‹ A propos de Jacques, François et Louis-Hector de Callières [microforme]Chapitre 4 sur 8 · PEL "ES HET · texte numérisé non relu

PEL "ES HET

Ainsi, pour M. de Gerville, Jacques et François de Callières auraient été les deux frères, et même il À semblerait que Francais était l'aîné. Il ne dit rien du | zouverneur du Canad:, . quand le château de Cherbourg ! fut démoli, en 1689, Jacques était mort depuis vingt-sept ans.

Tout ce qui précède, on peut le voir, même en ne tenant pas compte de l'article de M. de Gerville, ne

14 P laisse pas d'être assez confus, assez peu précis, et ne

Nu pr

permet pas d'indiquer, avec certitude, la date et le re

lieu de naissance de Jacques, de François et du Chevalier de Callières ; tout ce qu'on semble être en droit de dire, c'est qu'ils avaient vu le jour — sinon tous les trois, au moins les deux derniers — dans la partie de la Normandie qui forme aujourd'hui le département de la Manche. De là à supposer que leur famille, leurs ascendants étaient du même pays, il n’y a pas bien loin, et quelques-uns de nos annalistes l’insinuent. Dans un ouvrage récent, Etat présent de la Noblesse de France, édition de 1887, par Bachelin-Deflorenne, on lit que la famille de Callières, « qui paraît exister » encore en plusieurs branches, tire, dit-on, son nom » de la terre de Callières, en Normandie. »

Cette opinion, que, d'ailleurs, Bachelin-Deflorenne n'émet qu'avec doute, est erronée. En dehors des recherches que j'ai faites moi-même, j'en trouve la preuve dans des lettres à moi adressées par M. Benjamin Sulte, d'Ottawa, membre de la Section française de la Société Royale du Canada, dans une correspondance suivie,. depuis huit mois, avec Madame la Comtesse de Callières, demeurant au Château de Bonnières, près de Sainte-Foy la Grande (Gironde), dans des lettres de M. le Docteur Vijen, de Montlieu

ancois de it rien du t depuis

me en ne rville, ne 2cis, et ne date et le du Chevan droit de

partement « ille, leurs a pas bien insinuent.

Noblesse de )renne, on ait exister , SON nom

Deflorenne ehors des trouve la r M. Ben- 1 française >OTTESpOnadame la âteau de (Gironde), > Montlieu

CT | F8 SU 50e y in ist FE ASS

même il !

cherbourg !

harente-Inférieure), et dans un tableau généalogique es Callières, dressé par lui sur des pièces commuiquées par des personnes de la famille.

Les Callières ne sont pas originaires de Normandie, Mais — du moins aussi loin qu'on peut remonter dans leur passé — de l'Ouest de la France ; ce sont les hasards de la vie militaire qui ont conduit l'un d'eux, Jacques, Ou peut-être son père, dans notre province, où il fut l& premier d'une branche normande qui ne devait pas d rer, ses fils, François, le diplomate, et Louis-Hector, 16 gouverneur du Canada, mourant sans laisser de postérité.

# | Madame de RARES avait murs PArRs d’ une lue

de R Torigni-s sur- Vire. L' examen des cartes les plus défäillées, les informations demandées à Torigni et ail- Æurs, à diverses personnes très au fait de ce qui con-

©he, aucun lieu dit portant l’un ou l'autre de ces noms. Par contre, dans la Charente-Inférieure, à Clérac (can-

b Ati à 200 mètres de l'emplacement occupé autrefois Par un château du même nom qui: aurait été brûlé pendant les guerres de Religion, et habité aujourd'hui par le Marquis de Callières, chef actuel de la famille. Le Dictionnaire des Communes en indique une appelée la Caillère, dans le département de la Vendée, “ha seule, en France, de ce nom.

Une tradition de la famille lui donne pour berceau “ Poitou; Jacques (peut-être François), serait même : dé à Torigny, dans les Deux-Sèvres, mais les archives unicipales de cette commune, ne remontant qu'à 1745, ne peuvent apporter aucune preuve pour ou

