connu depuis longtemps, de

ne l’étamage des ustensiles de cuisine mettant les éta-

0 meurs au rang des criminels,

< * 4 " La L DAC een A: Si AT CS PURE LT eut PORN W 4 4,

ue tie Ua rÉR Sa APRES ÉRISI EN LS

Len #

Te à D A LE

ee

De

Mais ce ne fut qu'avec l'observation magistrale de GUENEAU DE MUSSY en 1848, que le saturnisme hydrique prit une place importante dans les esprits.

Ps:

Dans une description minutieuse des à gi gnes cliniques, des essais thérapeutiques, Ces échecs ou du succès de ceux-ci, et dans une coigneuse anelyse de l‘étiologie de ces incidents; l’auteur nous relate à

Jrintoxication de la femille royale de France en exil 2 ou Chateau de Claremont en Angleterre. Nous ne revien- = ärons pas sur les détails, mais nous citerons seul:ment Ë les conclusions de ses notes publiées dans les Archives générales de Médecine de 1849 3

tLes faits que j'ai rapportés me paraissent suf… “F4

fisants pour éveiller l'attention sur le denger = d'employer une eau transportée par des conduites de plomb, danger qui semble augmenter par la pu-

sieurs communications 3:

reté même de l'eau, et sur les mauvais

effets résultents de la transmission de l’eau à travers les tuyaux de plomb et

de fer combinés,

En 1858, signale SCHWCOB dans sa

thèse, Amédé LEFEBRE. du service de santé du port de

Brest, établit que les coliques sèches, si fréquemment observées sur les navires de guerre, étaient dues à une, intoxication saturnine d’origine hydrique,,

| En effet, les fontaines et les ap pareils distillateurs d'eau douce contenaient du plomb. Les réservoirs du bord étaient même revêtus de lemes @e de zinc avec forte proportion de plomb,

: Dès lors, les gens s'interrogent, les esprits s’'échauffent, et l’on arrive, à Paris, à ce que l’on appela "la guerre du plomb, Les comptes rendus hebdomadaires de l'académie des Sciences de l'année 1873 sont riches en textes se repportant à notre sujet 5 les opinions y sont diverses, et un bref aperçu montrera la difficulté qu'eut le sstumisme hydrique à se faire adopter par les hommes de science :

A la séance du 25 août, on note que “EE. DE LAVAL envoie un exemplaire de pétition adress sée au Conseil municipal de Paris, à l’effet d'obtenir la vroscription des tuyaux en plomb pour la distribution des eaux destinées aux usages elimentairest,

Au mois de novembre, on relève plu-

- ceile de DUMAS qui rappelle que depuis longtemps Îl démontre dans ses cours publics que, si l'eau distillée attaque le plomb, par contre l’eau plus ou moins chargée de calcaire (eau de Seine, eau de l’Ourcq, eau de pluie, eau de puits) ne l'attaque pas, é

ee celle de BELGRAND qui 9 Secondé par F, LE BLANC ChiMeLe distingué, démontre que “le dancer d ie par l’eau de 1a Ville puisée & l'extrémité d?un branchement d k L Fe ; e plomb, est Chiffres en Mmaln, cet auteur précise

qu’il reste peu de tuyaux en plomb à Paris et que les canelisations qui, après avoir été en service pendant longtemps sont rem placées, sont trouvées indemnes de trace d'érosion et recouverte intérieurement d’une couche de calcaire protectrice.

À l’appui de ses affirmations, il donne les dosages de plomo qu?il a effectués dans de l’eau puisée en des points très divers de Paris.

- celle de BOUILIAUD, moins optimiste, qui, tout en reconnaissant le sérieux et l'autorité de la communication de BELGRAND, remarque que des cas de satummisme hydrique ont été signalés par des médecins attachés à la marine et de ce fait, estime qu’il faut apporter toute son attention aux autres aspects de cette grave question,

Au mois de décembre, FORDOS remarque que si l’eau de la Seine et l’eau de 1’Ourcq produi-

sent un dépot calcaire protecteur, les canalisations

neuves peuvent être dengereuses,

Ce même mois, BOBIERRE indique qu’ à l'exception des eaux pluviales ou distillées, les eaux potables n’attequent en général les tuyaux de plomb d’une menière sensible que si la surface métallique est alternativement en contact avec l'air et l?eauñ. Puis il cite un cas de saturnisme observé dans ces conditions,

Citons enfin CHAMPOUILLON qui a noté que les eaux potables qui alimentent les casernes Ge Paris n’ont jémais offert un exemple d'intoxication

saturnine (un tel raisonnement ne pouvant Ëtre évidem-.

ment soutenu aussi simplement qu’en l'absence ae l'aide du laboratoire -dont les résultats sont encore si inconstants et si disceutés,- et avec l’ignorance des possibilités de saturnisme infra-clinique).

Dans la Gazette des hôpitaux de Paris de 1873, PERSONNE, se basant sur les faits que nous venons de rappeler , écrit que lle procès des tuyaux de plomb pour la conduite des eaux vient d'être jugé

par-devant l'Académie des ÉDTÉNCOR ps oee restes Les

Ca ? er craintes qu’on avait fait naître au sujet de 1'empioi

REX x LT

Fee RE DOMAINE UE AN SNS

Page 1