‹ A propos de quelques cas de TétanosChapitre 8 sur 13 · ARTE, DO · texte numérisé non relu

ARTE, DO

27 au matin, elle présente un trismus douce du maxillaire inférieur qui devient rapidement très net avec de temps en temps des paroxysmes, de la dysphagie, de la rigidité du cou et de la région lombaire. | Devant ces symptômes, on pense à un tétanos d'origine abortive, et on lui fait une hystérectomie totale avec ablation des deux ovaires sous anesthésie générale au chloroforme (4o cc.). On trouve sur la face postérieure de l'utérus une plaque verdâtre sphacélique et l’examen histologique montra par la suite les résultats suivants : « muqueuse déciduale avec lésions nécrotiques et purulentes ; infiltrats inflammatoires du myomètre sans caractères particuliers », © * Avant l'opération, elle avait reçu 80.000 tés de sé-

Tum par voie sous- cutanée et intra- -veineuse. 40.000 unités

furent ensuite administrées par voie intra-rachidienne au cours de son sommeil chloroformique. Dans la soirée, on fait une nouvelle injection sous-cutanée de 40.000 unités de sérum, ce qui porte à 160.000.le nombre d'unités reçues dâns les 9 dernières heures de cette première journée, plus 20 cc. d’une solution d'alcool à 33 %.

Le lendemain on lui injecte :

en /4 d'anatoxine tétanique ; — 240.000 unités de sérum sous- te — 120.000 ») » intra- veineux :

— 20.000 # » intra-rachidien.

Soit un total de 380.000 unités réparties dans le cours

de la journée. On ajoute à cette médication un goutte à

goutte infra-rectal d’une solution de chloral. On ne trouve pas de modifications dans les signes cliniques pré ésentés par la malade.

Le 29 septembre : «

— 160.000 unités de sérum sous-cutané ;

— 20.000 ». » intra-veineux ; , —— Une injection de 5 cc. de somnifène.

Seule, la douleur au niveau du mänillaire inférieur est moins vive. ÿ

Le 30 septembre : \

On injecte un nombre égal d'unités de sérum antitétanique et ro cc. d’une solution d'alcool à 33 ° par intraveineuse. Les contractures sont un peu moins marquées ; les douleurs ont disparu au niveau du maxillaire inférieur.

Le 1° octobre 1942, elle reçoit :

:— 140.000 unités par voie sous-cutanée ;

+) 20.000.) » intra-rachidienne ;

— {0.000 » » - intra-veineuse ;

— 2 CC. d’anatoxine tétanique ;

— 10 cc. d'alcool intra-veineux. A ae

Le 2 octobre; elle reçoit 200.000 unités réparties de la mêine façon.

Le 3 octobre : 170.000 unités dont 30.000 par voie intra-veineuse et 10 cc. d'alcool à 33 % par voie intra-veineuse. :

LA

Le 4 octobre, 00.000 unités par voie sous-cutanée.

Le 5 octobre, 200.000 unités par voie sous-cutanée et 2 ce. d'anatoxine ; deux autres injections d'anatoxine furent failes les 10 et 15 octobre. He

Au total, la malade a donc reçu 1.870.000 unités de sérum antitétanique titrant 2.000 unités par cCe., ce qui corresnond à 935 ec. de ce sérum. Les contractures ont cessé complètement ; la malade peut facilement ouvrir la bouche et s alimenter, tourner la tête et le cou. Les symptômes favorables vont aller en s’améliorant dans la semaine qui suit. Les suites opératoires furent normales ; la température ne dépasse que de peu 38° dans les jours qui suivirent les 4° et 5° injections d’anatoxine. On note également à cette période une albuminurie de 15 cgr. par litre qui met quelques semaines à disparaître. La malade sort guérie le 3 novembre 1942.

2 08 Cie

Le jeune K..., âgé de 8 ans, habitant Chevannes, en-

tre à Fhôpital de Corbeil, service de médecine, le 2 octobre 1942, pour tétanos. Il. présente depuis la veille un tétanos généralisé avec trismus, dysphagie, raideur du cou et contracture des membres inférieurs ‘en extension ; la température est à 88°. C’est avec ces symptômes qu'il se présente à son entrée. On apprend qu'il a présenté une quinzaine de jours avant une plaie minime au niveau du pied droit, plaie causée par une dent dé rateau. Actuelle-

ment, il n’en reste qu’une cicatrice complètement fermée.

. Ve HA On lui.fait aussitôt :

— 1 cc. d'anatoxiné tétanique ; — !o.ooo unités de sérum sous-cutané ;

=— 60.000: » » - intra-musCulaire ; — 20.000 » » intra-rachidien ;

ES

— / grammes de chloral ; — du sérum glucosé sous la peau.