PP Loge tenir pui Gorge sono

contre, et quand on considère les attaches de Jacque@, avec les Matignon qui étaient Seigneurs de Torigni@h, sur-Vire, il semble bien probable que c’est cette der&r. nière localité que les bisgraphes avaient en vue. Mais; heureusement, les recherches que G.-P. A. de Chang tereyne y fit, au siècle passé, n'ont donné aucun résulfha tat; les renseignements demandés, tout récemimen par Madame de Callières et par moi, n’ont pas abou davantage. À vrai dire, ces investigations n'ont pas 6 poussées aussi lin qu’elles auraient pu l'être ; ainsi it serait bien possible que l'examen de vieux papier déposés à la Mairie, que personne n'élait, mar #tenanià capable de ire, et remontantaux environs de l’an 1600 éclaircit des points restés douteux jusqu'à présent. Ce n’est qu’à partir de 1654, jusqu’en 1659, que, su les Registres de Catholicité de l'église Sainte-Trinité dé Cherbourg, déposés à la Mairie en 1792, on voit figure tantôt Jacques de Callières, tantôt sa femme, Madele ne Potier, ou leur fils François, comme parrains € comme marraine, mais, à partir du 13 juin 1662, dat à laquelle est inscrite l’inhumation de « Jean-Jacque de Callières, gouverneur de ceste ville et chasteau ; il n'est plus fait mention des Callières sur aucun de cet registres. | Jacques avait aussi deux filles, Renée mariée à u Montmorency, et Bertrande mariée à un La Rochefot cauld. IT n’est question, dans nos archives, ni de leu naissance, ni de leur mariage : peut-être avaient-elle été baptisées dans la chapelle du château, et leurs ma à riages y avaient-ils été célébrés, ou à Courcev, le lie natal de leur mère, (1)

(4) Nos archives ne parlent pas davantage d'un troisièmes fils de Jacques, Raphaël, qui serait devenu lieutenant-colont

RES ST av 5 1 re8

| 1 Callières à partir de temps déjà bien éloignés de nous. | {l On aurait trouvé, aux Archives de France, qu'ellev | était une branche des Rohan-Soubise. Le Un titre de 1492, en la possession de Madame def Callières, atteste la noblesse de Jehan de Callières quil eut deux fils; l’un, François, resta au château paternel, M l'autre, Eutrope, devint Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. (1) à D'après le Docteur Vijen, le lieu d'origine de la famille — du moins aussi loin qu'on la retrouve dans le passé — serait une commune du département de laW Charente, Rivières, tout près de la Rochefoucauld. (arrondissement d'Angoulême). Il y a, dans cette commune, un lieu dit du nom de Callières, avec une vieille « gentilhommière », existant encore aujourd'hui. En 1461, on y trouve Charles Portier, S' de Callières. ! En 1492, Jehan Portier devient, par son mariage, Seigneur de Clérac en Saintonge, et vient — ou bien, # peut-être, un de ses descendants ? —se fixer dans cette M localité et sa demeure prend, et garde à la longue, le M nom de Callières; en niême temps, ce nom remplace * le nom patronymique, Portier. Les Callières sontrestés Seigneurs de Callières en Angoumois pendant trois générations, et Seigneurs de Clérac, en Saintonge, jusqu’à la Révolution. (2)

(1) Répertoire des familles nobles de Bordeaux.

(2) Des renseignements donnés à Madame de Callières par le maire de Rivières, confirment le dire du Docteur Vijen. Il: te au village de Callières, dans cette commune, une très

elle maison, montrant quelques traces de l'architecture et! de l'ornementation de la Renaissance. On a gardé le souvenir d'une famille Barairon (ou Barreiron?) de Callières qui y. demeurait avant la Révolution. Il est probable que, les Portier installés en Saintonge et ayant vendu le fief de Jallières, ce fief sera tombé, un jour ou l'autre, en la posses-\

EL à

Le tableau généalogique dressé par M. le Docteur leŒVijen, comporte la sériation de trois branches de la famille de Callières: 1° ceux de Clérac, de 1479 à la mort “de M. le Comte de Callières. décédé au château de LM Bonnières, le 23 janvier 1890: 2° ceux du Plessis et u paternel, de Torigny, de 161 à 1732: 3° ceux de Saint-Martial nt-Jean delde Mirambeau (1), de 173... à 1780. … C'est à la deuxième branche, celle du Plessis et de Worigny, qu'appartiennent Jacques, François et Louisector. D'après le tableau, elle ne commence qu'à la fin du seizième siècle, ou dans les premières années du “dix-septième; on y voit figurer, de père en fils, en pr'ecette com- L. aière ligne, Jehan de Callières (2), en deuxième, Magune vieille #delon, en troisième, Jacques, Je gouverneur de Cherjourd'hui. “bourg; mais ce dernier, ainsi que le fait remarquer M. Callières. "NVijen, au lieu d'être le fils de Magdelon, aurait, bien 1 mariage, lus probablement, été son frère, d’après la comparai- — ou bien, “son des àges de ces trois personnages. Le contrat de r dans cette Mmariage de Jehan est de 1615, et un individu marié longue, le “en 1615 ne peut pas avoir un petit-fils né vers 1620, | remplace “date présumée de la naissance de Jacques.

sontrestés Il est bien possible que la branche des Callières du dant trois "Plessis se soit séparée de celle de Clérac — qu'on doit, Saintonge, “évidemment, regarder comme la tige — avant les pre-

… mières années du dix-septième siècle, époque à laquelle

sion des Barairon qui auront pris le nom de la terre, mais il "y a pas la moindre parenté entre les deux familles.

+ (1) Saint-Martial de Mirambeau, Charente-Inférieure, ar- ] ondissement de Jonzac.

