II. — SPOROTRICHOSE PULMONAIRE
La localisation la plus fréquente de la sporotrichose est la localisation cutanée, sous forme de gommes, disséminées ou localisées, à la période de crudité, de ramollissement ou d’ulcération. Dans d’autres cas, à la faveur d’une lésion cutanée, porte d’entrée du parasite, le sporotrichum envahit les vaisseaux lymphatiques, donnant un cordon lymphatique parsemé de gommes.
La sporotrichose peut également, plus rarement, envahir les muscles et les os, ou même le pharynx.
La localisation pulmonaire est rare, presque toujours secondaire à une lésion cutanée ou muqueuse, porte d’entrée du parasite. Elle se traduit par l’existence d’une pneumopathie d’évolution chronique avec signes de condensation ou de ramollissement pulmonaire. L’image radiologique la plus habituelle semble une masse opaque bien limitée, intra-parenchymateuse.
L'examen direct du pus des lésions cutanées ou de l’expectoration fraîchement émise ne montrera habituellement rien d’intéressant. Maïs leur ensemencement sur gélose de Sabouraud, fera apparaître du quatrième au douzième jour des colonies dont le simple aspect macroscopique est pathognomonique (les tubes étant laissés à la température du laboratoire).
Si cette recherche est négative on pourra pratiquer la sporo-agglutination qui est positive jusqu’au 1/400° en moyenne. Le sérum des sujets alteints d’actinomy-
cose ou de muguet agglutine également les cultures de Sporotrichum, mais le taux ne dépasse pas 1/150°.
En pratique, le diagnostic de sporotrichose pulmonaire se pose sur la coexistence d’une atteinte pulmonaire chez un sujet ayant des lésions cutanées sporotrichosiques. Le diagnostic pourra être confirmé par les bons effets du traitement ioduré qui est en géné-
ral très efficace.