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par une dose faible (1/4 de ce) et on augmente progressivement. A la fin du traitement, l’état est notablement amélioré, les douleurs ont disparu, la masse épididymaire a considérablement diminué.
En août 1932, l’épididyme était preque normal, et en septembre, seule persistait une légère induration au niveau de la queue de l’organe.
OBSERVATION LI (D° Ch. Motz)
M... clicheur, 25 ans, consulte à l'Hôpital Saint-Louis pour épididymite droite. j
Dans ses antécédents, blennorragie trois ans auparavant, rapidement et complètement guérie; otite depuis de nombreuses années suppurant par intermittences.
Le début de l’épididymite s’est manifesté par de petits frissons, quelques douleurs au niveau de la région épididymo-testiculaire droite, irradiant le long du cordon et dans la région lombaire correspondante.
L’épididyme est augmenté de volume dans sa totalité et présente un noyau important au niveau de la queue. [Il est de consistance dure, bosselée, légèrement douloureuse au palper. Un sillon net le sépare du testicule qui est un peu augmenté de volume; pas d’hydrocèle vaginale, légère funiculite, canal déférent normal. Pas de sécrétion uréthrale. Prostate et vésicules séminales normales au toucher.
Les urines sont claires dans les deux verres. Les urines prélevées par sondage ne décèlent ni leucocytes, ni germes visibles; la culture des urines laisse pousser du staphylocoque.
La sécrétion prostatique montre de nombreux leucocytes; la culture est positive pour le staphylocoque.
On pratique une série d’injections de vaccin antistaphylococcique Pasteur; lamélioration étant légère,
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nous avons décidé d'intervenir et d’avoir la confirmation de notre diagnostic par la culture de la pièce opératoire.
Au cours de l'intervention, on constate que le testicule est normal, mais la queue de l’épididyme est triplée de volume. Elle est réséquée.
La culture des fragments de la pièce donne du staphy- Jocoque pur. L'examen anatomo-pathologique montre une infiltration inflammatoire diffuse, interstitielle avec intégrité relative des tubes épididymaires. Pas de lésious tuberculeuses.
OBSERVATION IV (D'R. Gouverneur)
M. G..., 47 ans. En juillet 1932, anthrax de la nuque, et, en septembre 1932, le malade se met à souffrir légèrement dans la région du testicule gauche, avec irradiations le long du cordon. Les urines sont claires, aucun antécé<dent de tuberculose.
La réaction de Bordet-Wassermann est négative. A l'examen, le testicule est normal. Du côté gauche, l’épididyme est doublé de volume, dur, sensible, sans nodosités. Le cordon est un peu gros, mais le canal déférent est normal, ainsi que la prostate.
Bien que nous pensions à une épididymite staphylococcique, et surtout dans le désir de vérifier notre hypothèse, sous anesthésie locale, nous pratiquons une épididymeciomie pour examiner la pièce et en faire la culture. Les suites opératoires sont simples.
À l’examen de la pièce, le tissu se compose d’un tissu conjonctivo-musculaire lisse, fibreux, avec légère infiltration subaiguë, à type lympho-plasmocytaire. Aucune image permettant de penser à la tuberculose. La culture de la pièce a décelé la présence de staphylocoques blancs.