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dans laquelle Jacques avait pris femme), de gueules à lak fasce d'argent, accompagnée de trois croix de même, deux en chef, une en pointe: à gauche en chef, les armes des Du Chatel (1), alliés et même parents des Potier del: Courcy, de gueules à la tour d'or, donjonnée de trois petites tours de même : à droite en chef, des armoiries k. qui semblent bien être celles d’une autre famille normande, les Rouveraye (ou de La Rouveraye) (2), d'azur
à trois mains senestres d'argent, deux en chef, une en pointe, mais sur le cachet, à la place d'une des mains ; (celle de gauche en chef), il y a un contre-écart, un écusson à champ d'azur, meublé d’un signe que, par. suite des petites dimensions du cachet, je n'ai pu recon
naître, même avec une très forte loupe. Le tout està ] surmonté d’une couronne de marquis, et en bas, une"No
croix de Saint-Louis se trouve à la rencontre des deuxs supports.
De qui provient ce cachet? De quelle époque date til? La couronne de marquis, l'écusson des Potier de Courcy, famille à laquelle appartenait sa mère, por teraient tout d'abord à croire que c'était le cachet de” François, l'académicien diplomate, mais la présence” de la croix de Saint-Louis ne permet guère de s'arrè-u ter à cette idée : cette distinction était toute personnelle 4 et exclusivement réservée aux services militaires, et il ne comptait que des services civils. Le cachet pro viendrait-il de Louis-Hector, le gouverneur du Cana da, chevalier de Saint-Louis ? Mais, alors, comment“ expliquer la couronne de marquis ? D'après le Docteurs
(1) Le dernier représentant mâle des Du Chatel, dans la Manche, est mort tout récemment. :
(2) D'après Bachelin-Deflorenne, édition de 1873, cette famillel était encore représentée, cette année-là, dans l'Oise, le Cal vados et l'Orne,
» queules à l\Vijen, il n'y aurait eu que deux militaires, dans la mème, deurlbranche de Clérac, tous deux chevaliers de Saint-Louis, :s armes desMRaphaël, né en 1726, devenu lieutenant-colonel de caïs Potier delvalerie, mort en 1798, et son frère Charles : le cachet inée de troMaurait-il appartenu à l'un deux ? Quoiqu'il en soit, les ss armoiriesMalliances normandes qui accompagnent les armes des famille nor- “Callières doivent être, — et même, la chose est pour B) (2), d'azur moi évidente — une preuve que ce cachet n'est pas hef, une en“écent, qu'il remonte au dix-huitième siècle.
e des mains“ I] me paraît clair que, malgré quelques obscurités re-écart, un inévitables, provenant du temps écoulé, des époques lroublées, etc., on doittirer les conclusions suivantes de e qui précède :
La famille de Callières n’est pas originaire de la Normandie, mais — du moins aussi loin qu'on peut emonter dans son passé — de l’ouest de la France, Angoumois ou Saintonge) où sa principale branche, elle qu’on peut considérer comme le tronc, est encore eprésentée aujourd’hui par des descendants directs, Clérac (Charente-Inférieure) et à Sainte-Foy la Grane (Gironde) (1);
Les hasards de la vie de soldat ont amené un des embres d’une branche collatérale en Basse-Normanje, dans le département actuel de la Manche, où deux, ut-être trois individus, sont nés ;
Aucune preuve authentique ne permet de dire xactement où-sont nés Jacques de Callières, le gourneur de Cherbourg, et ses enfants François, Louislector, Renée et Bertrande. Jusqu'à ce jour, on n'a jen découvert qui puisse fixer les idées sur ce point,
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1) I y a encore d’autres représentants de la famille de Ilières, mais je n’ai aucun renseignement sur eux, sur le eu de leur résidence, etc., ce qui fait que je ne parle pas d'eux.
3, cette famille l'Oise, le Cal-
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18 A PROPOS DE J., F. ET L.-H. DE CALLIÈRES à Cherbourg ou à Torigni-sur-Vire, deux villes sur les- 4 quelles les biographes sont partagés. Tout au plus, ! peut-on supposer, comme le fait G.-P. Avoyne de! Chantereyne au sujet de François et de Louis-Hector, ! qu'ils avaient été baptisés dans la chapelle du château # de Cherbourg dont les Registres ont été perdus. :
Par suite du mariage de Jacques dans notre région, M une branche de la famille de Callières s'y serait peut- M être perpétuée si ses deux fils n'étaient pas morts sans M postérité, l’un à Paris, l’autre au-delà de l'Océan. 4
A partir du 13 juin 1662, date de l’inhumation de . Jacques, il n’est plus question des Callières chez nous : en réalité, ils n’ont fait que passer dans notre pays.
On est toujours flatté de compter dâns son pays k natal des hommes qui ont brillé par leurs talents, | aussi notre patriotisme local pourra-t-il souffrir de ces conclusions: il faut pourtant que nous les accep-» tions : le patriotisme local est, certes, un sentiment 4 très louable, mais encore faut-il qu'il cède aux } | exigences de la vérité. | ?
Mai 1890.
| | Quelques mots encore au sujet uis-Hector, !
du château “is dus. É.
tre région, M erait peut- M morts sans W
… Enécrivant « À propos de Jacques, François et Louis-Hector “de Callières », mon but était avant tout de faire voir que ces chez NOUS : his personnages n'étaient pas d'origine normande, ainsi que tre pays. “le disent quelques-uns de nos historiens locaux, et j'espère S SON pays My avoir réussi. Quoique la chose füt en dehors de mon sujet, urs talents. et à peu près dénuée d'intérêt pour les lecteurs des Mémoires , 4a ile la Société Académique de Cherbourg, je consacrais souffrir de M à ae “quelques lignes à la description d’un cachet dont la date s les ACCEP- tait douteuse, et au titre de marquis, porté par le chef a sentimen actuel de la famille, et dont l’ancienneté était contestée. | cède au: epuis lors, j'ai eu l’occasion, il n’y a que quelques jours, de “noir Madame la comtesse de Callières au château de Bonnières, “Me lieu de sa résidence, à trois kilomètres de Sainte-Foy la rande (Gironde), et M. le D: Vigen (1) chez lui, à Montlieu “(Charente-Inférieure). On apprend toujours plus de choses en quelques heures de conversation que par correspondance, “et si, dans ces entrevues, je n'ai pas acquis une certitude “complète sur les points contestés, j'ai du moins recueilli des “indices, j'ai été à même de voir des documents qui, à défaut e preuves authentiques, présentent des probabilités telles “Que, pour moi, elles valent celles-ci.
) D'après M. Vigen, le cachet en question, aux armes des “Lallières de Clérac, avec quatre alliances, savoir : les armes “Mes La Rochefoucauld, celle des Potier de Courcy, des du #hâtel et des Rouveraye, trois familles normandes, pourrait
(1) C’est à tort que précédemment j'ai écrit Vijen; ce nom oit s'écrire par un g.