‹ A propos de quelques cas de TétanosChapitre 7 sur 13 · unités le lendemain. Tous les jours il prend du · texte numérisé non relu

unités le lendemain. Tous les jours il prend du

chloral dont la dose varie de 10 à 5 grammes suivant son état. Il reçoit à nouveau au cours de son hospitalisation 14 cc. d'anatoxine en 3 injections.

Il a présenté plusieurs crises généralisées de contractures en orthotonos qui n'étaient pas d’une particulière violence. Il sort guéri le 22 mai 1943, mais accusant toujours une douleur au niveau de D 5. = “At

e OBsERYATION N° 5

L'enfant D..., âgé de trois ans, du centre d'élevage de Milly, est envoyé à l'hôpital de Corbeil, service de médecine, le 11 juillet 1942, pour tétanos. ne

On ne possède malheureusement pas de renseignement sur de mode de début de la maladie, maïs les signes cliniques présentés à son entrée par cé petit malade sont suffisamment éloquents par eux-mêmes.

On se trouve en présence d’un enfant un peu cyanosé,

ne cessant de geindre et présentant une contracture, généralisée. Les muscles masticateurs tendus collent le maxillaire inférieur contre le supérieur au point qu’on ne peut l'abaisser ; les commissures labiales, les ailes du nez paraissent relevées ; des rides barrent le front ; la tête inclinée en arrière est immobile sur le tronc ; le ventre est un peu déprimé ; les membres inférieurs sont en extension. Des crises généralisées de contractures surviennent au cours de l'examen et à l’occasion de bruits divers. On ne parvient pas à trouver de plaie, même minime, qui laisse supposer l'existence d’une porte d'entrée cutanée du bacille de Nicolaïer. L'enfant, dyspnéique, devient cyanosé au moment de ses crises. On ne peut l'alimenter par la

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bouche. Le thermomètre montre une HD DETA HAN à 39°6 et le pouls est à 135.

À son entrée, on lui fait 80.600 unités de sérum antitétanique par voie sous-cutanée ét trois grammes de chloral en lavement.

Le lendemain, même état : les crises de contractures sont un peu moins fréquentes ; le cœur rapide est irrégulier. On lui injecte sous la peau. 40.000 unités de sérum antitétanique et du sérum glucosé. Il prend trois grammes de chloral par voie rectale. La température passe de 39°1

de matin à 39°7 le soir.

Le 13 juillet, on refait la même thérapeutique ; les signes cliniques deviennent plus graves, bien que la température à 39°7 le malin tombe à °38°9 le soir. Notre petit malade meurt au cours de la nuit.

Mme S...,w28 ans, habitant Vert-le-Petit, avait un retard de règles de 3 mois environ quand, le 8 juillet 1942 elle fait une hémorragie utérine avec expulsion de débris placentaires et fœtaux. Cette hémorragie diminue au cours des jours qui suivent ; la température reste normale. Quelques jours plus tard, le 13 juillet, le médecin demande en passant des nouvelles de sa malade. « Elle va bien, dit son mari, Mais ‘lle a une rage de dents, elle est gênée pour ouvrir la bouche et manger. » Le médecin constate. l'existence d’un trismus discret, pense à la possibilité d'un début de tétanos post- -abortum. Elle entre le jour même à Jhôpital de Corbeil, service du Docteur Goidin.

La malade reçoit 1 ce. d’anatoxine tétanique, 60.000 unités de sérum antitétanique par voie sous-culanée, et so cc. d’une solution d'alcool à 33 % par voie intra-veineuse. On fait un cureitage et elle reçoit à nouveau 120.000 unilés par des voies intra-musculaire, intra-veineuse et intra-rachidienne. On fait ensuite une infiltration des ligaments larges avec 4o ce. de Duna-caïne.

Le lendemain, la température imonte à 38° ; le tris-

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mus est net et empêche les mouvements du maxillaire inférieur , le facies montre l'existence permanente d’un rire sardonique. Devant ces signes, on décide de faire une hys-

térectomie totale (Mickulickz) Ce jour-là, on injecte à la

malade :

e Lé r l (d r — 80.000 unités de sérum par voie sous-cutanée ; — 60.000 » » intra-musculaire ; — ho cc. d’une solution d'alcool à 33 % par voie intraveineuse.

Le 15 juillet, les signes s’aggravent : les contractures gagnent Le cou, les épaules et les membres inférieurs. Des crises généralisées de contractures apparaissent ; la température atteint 38°5 le soir. On fait ce jour-là :

— 60.000 unités de sérum par voie intra-musculaire ;

— 20.000 » » intra-veineuse ;

; 1 ë de 0.000 : DENTS » . intra-rachidienne:; — 20 cc. d'une solution d'alcool à 33 % par voie intra-veineuse, et deux infiltrations splanchniques (D et 2) avec 20 cc. de Duna-caïne.

Le 16 juillet, les signes cliniques sont ceux d’un téla-

nos aigu généralisé ; la température à 38°6 le matin, at-

teint 38°9 le soir. On fait : x S —— 0.000 unités de sérum par voie intra-veineuse ; — {0.000 » » intra-musculaire — 80.000 » » intra-rachidienne

en deux fois, sous anesthésie générale au chloroforme.

La malade meurt dans la nuit. Elle avait reçu au total 620.000 unités de sérum antitétanique (310 cc.).

