‹ A Propos de Quelques Cas de Streptococcémies Terminées par la GuérisonChapitre 7 sur 20 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La notion de streptococcémies terminées par la guérison n’est évidemment pas une découverte, mais le temps n’est pas encore très loin où la constatation du streplocoque dans le sang impliquait un pronostic mortel.

En 1893, Ettlinger, après avoir rassemblé un certain nombre d'infections chirurgicales, conclut à la terminaison fatale, dans tous les cas où on décèle le streptocoque. |

La sévérité de telles déductions vient de ce fait, qu’à l’époque, l’hémoculture n’était pratiquée que dans les cas très graves, presque toujours mortels.

En 1894, Petruschki observe 14 fièvres puerpérales. h cas sont mortels. Sur ces 4 cas, il trouve 3 fois du streptocoque ; 10 cas aboutissent à la guérison et chez 5 d’entre eux, il isole du streplocoque.

Cette notion de la présence du streptocoque, non seulement dans les cas mortels, mais aussi dans les cas favorables, tend alors à se faire jour peu à peu, mais il faut arriver jusqu’en 1904 pour la voir vraiment se généraliser.

Par sa thèse « L'ensemencement du sang pendant la

vie », Monsieur le Professeur Lemierre modifie ces conceptions. Après avoir pratiqué un grand nombre d’hémocultures dans des infections streptococciques de gravité différente, il montre qu’on rencontre le sireptocoque aussi bien dans les affections bénignes que dans les affections mortelles. |

Il prouve ainsi que les conclusions d’Ettlinger sont 1rop absolues et que la présence du streptocoque dans le sang ne doit pas toujours faire porter un pronostic fatal.

Et depuis, la pratique de l’hémoculture devenue cou- : rante, n'a fait que confirmer ces conceptions. C’est un nouvel appoint que nous apportons par la réunion des observations de ces streptococcémies qui toutes se sont terminées par la guérison.

Nous verrons que ces formes curables peuvent se présenter sous des allures cliniques tout à fait différentes, sous des formes aigues de durée moyenne, sous des formes prolongées ou sous des formes latentes ou éphémères.

En comparant ces observations, nous essaierons d’en tirer quelques déductions au point de vue du pronostic, et nous verrons qu’en présence d’une septicémie à streptocoque, il est difficile d’en établir un.

Nous retiendrons cependant que, si la présence du streptocoque constitue un signe de gravité, elle n’est pas un indice de terminaison fatale. Et en présence d’une streptococcémie, quelle que soit son étiologie, quelle que soit sa forme clinique, quelles que soient ses complications, quel que soit le type du Streptocoque en

Page 1