Le lendemain, le malade est dans le même état ; la température est à 38°6 ; on fait 100.000 unités de sérum sous-cutané. sir"

Le 4 octobre, apparaissent quelques crises généralisées

de CA la température passa à 80°3; but n9d le soir. L'état générak est plus mauvais et le petit inalade meurt dans la nuit.

OBsERVATION N°

Mme V:., 31:ans habitant Vert-le-Grand, est envoyée

à l'hôpital de Corbeil, service du Docteur Caby, Je 5 mars

1013. Les renseignements fournis par le médecin peuvent être résumés ainsi :

... — pyélo-néphrite à coli-bacilles, alors que la malade est Rs de Fe mOIS ;

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Mb dur au) ou dl se

ro ie

— février 1943, accouchement très difficile d'un enfant mort- -né pesant 6 kes, épisiotomie. 1 point, liquide amniotique très teinté ;

— fièvre puerpérale facilement Visétée par rubiazol et thiazomide : se trouvant mieux, la malade insiste et se lève le 9° jour. Elle fait une embolie pulmonaire. Amélioration dans les jours qui suivent ;

-— 2 mars : épanchement pleural discret confirmé par ponction ; DUR

— 4 mars : « la malade se plaint de dysphagie et, le 5,

‘à.une heure du matin, je trouve un début de tétanos.

L'état de la malade est grave. Cependant, la maladie paraît avoir une incubation de 17 JOUE et Ja température reste moyenne ».

Arriyée à l'hôpital, la malade, très fatiguée et contracturée, dont la température atteint 40°, reçoit 300.000 unités de sérum; antitélanique, 2 cc. d'anatoxine et du gardénal sodique. On pratique plusieurs chloroformisations qui calmént ses crises de contractures. Elle meurt

quelques heures après.

OBsERVATION N° 13

M. P.., âgé de 65 ans, habitant Lisses, entre à l’hôpital de Corbeil, service de médecine, le 1° juin 1943, pour tétanos. Il s’agit d’un malade présentant des signes clas-

ques de tétanos aiou généralisé dont de début remonte à

ours.

à Le premier jour, il ne se sent pas bien, souffre de son pied droit et se coùche. Le lendemain, ïl part quand même travailler mais, chemin faisant, il constate qu'il ne peut que difficlement ouvrir la bouclie, en même temps qu'une douleur apparaît à ce niveau. Rentré chez lui, d’autres signes apparaissent, C'est ainsi qu'à son:entrée il pt “sente

“un trismus très marqué que l'on ne ot arriver à vain-

cre ,-les commissures labioles et les-ailes du nez sont Urées en haut ; le front cpl très ridé. Le cou raïde maintient la

Hr

tête inclinée en arrière. Une pesanteur anormale interdit presque totalement les mouvements des épaules. I existe une contracture dorso-lombaire. Les muscles inférieurs sont en extension et les réflexes tendineux rotuliens el achiléens sont vifs. Température 36°8. | Les ‘recherches faites pour découvrir ue porte d'entrée au bacille de Nicolaïer font découvrir une petite plaie superficielle au niveau de la plante du pied droit causée par un clou de chaussure 3 jours avant son entrée. Cette plaie est presque .cicatrisée. Ces renseignements sont fournis par le malade, qui articule difficilement, mais dont la conscience est intacte. | À son entrée, il reçoit 1 cc. d'anatoxine létanique el 120.000 unités de sérum antitétanique, dont 20.000 unités par voie intra-veineuse, les autres par voie sous-cutanée. Il prend en lavement et par la bouche 4 grammes de chloral et on lui fait du sérum glucosé sous la peau. de ‘ Le lendemain, la température se maintient aux environs de 37°, mais des crises généralisées de contractures apparaissent, péndant lesquelles le malade a de la peine à respirer et se cyanose. On fait 120.000 unités de sérum antitétanique par les voies sous-cutanée, intra-musculaire et rachidienne. On continue le chloral et le sérum etron pratique une anesthésie générale au chloroforme, pendant laquelle il reçoit son sérum intra-rachidien. Le 3 juin, la température atteint et dépassé 38°, elle “se maintiendra ainsi 5 jours pendant lesquels le malade restera dans le même état et recevra tous les jours 120.000 unités accompagnées de la même thérapeutique. 54 Le 8 juin, la température descend à 38°, puis à 37°8 le soir. Le. malade se sent mieux ; des crises de contractures n'ont plus lieu. On cesse le sérum.

