‹ À propos de l'épidémie de méningite cérébro-spinale de Rennes 1909Chapitre 7 sur 19 · DES AE · texte numérisé non relu

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4" Au niveau de Pabdomen, lui donnant la forme dite € ventre en bateau ».

De ces quatre manifestations de la contracture musculaire, c’est la troisième que nous avons observée le moins souvent (Observ. I, II, X, XVII, XVIII, XIX).

Lorsque ces symptômes sont bien marqués, l’état des malades est devenu, en général, grave; ils se sont mis au lit, et alors un délire plus ou moins intense les a pris.

Gérard et Dupuis ont signalé deux cas de délire initial; pour notre part, nous ne l’avons observé qu’assez tardivement, rarement violent (Observ. VIT et VIII) beaucoup plus souvent paisible et tranquille, (Observ. I, II, V; VI, IX; X, XII; -XTIT), indiquant cependant par sa présence une période assez avancée dans l'infection méningococcique.

Lorsque nous avons eu à faire notre diagnostic à une période plus tardive de la maladie, nous avons constaté qu'aux contractures avait succédé une pé: riode de paralysies. Paralysie portant sur les membres, paralysie portant sur les sphincters et ayant comme terminaison le coma et la mort (Observ. XI, XIT, ATP SAVE)

Au cours de la maladie nous avons pu remarquer les altérations survenues au niveau des organes des sens, tels que le strabisme, de l'inégalité pupillaire, de l’ambliopie (Observ. 1, XX).

Or, nous savons que tous ces signes ont été donnés comme éléments de diagnostic (Terrien et Bourdier,

Burvill Holmes) ; toutefois nous ne les avons pas observés régulièrement et le plus souvent nous avons dû ncus passer d'eux (Obserc. II, IV, V, VIIT, Fee ATE, ART EX VIT, EEX, XXII).

Cet ensemble de phénomènes nerveux, céphalée, rachialgie, raideur de la nuque, signe de Kernig, contraction abdominale, convulsions, délire, coma et troubles des organes des sens, nous à permis d’avoir une présomption assez forte en faveur de la méningite céré-

bro-spinale.

: Quant à la fièvre, nous sommes amenés à conclure qu'elle est un symptôme assez variable. Les malades réagissent plus où moins à l'infection; ïl existe cependant des poussées vers 38°, 40°, mais sans ordre, sans caractères bien définis; elle varie avec le traitement employé. En somme, elle indique tout au plus un état général, infectieux, sans que de son évolution nous puissions tirer une indication générale en faveur de la méningite qui nous occupe.

dents, nous avons pu trouver des troubles viscéraux

de. En général, dans les cas que nous avons pu observer, le pouls est irrégulier du jour au lendemain, du matin au soir, d'un moment à l’autre (Observ. III, LV, PP NDIREN ILE XV A VTT XIE X, XXII) Nous nous sommes souvenus de la pittoresque expression de l’un de nos maîtres, caractérisant ces troubles, de « véritables affolements dans les bureaux de

Evoluant en même temps que les symptômes précé-

dont l’importance diagnostique nous à paru très gran-

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transmissions nerveuses, affolement qui va retentir sur tous les crganes ».

Nous l'avons de fait rencontré. La respiration est sujette aux mêmes variations que le pouls: tantôt nous la trouvons calme et normale, tantôt au contraire lente (Observ. VIII, IX), tantôt enfin elle sera précipitée, présentant des poses ou même le rythme de Scheyne- Stockes (Observ. À, IV, XX).

L'appareil digestif, par ses nombreuses altérations, a contribué quelquefois à nous mettre sur la voie du diagnostic.

Les vomissements, en effet, gros symptômes méningitiques ont été notés; nous les avons observés d'une façon constante, tantôt bilieux, tantôt alimentaires.

Nous pensions trouver da constipation comme un signe absolu de méningite cérébro-spinale aiguë; nous avons remarqué qu’elle n'existait pas d’une façon constante. Dans quelques (9bserv. I, X, XVII), non seulement elle n'existait pas, mais le malade présentait de la diarrhée. Nous croyons donc que dans la méningite cérébro-spinale à méningocoque elle existe moins souvent que dans les autres variétés de méningite.

Nous avons trouvé quelquefois de Palbumine dans les urines (Observ. VIT, XX11). Nous avons de même rencontré la rate et surtout le foie hypertrophiés, faisant supposer qu'il existait quelque part une suppuration ou tout au moins une infection.

D'une façon générale, les malades atteints de méningite cérébro-spinale ont présenté de la polyurie, ainsi que des «ltérations chimiques de leur urine, qui con-

; sistaient surtout en une augmentation assez considé-

rable de l’urée et des phosphates et une diminution des chlorures. On à signalé la présence de glucose dans l'urine (Salebert), nous ne l’avons pas trouvée.

Du côté du système cutané nous n'avons que rarement constaté la présence d’érythèmes ; il en a été déecrit de symétriques siégeant au niveau des articula- 4 tions; nous n’avons pas été à même de les observer. — Mais nous avons observé un érythème purpurique

étendu un peu sur toute la surface du corps, éruption qui est venue, dans une certaine mesure, fortifier no- D tre opinion en faveur d’une méningite spécifique.

En revanche, nous avons observé, pour ainsi dire à chaque fois, (Obsert. EVER EEE VC ATX XXI), des éruptions d’herpès. Or, dans presque toutes les communications faites au cours des dernières épi-

démies on a signalé soit la présence d’herpès, soit la présence de purpura (Roger Voisin, Paisseau, Debré). Nous la considérons donc comme un bon élément de diagnostic.

Tels sont les gros Symptômes cliniques que nous ont

présentés, d’une façon générale, les malades que nous avons suivis. En possession de ces divers éléments

$ pouvions-nous affirmer ume méningite cérébro-spinale 4 épidémique à méningocoques, pouvions-Nous avec cer-

titude nous prononcer?

Nous ne l’avons pas fait, car si ces symptômes dénotent une altération des méninges et des centres sousjacents, ils n’indiquent pas par contre la nature même de Vinfection.

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