‹ À propos de l'épidémie de méningite cérébro-spinale de Rennes 1909Chapitre 8 sur 19 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Le diagnostic de la méningite cérébro-spinale à miéningccoques est difficile parce que tous les symptômes qui peuvent contribuer à nous faire faire le diagnostic, Dous pouvons malheureusement les trouver dans beaucoup d'autres affections.

On sait, en effet, que toute lésion inflammatoire, t9xique où mécanique, qui atteint de loin ou de près les méninges, peut donner lun quelconque où même l’ensemble de ces symptômes. On comprend donc la difficulté qu’il y a à établir un diagnostic en se cantonpant sur le terrain clinique exclusivement.

Nous rencontrons, en effet, des affections qui Se : 2Dprochent de très près de la méningite cérébro-spinale à méningocoques, nous voulons parler par exemple des méningites cérébro-spinales non méningococciques et non tuberculeuses.

Nous avons eu l’occasion de rencontrer de ces variétés de méningites non méningococciques et non tuberculeuses. La similitude d’allure symptomatologique nous oblige à insister Sur les caractères différentiels

qu'elles présentent avec la méningite à méningocoques.

Jusqu'à ces dernières années, la pathogénie de ces af-

fections était peu connue. Un individu succombait à une méningite, Gn en faisait l’autopsie, on constatait sur ses méninges des lésions d’une étendue variable, un exsudat plus ou moins purulent, on cherchait des lé-

sions tuberculeuses qu'on ne trouvait pas et on clas-

en er ; HS

sait l’affection dans la catégorie très large des ménin- ; gites idiopathiques ou primitives. À Mais nous savons que toute infection microbienne peut fort bien atteindre les méninges et que tout microbe qui peut engendrer une pleurésie, une péricardite, etc., peut tout aussi bien engendrer une méningite. Il y en a à pneumocoques, à streptocoques (nous 13 en avons observées), il y a des méningites dues au ba-

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