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La granulie syphilitique est d’existence indiscutable, mais rare ; elle est encore mal connue. La symptomatologie semble analogue à celle d’une granulie tuberculeuse, dominée par la dyspnée et la cyanose.
La broncho-pneumonie aiguë syphilitique est également très rare: les signes fonctionnels sont bruyants, l'examen met en évidence un foyer d’hépatisation, localisé habituellement à la partie moyenne du poumon et qui ensuite s’excave. L’évolution est rapidement mortelle en l’absence d’un traitement spécifique.
Le diagnostic de ces formes aiguës est toujours ‘extrêmement difficile ; il ne peut être fait qu’après élimination de la tuberculose et grâce à la coexistence d’autres signes de syphilis.
‘2° FORME SIMULANT LA TUBERCULOSE CHRONIQUE : FIBRO- CASÉEUSE OU FIBREUSE.
Les signes fonctionnels par lesquels se manifeste cette forme sont analogues à ceux de la tuberculose pulmonaire : toux, expectoration muco-purulente, hémoptysie, fièvre.
L'état général est habituellement bien conservé mais cette règle classique est sujette à de nombreuses exceptions ; dans certains cas, l’altération de l’état général est très prononcée, parfois même elle est extrême.
La radiographie montre une atteinte pulmonaire de topographie variable et d'aspect pseudo-tuberculeux, l’aspect nodulaire ou fibro-nodulaire est fré-
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quent, il a été rencontré dans deux de nos observations; un autre aspect souvent observé est celui de: sclérose apexienne.
Les lésions peuvent également revêtir une topographie lobaire simulant les lobites tuberculeuses,. localisées à n'importe quel lobe même aux lobes supérieurs. Il s’agit d’une opacité homogène, parfois un peu nuageuse.
3° FORME CAVITAIRE.
Il peut se produire au sein d’une atteinte syphiliti-que pulmonaire des pertes de substance dont le diagnostic sera extrêmement difficile avec les cavernes tuberculeuses.
L'aspect radiologique sera tantôt celui d’une ulcération isolée de petit volume en général à contour régulier et bien dessiné, tantôt celui d’une zone in-filtrée, plus irrégulière, creusée d’une perte de substance en son centre.
Ces cavités sont dues à l’ulcération des gommes pulmonaires. Celles-ci, à d’autres stades de leur évolution, donneront des aspects radiologiques différents :
— à la phase de début, il s'agira d’une opacité arrondie homogène, intense, à contour régulier et bien dessiné, siégeant en plein parenchyme pulmonaire ;
— à la dernière phase on ne trouvera plus qu’une: image cicatricielle de petit volume nodulaire ou étoilée.
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Il faut signaler l’action particulièrement nette et rapide du traitement spécifique sur les gommes pulmonaires ulcérées ou non.
On peut également rencontrer des syphilomes ;. masses volumineuses à contours assez irréguliers, pas absolument homogènes, dont un certain nombre de cas ont été rapportés.