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Qu'elles soient dyscrasiques, qu’elles soient dues à des affections hépatiques ou qu’elles soient liées à des lésions spécifiques elles présentent toujours des symp-
tômes méningés assez marqués, tels que de la céphalalgie, des vomissements, des contractures. Leur début
avait été très brusque, il a abouti au coma et à la mort
tout conime dans la méningite cérébro-spinale. Cepen-
dant l'apparition d’escharres fessières, l'examen des
artères, la connaissance d’une syphilis ou d’un alcoolisme antérieur aidant, nous faciliteraient un peu le diagnostic. L'examen du liquide obtenu par la ponction lombaire le change en certitude.
Nous concluons donc: Le Fe US de méningite
cérébro-spinale est possible par les seules ressources
de la clinique, quelquefois il peut être difficile; mais
le diagnostic de la nature exacte de cette méningite
cérébro-spinale, c’est-à-dire le diagnostic du germe qui
la produit est impossible par les seules ressources de
la clinique. I} faut de toute nécessité avoir recours à
d’autres moyens d'investigation et emprunter au mi- 4
croscope et à la bactériologie les ressources que la cli- 2%
pique est impuissante à nous fournir.
3° DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
; : Cette question du diagnostic bactériologique de la ee PA } SALE de . x Pr, . x ENST Pr " "56 méningite cérébro-Spinale à méningocoque a été fort 5 nie Ah : s ra UE R ie agitée. Des discussions se “ont élevées sur l'identité ù : oo, à
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us peu Fa à : nes A: 21100 É même du germe qui la produisait; à deux microbes He différents en effet on donnait le nom de méningoco- de 1 : À Le ; que, l’un ne prenant pas le Gram, décrit par Weischel- # baum en 1887, l’autre le prenant et décrit par Jaeger ‘0 A8
en 1893, puis par Heubner en 1894 et qui doit porter ts
en réalité le nom de diplococcus crassus. À Quelques auteurs ont considéré ces deux variétés microbiennes comme les deux modalités d’un même or-
Zi ganisme, dont l’aspect était variable suivant les con- De
ditions de vie du microbe. Dans les cas graves de mé- | ningite, le meningocoque à son maximum d'activité % biologique prenait le Gram, tandis que dans les formes atténuées où au moment de la guérison de l’affec- the tion le microbe s’épuisait et ne pouvait conserver la
réaction de gram. Cette théorie soutenue en Allema- LT gne par Pfaùndiler, en Angleterre par Hunter et Nut- Pr tal, en Italie par Concetti, au Portugal par Lepierre
et ses élèves, se trouve encore développée dans un mémoire de Vausteenberghe et Grysez de 1906. (Roger Voisin).
Mais au moment de l'épidémie qui éclata en Silé-
sie on à pu démontrer qu'il n'existait aucune relation entre les deux variétés microbiennes. Weischelbaum, Al- ‘1e brecht et Ghon, von Lingelsheim, Kôlle et Wassermann \ ont démontré que l’on doit réserver le nom de ménin- k £ gocoque au microbe qui ne prend pas le Gram, qui à été étudié et décrit par Weischelbaum sous le nom de diplococcus meningitidis intracellularis, a été étudié aussi par Marchiafava et Celli et en France par Rist, : Dopter, Koch. (Bull. Instit. Pasteur 15-30 juillet 1903