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Que dis-je? il fait rage ‘surtout dans la Commission biblique, c’est-à-dire chez ceuxlà même qui auraient dû montrer l’inanité des prétentions de la science laïque (1).
Paul Sabatier «si caressé par certains mem-
Unione diocesana, 1 franc, et dans toutes les librairies d'Italie], Mandement pour le Carême de 1906) — que tous les pays civilisés s’acheminent vers la séparation des églises et de l'Etat, comme vers un régime qui, demain, sera le seul possible; et le vaillant évêque estime qu’au lieu de le maudire, il vaudrait mieux s’y préparer et le préparer. Or voicique l’Osservatore Romano, du 1% mars, apporte la lettre des évêques de la Lombardie, désavouant la pastorale de leur collègue de Crémone, et la réponse que leur fait Pie X, déplorant le « poison homicide de certaines doctrines qui ne pourront jamais être acceptées par l'Eglise », et promettant de sévir.
(1) Les zelanti de la droite avaient donc raison, quand ils regardaient la création de la commission comme une des nombreuses erreurs du dernier ponüficat. Les discussions, il est vrai, sont secrètes ; elles se déroulent, protégées par un secret terrible, le secreto pontificio ; mais c’est déjà trop, selon eux, que certaines questions soient posées : « L’Eglise, disent-ils, n’a-t-elle pas vécu glorieuse depuis de longs siècles, sans qu'on se soit mis en souci pour répondre aux sottes curiosités de quelques esprits qui se croient des savantset qui ne sont en réalité que des orgueilleux ? »
bres du jeune clergé » (1), est responsable d’une partie des maux qui fondent sur l'Eglise. Il y a même, paraît-il, une malfaisante hérésie quis’appellele subjectivisme sabatérien (2)! Le célèbre écrivain Fogazzaro, le P. Tyrrell, l'abbé Murri avec sa pléiade de journaux, abbé Buonaiuti, professeur au séminaire pontifical de l’'Apollinaire — je cite pêle-mêle — seraient mes complices ! Je ne me croyais pas aussi dangereux. Si les bons pères n’étaient pas emportés par leur zèle et leur fougue, ils comprendraient que le veilleur qui annonce Paurore — espoir des uns, effroi des autres — n’a pas de baguette magique pour ouvrir les portes au char du soleil.
La Civilla a la bonté de signaler à l’attention un prêtre, M. Pabbé Dimnet, qui serait, lui aussi, entaché de la fameuse hérésie (3). Je
(1) Givilta, p. 261.
(2) Soggeltivismo Sabatieriano, dit la Civilla, p.268.
Soggestivismo Sabbatteriano, disent d’autres. Voilà de quoi nous rendre perplexe !
(3) Civilta, p.264 et suiv. Le livre de M. Dimnet a pour titre : La pensée catholique dans l'Angleterre contemporaine (in-12 de xxxur1 et 312 pages).
M. Dimnet connaît sans doute mieux l’Angleterre
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n’avais pas songé à le mentionner, pour la
bonne raison que si j'avais dû consacrer quelques lignes à tous les prêtres de Paris façonnés aux méthodes nouvelles, j'aurais dû tripler la longueur de cette brochure.
. La Givilla incrimine un volume de lui, qui
que Rome. Il ignore par exemple le principe essen
tiel de l’apologétique intégrale, qui est de n’accepter la lutte qu'avec les contradicteurs qu’on pourra terrasser. Quant aux autres, ils n’existent même pas. Envoyez un manuel de dévotion quelconque à l’Osservatore Romano, il lui consacrera quelques aima-
bles lignes d’éloges dans sa Bibliografia, ou tout au .
moins une mention dans le paragraphe où il donne l’énumération des livres déposés dans ses bureaux. Envoyez-lui les livres de Loisy, rien ne paraîtra. Renouvelez l’envoi. Récommandez-le, en pensant que peut-être il ya eu quelque erreur postale. Peine perdue. Silence de mort, Cette méthode apologétique a reçu un nom : elle s’appelle la conspiration du silence. Elle tue, mais on pourrait se demander qui elle tue, ceux qui l’organisent ? ou ceux contre qui elle est organisée ?
M. Dimnet ne la pratique à aucun degré; de là le scandale qu’il soulève: N’a-t-il pas l’audace de parler quelque part (p. xv) de la paresse coupable qui fait le danger des petits livres de M. Loisy, « si utiles pour une bonne volonté éclairée, si désastreux pour une foi ébranlée, peu soucieuse de se raffermir ».