‹ A propos de quelques cas de Méningites puriformes aseptiques, aiguës, bénignes, cryptocogénétiquesChapitre 17 sur 18 · HAE TO · texte numérisé non relu

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thrombo-phlébite suppurée ou d’abcès du cerveau. En pareil cas d’ailleurs, l’asepsie du liquide n’est que temporaire ; il ne faut pas au moindre soupçon hésiter à faire appel au spécialiste.

Etude des processus physiopathologiques.

L'anatomie pathologique dont la réalité objective est si fréquemment pleine d’enseignement pour l'orientation des recherches étiologiques, ne livre aucun secret du fait de la bénignité des cas observés qui échappent ainsi à son investigation. C’est donc à l’étude des modifications du liquide céphalo-rachidien, les seules suggestives et de constatation aisée, qu'il nous faut revenir pour élucider les processus physiologiques.

Les modifications du liquide céphalo-rachidien : exsudation et afflux leucocytaire « de polynucléaires normaux analogues à ceux du sang » (Widal) permettent de préjuger de l’état inflammatoire des méninges : congestion et œdème avec diapédèse des leucocytes dans la cavité sous-arachnoïdienne.

Widal et Philibert ont émis l’hypothèse que « l’excès des polynucléaires peut simplement provenir de l’'hyperhémie excessive des tissus sous-jacents ; que dans les épanchements puriformes aseptiques à polynucléaires intacts des méninges, c’est par diapédèse que les éléments blancs sortent des vaisseaux ». Modifications méningées liées à des modifications de

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même ordre de la corticalité cérébrale : la réaction méningée se produisant par un processus analogue à la réaction pleurale accompagnant ou masquant la congestion pulmonaire de la corticalité dont la clinique infantile est si riche d'exemples ; on voit pour la localisation méningée ou juxta-méningée des processus inflammatoires, tout le bénéfice que l’on pourrait retirer de ces examens histologiques. |

Quoi qu’il en soit, la diapédèse, phénomène actif, réaction de défense, suppose un agent pathogène, qu’il soit particulier aux méninges ou localisé dans leur voisinage ou à distance. Ajoutons que si ce peut être un germe dès à présent connu et dont on méconnaît l’existence — cas de méningite cérébro-spinale évoluant sans présence de germes dans le liquide céphalo-rachidien ou cas d’une infection générale à laquelle on ne sait pas encore rattacher la réaction méningée, — si ce peut être un germe connu et de virulence atténuée ce peut être aussi, et les données biologiques actuelles commandent dene pas l'oublier, « des invisibles pathogènes, infra-microbes qui sont si parfaitement adaptés au milieu animal vivant que pour la plupart ils ne se montrent plus capables de se développer sur les milieux artificiels, même sur ceux que leur composition rapproche le plus de la substance des tissus ; certains peuvent encore restituer en culture la forme bactérienne ancestrale mais dépourvue de virulence ; le plus grand nombre, les plus évolués, ne le peuvent pas et il est infiniment probable que nul progrès de la technique ne pourra

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