V. — DIAGNOSTIC CLINIQUE
Suivant que les phlegmons de la cavité prévésicale se manifeslent par des signes fonctionnels comme au début des formes aiguës ou par la présence de Ja tuméfaction hypogastrique, le diagnostic doitse poser d’une façon différente.
Quand les signes fonctionnels prédominent, de deux choses l'une : ou bien l’on sait qu’antérieurement le malade était atteint d'une affection intestinale, génitale ou urinaire, ou bien la maladie a eu un début brutal, soudain, le passé pathologique restant inconnu.
Dans le premier cas, en présence des phénomènes douloureux, de l'état gastrique, de la fièvre on est porté à penser soit à une péritonite si le malade avait une affection intestinale, soit à une infection urineuse ou a une pyélonéphrite ascendante s’il s’agit d’un urinaire. Le malade dont nous rapportons l'observation était arrivé à l'hôpital avec un diagnostic de péritonite basé sur l'intensité de la douleur, sur le siège péri et sous-
ombilical de cette douleur, sur la rapidité etla peti-
— 78 — ‘ Rue tesse du pouls, sur le facies. Ce diagnostic paraissait doutant plus plausible que la plaie périnéale était profonde, infectée par un objet contondant: qui, s’il n’avait pas atteint l’anus, avait pénétré très près de lui. Il était permis de penser à une déchirure rectale haut située, hors de portée du doigt et ayant intéressé le cul-de-sac vésico-rectal.
Dans tous les cas où la maladie éclate chez une personne en état de santé en apparence satisfaisant, le diagnostic est très difficile. On pourrait passer en revue tous les'syndromes douloureux abdominaux, tous peuvent induire en erreur. C’est à une crise appendiculaire, à une péritonite par perforation, parfois à une occlusion intestinale, à une intoxication alimentaire grave, que l’on pense. Chez la femme le champ est encore plus vaste à cause de la fréquence des affections pelviennes, torsion de kystes ovariens ou de poches salpingiennes, pelvipéritonites ou salpingites à forme aiguë. |
C'est l’examen local qui, dans ces cas, peut éclairer, il doit être minutieux et il ne faut jamais manquer de faire un toucher rectal ou vaginal. Ce n’est que par élimination que l’on peut arriver à un diagnostic définitif.
Au stade de tumeur l’erreur semble plus difficile.
Les tumeurs de la cavité de Retzius, ont, en effet, des caractères physiques et et fonctionnels très nets que l’on retrouve presque identiques dans toutes les observations. |
A l'inspection l’abdomen est soulevé par une tumé-