‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 108 sur 139 · VII. — AUTRES AFFECTIONS POUVANT ÊTRE RENCONTRÉES · texte numérisé non relu

VII. — AUTRES AFFECTIONS POUVANT ÊTRE RENCONTRÉES

De nombreuses autres affections peuvent être ren-contrées ; nous ne signalerons parmi elles que les syndromes médiastinaux. Leurs symptômes fonctionnels pulmonaires sont en effet importants, ils peuvent être au premier plan. L’examen radiologique, en montrant une opacité empiétant sur un champ pulmonaire, peut paraître confirmer le diagnostic de tuberculose.

Ainsi, par exemple, Ameuille a rapporté le cas d’une malade ayant fait une bronchite en 1922, et qui, depuis, subissait des accès de toux pénible sans expectoration, avec, parfois, dyspnée légère. L’auscultation ne montrait que quelques ronchus dans les deux poumons. La radiographie, en position oblique, mettait en évidence une opacité paraissant bien limitée, encapsulée, se détachant nettement du champ pulmonaire. Cette masse était mobilisée au moment de la toux, attirée vers la région cervicale pendant la déglutition, et mobilisée également par la palpation profonde du creux sus-claviculaire. Sur la face latérale du cou, la palpation montrait une hypertrophie du lobe droit du corps thyroïde. Il s’agissait donc d’un goitre plongeant. Or, le diagnostic de tuberculose du sommet droit avait été porté, et, depuis 5 ans, la malade faisait chaque année une cure d’altitude.

De tels exemples pourraient être multipliés ; nous

-avons entendu citer entre autres le cas d’un anévrysme du tronc brachio-céphalique (Docteur Trocmé), et celui d’un diverticule de l’œsophage, observés en sanatorium. Ces cas soulignent l’importance des syndromes médiastinaux et les erreurs auxquels ils ex-

posent.

III. — MALADIES SIMULANT LA TUBERCULOSE PULMONAIRE UNIQUEMENT PAR DES Sl- GNES GENERAUX.

Dans ces cas, les examens bactériologique, radiologique, stéthacoustique sont négatifs ; seules des manifestations générales attirent l’attention.

Ces affections ne manquent pas d’intérêt mais nous les avons exclues du cadre de cette étude, aussi nous n’en ferons qu’une brève énumération, principalement d’après Giraud :

1° Endocardite d’Osler : l’association de fièvre, pâleur et amaigrissement peut causer l’erreur. Nous ne reviendrons pas sur les signes qui permettent le diagnostic. Notons simplement l’importance de cette affection ; plusieurs cas observés à Hauteville nous ont été communiqués par les Docteurs Brette et Bonafé.

2° L’hyperthyroïdie et les formes frustes de la maladie de Basedow peuvent prêter à confusion lorsque l’exophtalmie est peu nette, n’attirant pas l’attention ou manque complètement.

3° De nombreuses affections digestives : ulcus gastro-duodénal, ptose gastrique ou jéjuno-iléale peuvent

s'accompagner de douleurs inter-scapulo-vertébrales pouvant être à l’origine d’erreurs de diagnostic.

De même l’appendicite chronique donnant parfois amaigrissement, fièvre et asthénie.

4° Plusieurs affections gynécologiques (salpingite, métrite) peuvent entraîner les mêmes symptômes (amaigrissement, fièvre et asthénie).

5° La colibacillose a également pu assez fréquemment entraîner l’erreur par les mêmes symptômes.

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