RECHERCHE DE LA SYPHILIS OU PREUVE DE LA SYPHILIS
Cette recherche doit se faire par l'étude des anté cédents, l'examen clinique complet et la pratique des réactions humorales.
a) L’étude des antécédents héréditaires collatéraux et personnels doit toujours être faite attentivement ; elle pourra fournir soit la certitude de la sy-
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philis, soit une présomption qui demandera à être confirmée par d’autres recherches.
b) L’examen complet du malade, à pratiquer dans tous les cas, pourra montrer des signes évidents ou probables de syphilis. Nous ne décrirons pas toutes les anomalies qui pourront être rencontrées, signalons simplement que, dans notre observation n° I la malade présentait des gommes des jambes, une légère hépatomégalie et une déformation ogivale de la voûte du palais.
c) La recherche des réactions humorales de la syphilis apportera également un gros appoint au diagnostic. Cette recherche sera pratiquée chaque fois que l’on soupçonnera la syphilis. Mais des réactions négatives ne peuvent en aucun cas éliminer le diagnostic de syphilis pulmonaire.
Dans un cas de Dufourt, un malade à antécédents syphilitiques certains, présentait une ulcération parahilaire droite. Tous les examens de crachats étaient négatifs y compris l’inoculation au cobaye. La réaction de Bordet-Wassermann était négative, cependant un traitement spécifique amena rapidement une guérison complète.
On ne saurait mieux illustrer l’importance de l’études antécédents, de l’examen clinique et humoral qu’en rappelant l’observation du malade de Rolland, Aubin et Oppenot ; ce malade avait présenté de nombreuses années auparavant une cécité presque complète guérie par des piqûres, puis des troubles auriculaires internes. En 1933, on découvrit une atteinte pulmonaire : invasion nodulaire bilatérale, s’étant
compliquée ultérieurement de pleurésie gauche. Les. antécédents n’avaient pas été recherchés, et deux cures sanatoriales furent pratiquées sans aucun résultat (tous les examens des crachats étaient négatifs). UItérieurement les antécédents attirèrent l’attention, un examen auriculaire montra une labyrinthite syphilitique, la réaction de Bordet-Wassermann pratiquée dans le sang fut positive ; un traitement spécifique amena une guérison rapide.