L'examen histologique d'un fragment de corne utérine gauche pratiqué au laboratoire d'anatomie patholosique de la Faculté a donné le résultat suivant : « fragment de myomètre qui porte en surface un peu de muqueuse normale puis une ulcération remaniée par une inflammation suppurée importante. On ne voit pas de placenta, ni de cadu-

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que, mais une réaction gravidique du myomètre avec nombreuses cellulés intra-murales et nécrose fibrinoïde des parois vasculaires. L’inflammation demeure superficielle, sans abcès du myomètre, sans fusées purulentes profondes. La gravidité est certainement interrompue depuis peu, ‘ puisque la réaction utérine vis-à-gs de l'œuf subsiste. I] n'est pas possible de faire le diagnostic de tétanos sur des coupes histologiques mais on peut affirmer qu'il y a endométrite suppurée intense ».

OBsERvATION N° 3

Mile T..…., 68 ans, habitant Mennecy, est envoyée à l'hôpital de Corbeil, service du Docteur Caby, le 3r juillet . 1912, pour tétanos. À son entrée, la malade ne présente que du trismus et un peu de raideur, la température est à 379. Elle se serait piquée au niveau d’un doigt 15 jours avant, mais on ne trouve pas trace de celte piqûre. On lui fait r cc. d’anatoxine tétanique et 150.000 unités de sérum antitétanique. “AL

Le lendemain, la température reste entre 38° et 39°. La malade reçoit: . PRRre — 120.000 unités de sérum antitétanique par voie

sous-cutanée ;

— 40.000 unités de sérum antitétanique par voie intra-rachidienne ; — deux litres de sérum physiologique (salé et gluax cosé) ; : i — 90 cc. d'alcool à 33 % ; à — 12çcc. de Narcosol ; — 12 grammes de chloral en suppositoires.

Le 2 août, la température passe de 38°8 à 40°. On refait : ae

— 40.000 unités par voie IR. Pass

— 80.000 unités par voie S.C.

or As

— la même thérapeutique adjuvante que la veille, plus des toni-cardiaques.

Le 3 août, la température atteint 40°3 et Ja malade meurt dans la journée. | És

Mme. B.., 65 ans, -Vert-le-Petit, présente depuis 4 jours un trismus avec dysphagie attribuée à une angine. Vue par son médecin le 7 août ro42, elle est envoyée le 8 -+ à la clinique Saint-Léonard, à Corbeil, pour: tétanos. "010

A son entrée, elle présente ‘un trismus net avec dys- 13 phagie, raideur de la nuque et; de temps en temps, quel-ques douleurs dorsales ; la température est à 38°. La porte . d'entrée du-bacille est vraisemblablement un petit kyste sébacé de la région frontale du êuir chevelu : kyste que la malade dit avoir ouvert quelques jours avant avec une … épingle flambée. \

On lui fait de l’anatoxine et 200.000 unités de sérum antitétanique EV.,/plus du chloral. On pratique dès son entrée l’excision du kyste. Deux jours après, on lui refait 120.000 unités de sérum I.V. et tous les 4 jours deux cc. d'anatoxine. à

On constate une diminution de la raideur de la mi uque, de la dysphagie et du trismus. Malgré cette thérapeutique, 1 one ature continue à monter “régulièrement de\s/10

2/10, jusque vers le ro août, date à laquelle l'état deau subitement plus grave; la température monte en flèche:;rla respiration : devient plus difficile, et la mort se produit le 15 août.

OBSERVATION N° À s | »

M. M... , 2x ans, habitant Le Plessis-Chenet, entre à

l'hôpital ne Corbeil, service de médecine, le 26 septembre 1942, pour un tétanos dont le début apparent remonte à

la veille. Il se présente, : à son entr ée, avec un télanos généralisé accompagné de crises de contractures en opi isthotonos fréquentes causées par la moindre excitation. On apprend que 5 jours avant il a présenté un accident avec plaie cutanée dans les régions rétro-malléolaires de la jambe droite pour lesquelles il n'a pas reçu de sérum antitétanique. ER

* Son premier jour d'hospitalisation, il reçoit 150.600 os de sérum antitétanique par les voies sous-cutanée et intra-musculaire. 80.000 unités par voie intra-rachidienne en deux fois au cours d’anesthésie générale au chloroforme, 1: grammes de chloral per os et 1 cc. d'anatoxiné tétanique. Les plaies sont excisées et netloytes sérieusement. Ce jour-là, la température passe de 38°2 à 59°2

Au cours des 6 jours qui suivirent les signes cliniques restent inchangés. La température se maintient aux envi rons de 39°. Les contractures fréquentes ne cèdent qu avec le somnifène intra-veineux. On lui injecte tous les jours 100.000 unités de sérum et on lui fait prendre 4 grammes - .de chloral. Le 30 septembre, il reçoit deux centimètres cu- bes d’anatoxine tétanique.

Le 3 octobre, une Hyspues importante. apparaît ; la température passe de 41°5 à 41°8 le soir et le malade meurt dans la nuit.

OBsERVATION N°

Mme M..…, 39 ans, habitant Corbeil, entre à l'hôpital de Corbeil le 27 septembre . 194% dans le service du Docteur Goidin. Cette malade, qui a déjà trois enfants, était habituellement bien réglée, mais à son entrée elle avait un retard de règles de deux mois environ (ses dernières règles datant de 25 juillet 1942). , \

Ec 24 septembre. elle avait fait une petite hémorragie utérine suivie de: l'expulsion “de ‘débris placentaires, la : température était normale et elle ne ressentait pas de douleurs. Elle était restée ainsi nn trois jours means le

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