‹ A propos de la sclérose en plaques à début oculaireChapitre 8 sur 35 · LENS · texte numérisé non relu

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grande différence des statistiques des divers auteurs.

Les paralysies isolées touchent le plus souvent le moteur oculaire externe, peut-être parce que son noyau est plus près de l’épendyme du quatrième ventricule et que les examens anatomo-pathologiques ont toujours révélé la grande f-équence des altérations au niveau de la région bulbo-protubérantielle. Elles se traduisent par une limitation des mouvements et une diplopie passagère. Le moteur oculaire commun peut être aussi touché, mais moitié moins souvent d’après Heine.

Les troubles paralytiques isolés se- retrouvent dans 17% des cas d’après Uthoff et dans à 7 des cas seulement d'après Lagrange et Marquézy. :

Les paralysies associées, sur lesquelles insistait Parinaud, sont caractérisées par leur faible degré. Ce sont plutôt des parésies que des paralysies. Elles revêtent le type des parésies de la convergence ou des mouvements de latéralité à droite ou à gauche. Elles se traduisent pour les malades par une diplopie négligeable dont le caractère est de ne pas se modifier dans les différentes directions du regard au contraire de ce que l’on rencontre lorsque l’innervation d'un seul muscle est lésée.

Leur fréquence est mise en doute par Marquézy qui les trouve exceptionnelles dans la sclérose en plaques à l'encontre de Parinaud et de. Uthoft qui les estimaïent fréquentes. Lagrange et Marquézy dans leur statistique en trouvent 3 cas sur 52 malades alors que pour Uthoff la proportion en est de 20 + C'est aussi l'opinion de Veller pour qui ces troubles de la motilité

existent dans 20 % des cas ; De même Barré, de Strasbourg, a trouvé des paralysies associées une dizaine de fois sur quarante cas examinés.

Les différences d'appréciation tiennent peut-être à ce fait que Parinaud, Uthoff, Velter et Barré font entrer dans leurs statistiques toute limitation du regard latéral, toute excursion incomplète du globe alors que Lagrange et Marquézy les rejettent, pour n’y faire entrer que les paralysies totales car, disent-ils, s'inspirant d’un travail de Velter, « ce serait confondre sous la rubrique de paralysie associée, des troubles oculo-moteurs qui ne sont pas paralvtiques, mais tirent leur origine des altérations du mécanisme nerveux de la régulation du tonus musculaire ».

B. — Le nystagmus et les secousses nystagmiformes apparaissent fréquemment dans la sclérose en plaques : 10 % d’après Heine, 58 * pour Uthoff, 70 % pour Friedmann et 60 d’après Marquézy.

Le type du nystagmus vrai, le tremblement continu du globe oculaire s’exagérant dans certaines positions du regard est des deux, le plus rare (10 % d’après Heine).

Beaucoup plus fréquentes sont les secousses nystagmiformes qui font défaut quand l’œil est au repos et apparaissent au contraire dans les positions extrêmes du regard.

Il convient d’ailleurs de noter que tous les auteurs ne font pas entrer dans le cadre du nystagmus vrai ces secousses nystagmiformes et, pour Velter, alors que le

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