‹ A propos de Jacques, François et Louis-Hector de Callières [microforme]Chapitre 3 sur 8 · NON · texte numérisé non relu

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un des premiers fondateurs, et ceux du poète Chapelain qui, alors, était l’oracle du goût en matière de critique.

Il avait épousé Madeleine Potier, fille de... Potier, Seigneur de Courcy, près de Coutances. (1)

20 Leur fils, Francois, Seigneur de Rochelay et de Gigny, naquit à Cherbourg, où il fut baptisé dans l'éolise du château, le 44 mai 1645 et non à Torigni, comme l'avance Moreri, et mourut à Paris, le 5 mai 1717, ainsi que l'indique son épitaphe dans l’église Saint-Eustache. (2)

Attaché comme son père à la Maison d'Orléans-Longueville, il était employé, à vingt-cinq ans, aux négociations ayant pour objet de faire élire le Duc d'Orléans-Longueville roi de Pologne, négociations qui étaient sur le point d'aboutir lorsque ce dernier fut tué au passage du Rhin, en 1672. Plus tard, il fut un des trois plénipotentiaires lors des pourparlers d'où sortit le traité de Ryswick, en 1697. A la suite de ces négociations, qui lui firent beaucoup d'honneur, le roi lui conféra une charge de Secrétaire du Cabinet et « lui fit des biens considérables » (3). Un panégyrique de Louis XIV lui ouvrit les portes de l’Académie fran-

(1) D'après -un des représentants actuels de la famille Potier de Courcy, demeurant à Doucet-Séez (Orne), qui a mis la plus grande obligeunce à répondre à diverses questions que je lui posais, le mariage de Jacques aurait eu lieu en 1643. Madeleine Potier était veuve d’un gentilhomme de l'Election de Valognes, Jean Dancel, Sr de Bruneval, dont elle avait deux filles : 1° Guyonne, mariée d’abord à Pierre de Beaumais, S$" de Bernières, et puis en deuxièmes noces, à Gédéon Dagobert, S' de Saint-Vast; 2° Hortense, mariée à Louis de Brucan, $' de Fresnay.

(2) Ne pas perdre de vue que c’est G.-P. de Chantereyne qui parle : je ne saurais dire si cette épitaphe existe encore.

(3) Le roi lui fit une gratification de 10,000 livres. (H. Moulin, loc. cit.).

çaise où il remplaça Quinault en 1689. Il avait du goùût£ pour la poésie, et on trouve, de lui, plusieurs pièces! de vers dans quelques-uns des cinq ou six ouvrages qu'il publia.

3° Le Chevalier de Callières, natif de Cherbourg. | suivit de bonne heure la carrière des armes, et devint! capitaine au régiment de Navarre, et ensuite capitaine des vaisseaux du Roi. Diverses missions au Canada lui firent beaucoup d'honneur et lui valurent, en 1684, le 4 gouvernement de Montréal. En 1690, il mena heureu-k sement un convoi de 6,000 (1) hommes au secours de Québec assiégé par les Anglais. Il était fait Chevalier ; de Saint-Louis en 1694, peu de temps après la création À de l'Ordre. Nommé, en 1699, Gouverneur-général de“ la Nouvelle-France, de l'Acadie et de Terre-Neuve.n il mourut à Québec, le 26 mai 1703 (et non en 1698,4, comme le dit Moreri), « autant regretté, dit le P.M, Charlevoix, que le général le plus accompli qu'eût# encore eu cette colonie, et l’homme dont elle avait” reçu les plus importants services. » ” « L'historien de Normandie, Masseville, ajoute C ; » P. A. de Chantereyne, natif de Montebourg, mort :4 » Valognes le 2 avril 1733, âgé de 85 ans (Registre de » » l'Eglise de Valognes), contemporain de MM. de Calliè-s » res, affirme qu'ils étaient natifs de Cherbourg. ; » Telle est aussi la tradition de cette ville. On ne trouve » cependant pas leurs noms sur les registres de cettes, » ville, non plus que sur ceux de Thorigny où nous} » avons fait faire la recherche, ce qui nous fait conjec-h}! » turer qu'ils ont été vraisemblablement baptisés dansé » l'église du château, démolie, en 1689, avec les forti#4i » fications de la ville, et dont les registres ont été pers » dus. » 4 (1) 600 ?

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avait du SOÛS Jacques de Callières, dit M. l'abbé Leroy dans le SIeUTS PIÈCES Vieux Cherbourg », 1"° série {Mém. de la Soc. Acad. SIX OUVTASS M, Cherbourg, 1875), était-il originaire de Cherbourg ? Æes registres des baptèmes n'étant complets qu'à artir de 1628, le fait n’a pu être vérifié. On ignore es, et devint iussi l'époque précise à laquelle il fut nommé gouveruite capitaine Meur de Cherbourg; seulement, on le voit, au mois de au Canada li Mars 1649, sur l'ordre du Comte de Matignon, Lieutet, en 1684, leant-général de la Province de Normandie, venir avec nena heureu-Martillerie dont il pouvait disposer, au siège de Valognes Lu SeCOUrS de Mi tenait pour la Fronde, et contribuer puissamment fait Chevalier M ja reddition de cette place. Les archives de Sainterès la Créati00Mpinité nous fournissent la date certaine de son ur-général de inhumation dans cette église, le 13 juin 1662.

Terre-Neuve. “ M. de Gerville, dans ses Etudes géographiques et histo-

non en 10% yes sur le Département de la Manche (1), est en té, dit le PMGésaccord avec tout ce qui précède, ét commet de ompli qu'elMérosses erreurs.

ont elle avait À « Caillère sic), dit-il, famille originaire de Torigny, 4 arrondissement de Saint-Lô, qui a fourni dans le dix- | septième siècle deux frères distingués par leurs écrits bourg, MOT «@f et leurs services : François de Caillère, membre de as (Registre de 1 Académie française, né en 1647, mort en 1747, fut MM. de Calliè- » un des plénipotentiaires de la France au Congrès de e Cherbourg. Riswick..…. Son frère, Jean ou Jacques, prend le . On ne trouve » titre de Maréchal de bataille des Ârmées du Roi, istres de cette commandant pour son service dans la ville et le ‘% château de Cherbourg. On lui doit un ouvrage » important pour l’histoire de la basse Normandie ; à c'est l'histoire du Maréchal de Matignon... Il » vivait encore après la démolition du château de » Cherbourg. »

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