(2) Dans les premiers temps, le nomest le plus souvent écrit Cailhères, quelquefois Cailhieres. Ce n'est qu'à partir du commencement du dix-septième siècle qu'on trouve consfamment Callières, dans la branche de Clérac. La branche du Plessis est inscrite avec l'orthographe Caillères, sur le tableau généalogique de M. Vijen.

allières par ur Vijen. Il le, une très “ hitecture et "

REA mp Poe ad AE CE PME RE vor ue a ER» si Ph

+ ù # PAT ETS < on PRET

le tableau généalogique la fait commencer, peut-être M avant 1492, date du départ des Callières qui demeu-M raient à Rivières, en Angoumois, pour aller en Sain-# tonge, mais, faute de documents, je ne puis que faire 4 des suppositions. D'autre part, il y à dans la Manche, M dans l'arrondissement de Coutances, à dix ou douze * lieues de Torigni-sur-Vire, une commune appelée Le Plessis, et quand on voit, sur le tableau du docteur : Vijen, les trois Callières qui ont figuré en Normandie, inscrits dans une branche de la famille dite branche « dx Plessis et de Torigny, et qu'on rapproche ces deux 4 noms, Le Plessis, localité normande, Torigny, lieu de A naissance (?) de François de Callières, et peut-être de M son père Jacques, on comprend que quelques personnes aient pensé qu'il y avait une branche des Cal- ## lières établie en Normandie depuis un temps plus ou *

moins long, peut-être une autre famille, portant le même nom de terre, ce qui n'aurait pas été impossible, "8 les mêmes noms de lieux se retrouvant souvent sur des points diflérents de la France, quelquefois très éloignés les uns des autres ; mais, comme le chef de la branche du Plessis, sur le tableau du docteur Vijen, Jehan de Callières, porte le titre de Seigneur du Plessis-en-Bords, il est présumable, pour ne pas dire évident, que c'est à Bords (Charente-Inférieure), ou à une! des communes de Bors. (canton de Baignes et canton de Montmoreau, arrondissement de Barbezieux, Charente), que ce titre se rapporte; d'ailleurs, ainsis qu'il a été dit précédemment, l'absence du nom de « Callières dans les Nobiliaires de Normandie s'oppose, de la manière la plus formelle, à ce qu'on regarde * cette province comme le berceau d’une famille de ce nom.

Ed : PT ere ann a, data fur ‘à dx SÉRETS i; des fi A et ue A été - SR TN SPEARS A EN Et PISTES hosnie. F7

ee

, peut-être François, l'académicien, est le premier des Callières jui demeu- Mportant le titre de Marquis qui, sans doute, lui fut conr en Sain- Méré en récompense de ses éminents services diploma- “tiques. Lorsqu'il mourut, en 1717, à Paris, léguant sa “Jortune à l'Hôtel-Dieu, sur l'inventaire de ses biens ou douze Mon lui donne le titre de Marquis qui passa à ses couappelée Le "Sins de Saintonge (1). D'après le docteur Vijen, les u docteur Æallières de Clérac n'auraient commencé à le porter ormandie, “que sous la Restauration. Le premier auquel il le ite branche “onne, sur son tableau généalogique, est Louis de Cale ces deux “"Æères, né en 1775. Cependant, d’après Madame de allières, dans une liste des Nobles du Périgord et de la aintonge, convoqués pour élire des députés aux Etatsques per- énéraux, en 1789, on trouve le Marquis Charles de he des Cal- “Callières, né en 1722, le père de Louis. 1ps plus ou Madame de Callières m'a envoyé l'empreinte en cire , portant le M@'un cachet qui témoigne que la famille avait des allianimpossible, es en Normandie, mais qui, à un autre point de vue, souvent sur “Be laisse pas de m'embarrasser. Au centre de ce cachet uefois très Miles armes des Callières de Clérac, d'argent à trois fasces e chef de la “@ntrebaissées de sable, écartelées de quatre alliances : à teur Vijen, oite,en pointe, lesarmes des La Rochefoucauld, burelé ur du Ples- “argent et d'azur, à trois chevrons de gueules, le premier as dire évi- mé, brochant sur le tout. (Une des filles de Jacques de >), ou à une allières avait épousé un La Rochefoucauld) : à gauche, :s et canton -"ên pointe, les armes des Potier de Courcy (2), (famille

zieux, Cha- (1) Une quittance, signée par « François de Callières, Sei- | dos, neur de Rochelay et de Gigny, Secrétaire du Cabinet de Sa eurs, ainsi ajesté, Membre de l'Académie française, » datée de Paris, lu nom de à Juillet 1706, qu'on conserve parmi les Manuscrits de la re D ibliothèque de la Rochelle {Catalogue des Manuscrits des Ie S OPpose, ibliothèques publiques de France, t. VIII, 1889), témoion regarde 8e, dans une certaine mesure, des relations des Callières de k crmandie avec la Saintonge.

mille de ce

(2) Les Potier de Courcy sont encore représentés dans la lanche, dans l'Orne et en Bretagne.

Page 1