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de soude à la dose minima pour obtenir la limpidité de la solution. Il versait ensuite le flacon dans un ballon de 200 centimètres eubes de sérum physiologique tiède. |
Ce procédé constituait déjà un progrès sur ceux qui nécessitaient des mortiers, des flacons à large ouverture, des éprouvettes; mais il était encore bon d'acquérir les notions de temps, d’agitation et de chauffage exactement nécessaires.
Il restait à débarrasser le liquide des grumeaux et des corps étrangers qui pouvaient s'y trouver. Cela s’obtenait par filtration sur papier stérilisé.
L'instrumentation fut un peu compliquée au début; on se souciait surtout d'éviter le contact très douloureux du salvarsan avec le tissu périveineux et on construisait des appareils qui permettaient de faire une injection d'essai avec du sérum qui montrait que l'aiguille était bien dans la veine, et de laver l'aiguille à la fin de linjection pour qu'elle n’entrainât pas de liquide dans le trajet. M. Ravaut n’employait plus qu'un ballon dont le fond se terminait en tube à robinet, sur lequel se glissait un tube de caoutchouc un peu long entrecoupé de regards en verre et terminé par un embout en verre sur lequel s’adaptait l’aiguille. Le ballon était bouché, et son bouchon de caoutchouc était traversé par un tube de verre sur lequel on ajustait une soufflerie de thermocautère.
Les données des auteurs et d’'Ehrlich lui-même ont beaucoup varié en ce qui concerne la quantité des produits à injecter, le nombre et le rapprochement des injections.
ou —
En vertu du principe de la therapia sterilisans magna, on erut, au début, qu'une dose massive 0btiendrait la guérison. Cette injection faite, on attendit les résultats: les accidents reparurent. On en fit une seconde, puis une troisième, et finalement on s’accorda sur le principe dela répétition des doses.
Les premiers envois d' Ehrlich avaient été de 30, 40, 45 centigrammes, Îles suivants furent de 50 et 60 centigrammes. En général on mit la première dose à 30 ou 35, la seconde à 50, la troisième à 60. En trois piqûres espacées de huit jours, la réaction de Wassermann devenait négative.
Les recherches avaient été guidées par l'observation de l’activité et dela toxicité du médicament et de certains phénomènes comme l’arsénorésistance qui diminue la dose active chez les individus déjà traités par l’hectine ou le 606, comme la réaction de Herxheimer, poussée congestive autour des éléments éruptifs due à l’insuflisance des doses, comme les accidents assez nombreux qui ont été signalés.
Le 606 ne fut pas toujours inoffensif; il produisit des manifestations générales qui firent craindre pour la vie des malades; il y eut des morts. On publia des observations de troubles graves du système nerveux, des appareils de la vision et de l’audition; il fallut reconnaître que le salvarsan pouvait être nocif, soit du fait d’une erreur de technique, soit parce qu'il exerçait son action toxique sur des individus porteurs de lésions anciennes syphilitiques : ou non, qui mettaient certains. de leurs organes en état
d'insuffisance fonctionnelle. ; Ehrlich estimait que le 606 re un. on
Le