‹ A propos de la sclérose en plaques à début oculaireChapitre 7 sur 35 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les troubles oculaires dans la sclérose en plaques Sont connus depuis longtemps. Décrits pour la première fois par Charcot, repris par Leube, Lionville, Parinaud, ils ont été particulièrement étudiés par Uthofi dans un {ravail considérable qu'il à consacré, à celle question, puis par Velter et récemment par Marquézy

dans la thèse qu’il publia sous la direction du PRG seur Guillain.

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Ils sont fréquents, variés et leur importance est - | grande au point de vue du diagnostic, l

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er | 2° Sur l'appareil moteur :

D: 3° Sur le diaphragme Here

È Parfois {ous les signes sont réunis, mais plus DUT ; +74 Suivant que les plaques de sclérose se localisent au ni-

É0 veau de la région bulbo-protubérantielle ou au niveau ë

De. des neris optiques, quelques éléments Fer du

Syndrome oculaire se trouvent réalisés.

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be, I. — Modifications des voies optiques de transmission

Les allérations du nerfoptique sont relativement plus fréquentes dans la sclérose en plaques que dans le tabès puisque, d'après une statistique de Gonin, de Lausanne,

‘2 on les constate environ dans plus de la moitié des Cas. / Elles réalisent aussi parfaitement que possible le tableau de la névrite rétrobulbaire.

L’affection est le plus souvent unilatérale ef, au poin de vue fonctionnel est caractérisée par des accès d’amblyopie passagère et de courte durée en rapport immédiat avec la fatigue générale, les efforts physiques, les états dépressifs. Leur intensité présente d’ailleurs des variations considérables, spontanées et d’après Heine, E ; de Marbourg, un œilfrappé de cécité pendant la nuit peut redevenir normal ou présenter seulement un scotome central le jour suivant. Dans les cas les plus fréquents ces accès d’amblyopie se traduisent par une sensation de brouillard ; les objets semblent indistincts, les couleurs paraissent éteintes. Ï A l’ophtalmoscope la papille apparaît dans les cas 4 typiques, qui sont d’ailleurs les plus répandus (31 % 4 d’après Lagrange et Marquézy) décolorée dans son seg-

- ment temporal, surtout dans son tiers inférieur. C’est une atrophie en secteur de forme triangulaire à som- 3 met central, dont la base atteint le bord scléral et qui : traduit une dégénérescence du faisceau maculo-papil-

laire.

Quelquefois, dans 4 % des cas d’après Heine, beaucoup plus rarement d’après Marquézy, la papille est complètement décolorée comme dans latrophie tabétique.

Enfin malgré la présence de symptômes fonctionnels, évidents, il n’est pas rare que l’ophtalmoscope ne révèle rien d’anormal. C’est qu’alors la plaque de sclérose atteint lé nerf assez loin en arrière du globe et il faut

attendre la marche descendante de l’atrophie pour voir se produire la décoloration du faisceau temporal.

Si l’on examine le champ visuel de ces malades, on constale que la visibilité périphérique est conservée alors qu’il y a un scotome central relatif pour les couleurs à savoir le vert et le rouge. Des cartons de un centimètre carré, bleus ou jaunes, promenés devant le champ visuel du malade soat facilement reconnus quelle que soit leur situation. Au contraire des cartons analogues, mais verts ou rouges, tenus devant les yeux du malade ne sont plus reconnus ; ils apparaissent centralement gris alors qu'à la périphérie le malade les revoit colorés. Cette lacune, en forme d’ilot central dans le champ visuel, correspond à une lésion de la macula lutea.

La périphérie est presque toujours indemne, ce qui permel à ces malades de s'orienter facilement alors qu'ils ne peuvent lire. Il est toutefois à noter que Marquézy a signalé un rétrécissement périphérique pour le blanc et cela dans 3 cas sur les 55 cas de sa thèse.

Les scotomes annulaires sont exceptionnels.

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L'état des fonctions visuelles n’est pas toujours en harmonie avec l'examen ophtalmoscopique.

Tel malade, dont le nerf 6plique est décoloré, aura une bonne acuité visuelle alors que tel autre, dont le fond d'œil ne révèlera rien de pathologique,sera profondément amblyope.

Enfin, fait curieux, souvent les symptômes fonctionnels et ophtalmoscopiques suivent une marche inverse, témoin cette observation de Bollack dans laquelle après une amblyopie transitoire sans signes ophtalmoscopiques, alors que l’acuité visuelle revenait à la normale et que le scotome central disparaissait, une coloration progressive s’installaitau eône temporal papillaire.

Enfin notons que l’évolution de la névrite, dans la sclérose en plaques ne mène jamais à l’amaurose.

II. — Les manifestations au niveau de la musculature intrinsèque de l’œil sont caractérisées par deux ordres de symptômes : les paralysies oculaires et le nystagmus.

A. — Les paralysies oculaires. — Quelles revêtent le type des paralysies associées ou des paralysies isolées, elles présentent ceci de particulier qu’elles sont fugaces, variables et c’est seulement l’anamnèse qui permet de diagnostiquer & posteriori une paralysie oculaire chez un malade atteint de sclérose en plaques. C'est d’ailleurs à ce caractère transitoire et par conséquent difficile. à capter qu'il faut, semble-t-il, attribuer la

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