‹ A propos de quelques cas de Méningites puriformes aseptiques, aiguës, bénignes, cryptocogénétiquesChapitre 12 sur 18 · LATE · texte numérisé non relu

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d'emblée lymphocytique (obs. VI) et les auteurs scandinaves Andersen et Wullf, cités par E. Lesné et Y. Bocquien, ont observé « 27 cas de M. L. C. où il y eut des lymphocytes du début à la fin de la maladie ».

Ces modifications cytologiques semblables du liquide céphalo-rachidien : polynucléaires non altérés, auxquels succède une lymphocytose modérée dans les méningites puriformes aseptiques cryptogénétiques ; polynucléose modérée, de polynucléaires intacts, soulignons-le, auxquels font place des lymphocytes en nombre plus ou moins élevé dans les méningites lymphocytaires curables — ajoutées à des modifications chimiques voisines — l’albumine est en règle peu abondante, le glucose est généralement peu modifié dans les méningites lymphocytaires curables (Lesnéet Bocquien) — continuent donc la parenté clinique des deux affections : même début brutal, syndromes méningés comparables pouvant parfois s’accompagner d’éruptions diverses ; syndromes méningés dont la résolution est rapide, la guérison habituelle, l’absence de séquelles la règle.

On se rend compte, d’une part, combien schématique apparaît donc la classification entre méningites lymphocytaires curables à prédominance lymphocytique et les méningites puriformes aseptiques cryptogénétiques à prédominance polynucléaire.

N’est-il pas permis de supposer d’autre part que les formes à début lymphocytaire des méningites puri-

formes aseptiques peuvent prendre place entre les

formes habituelles des méningites lymphocytaires. curables et celles plus-rares où le début est d'emblée lymphocytique (obs. VI) ou celles, qui comme l'ont observé Andersen et Wullf, se traduisent du début à la fin par une lymphocytose pure.

Ne peut-on en déduire que les processus infectieux sont les mêmes dans les deux affections ou plutôt que certains cas rangés dans le groupe des méningites. puriformes aseptiques cryptogénétiques et certains cas du groupe des méningites lymphocytaires curables sont de nature voisine. Nous reviendrons d’ailleurs sur cette intéressante question au chapitre des considérations étiologiques.

Il reste à savoir pourquoi la polynucléose serait de plus ou moins grande abondance. Question de terrain : peut-être ; de virulence, de pouvoir toxique de l’agent pathogène, c'est possible : nous soulignerons à ce sujet -—, peut-être n’est-ce que coïncidence, le nombre d'observations de méningites puriformes aseptiques parvenues à notre connaissance étant peu élevé — que dans les méningites lymphocytaires curables «la fièvre peut atteindre 3805 ou 399 » ; dans les observations que nous citons la température est le jour de l’entrée à l’hôpital de 4o°, 3908, 3901, 39°8,

Si ce n’était pas pure coïncidence, la température qui traduit excellemment l'intensité d'un processus infectieux permettrait de préjuger d’une réaction de défense plus marquée, dans le cas d’un organisme résistant eten particulier d’une polynucléose plus élevée.

Le Note

Il resterait encore à savoir pourquoi la polynucléose est nulle dans le cas cité par Andersen et

Wüallf. N'ayant à son sujet aucun renseignement cli-

nique, il nous est impossible d'émettre la moindre- hypothèse. -

Observations.

‘Observations citées lors de la leçon clinique faite le 19 mars à l'Hôpital des Enfants-Malades par le Professeur Nobécourt, in Journal des Praticiens du 3 juillet 1939.

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