‹ A propos de deux observations de néphrite chronique mortelle au cours de la puerpéralitéChapitre 11 sur 31 · ER TT · texte numérisé non relu

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pendant la gestation ne le restent pas. ultérieurement.

Ces rémissions paraissent être le fait le plus souvent de formes monosymptomatiques ou à symptomatologie atténuée et alors, généralement, il s’agit de primipares.

Les formes graves, au contraire, continuant leur évolution après la gestation ou mettant en jeu la vie de la mère au cours même de la gestation, sont, le plus souvent, le fait de multipares ayant présenté au cours des grossesses antérieures des signes de néphrite chronique ou, du moins, des troubles de la série rénale.

En effet, sur 10 observations où la gestation au cours d’une néphrite chronique a conduit à la mort — au maximum dans les deux ans qui suivent l’accouchement — dans 8 cas il s’agit de multipares ayant présenté des troubles au cours de la grossesse précédente, ou des deux dernières grossesses, alors qu'on ne note qu'une secundipare n'ayant pas présenté de troubles avant la gestation en cours, la 10° étant une primigeste qui, à la suite d’une scarlatine, garda constamment des signes rénaux. C'est surtout dans ces cas qu'il est souvent difficile de savoir s’il s’agit d’une albuminurie résiduelle cicatricielle ou d’une néphrite chronique. La grossesse semble jouer là le rôle de révélateur et permettra de différencier les deux.

À ce propos, il faut souligner tout particulièrement l'extrême gravité que revêt d'emblée, dès la première gestation, la néphrite récente. La symptomatologie n’est pas encore complètement estompée quand sur-

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vient la grossesse. On assiste alors à une véritable flambée précoce et rapidement évolutive.

En résumé, la grossesse paraît le plus souvent influencer défavorablement la néphrite chronique, « qui, comme le dit Vinay, restant jusque-là plus ou moins latente, subit sous l’influence de la grossesse une nouvelle acuité ».

Lorsque la femme est jeune, la néphrite peut quelquefois passer inaperçue ou ne se manifester que par une symptomatologie fruste. C’est le cas habituel des primigestes. [Il n’en va pas de même à l’occasion des grossesses ultérieures où les troubles vont généralement en s’amplifiant, mettant en jeu la vie de la mère.

Ils s’accompagnent, comme nous le verrons dans le chapitre suivant, d’un gros déficit fœtal.

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