Dans les jours qui suivent, l'amélioration amorcée la veille continue, La contracture disparaît aux membres inférieurs, puis dans la région lombaire et au niveau du cou. C’est la mobilité du maxillaire inférieure qui demande le plus de temps à redevenir normale : deux semaines environ. Le malade reçut deux injections d’anatoxine tétanique de 2 cc. à quinze jours de distance. La température tombe progressivement autour de 37° après un petit.

épisode fébrile attribué à une petite complication pulmonairé. Le malade sort guéri le 4 juillet ayant reçu, au cours de son traitement, 960.000 unités de sérum antitétanique.

Ossenvarion N° 14

. Mme B.., âgée de 53 ans, habitant Combs-la-Ville, entre à l'hôpital de Corbeil, service de médecine, le 80 juin 1943, pour tétanos. Les signes cliniques à cette période sont frustes ; on note seulement une dysphagic et un trismus légers non expliqués par une cause locale et remon- … tant à trois jours. Tels sont les seuls éléments qui permet- 4 * tent de faire le diagnostic de tétanos à son début. Il existe n + Ë

en outre une plaie ancienne, superficielle, recouverte d'une croûte à la-face antérieure du tibia gauche, parlie moyenne. La croûte est enlevée, découvrant ainsi quelques souttes | 74e pus et une désinfection soigneuse est pratiquée aussitôt

» ainsi que dans le cours des jours qui suivent.

ne.

4 On injecte à la malade à son entrée 7 ; MORTE ù

D. — 1 €c. d’anatoxine tétanique ;

7 —— 100.000 unités de sérum antitétanique S.C.

4 . — elle prend par la bouche trois gr. de chloral sous 3 à forme de sirop de chloral.

F La température est à 38°4, l'état général es is les signes de télanos discrets ; on espère que Ja maladie va ‘4 évoluer favorablement. D'ailleurs, le lendemain, la temmpérature descend à 37°5 le matin pour atteindre 388°r le soir. Le trismus et la Rs n'ont pas augmenté. On fait cependant 126.000 unités de sérum sous-cutané et on donpe trois gr. de chloral.

Le 2. juillet, la température remonte à 38° At 0e, . alors que les autres signes ne s’aggravent pas. On fait comme la veille 120.000 unités de sérum, plus du chloral. Le 3 juillet, da. maladie évolue. Le trismus est plus marqué, et le soir les deux maxillaires sont collés l'un à l’autre. On remarque. l'existence de contractures au niveau

PPS, 1}

“en 2 50 22 à

de la face, imprimant au facies un rire sardonique ; les yeux sont bridés, le front barré de rides ; la mobilité de la tête sur les épaules est diminuée. La température atteint 39°. On fait la 5° injection d’anatoxine tétanique (2 ce. Ÿ

— ho.oco unités de sérum sous-cutané ;

Li 0.000 10b Re intra-musculaire ;

—— 40:000: 2» » À intra - rachidien, sous

anesthésie générale au chloroforme ; — 1.000 CC. de sérum glucosé sous la peau ; =, 0n continue le chloral:

Dans Les journées des 4 et 5 juillet, on a le tableau complet d’un tétanos généralisé avec crises de contractures en opisthotonos, gêne pour respirer et cyanose. La température devient oscillante, passant de 39°1 à 38° et de 39°

à 38°3. Ces deux jours- à, on fait la même thérapeutique ie le, juuiet:

Le 6 au matin, l'état de la malade est plus grave, les

crises sont plus fréquentes, ne cessant qu'avec l'anesthésie générale. La température atteint 41% et la malade meurt.

Elle avait reçu, au cours de son traitement, 800.000 unités :

de sérum antitétanique.

M. H..., habitant le Petit-Mennecy, est envoyé à la clinique Saint-Léonard, à Corbeil, le 5 juillet 1943, pour tétanos. Les signes cliniques, à ‘son entrée, sont discrets, on ne trouve en effet qu'un simple trismus et rien d'autre. Une tumeur verruqueuse, lenticulaire, infectée, située au niveau de l'épaule gauche, peut être considérée corime la porte d'entrée du bacille de Nicolaïer ; on l'enlève au galvano-cautère. Le malade reçoit deux cc. d’anatoxine tétanique et 300.000 unités de sérum antitétanique. :

La température, qui était à 38° à son entrée, descend

rapidement à la normale; le trismus disparaît en deux.

jours. Guéri, il quitte la ‘clinique le Ss juillet après avoir reçu une 2° On d'analoxine, Deux autres injections de 2 cc. d’ anatoxine furent faites chez elle.

Mme X..., 49 ans, habitant Itteville, est suivie depuis quelques mois pour des douleurs à type rhumatismal au niveau de tout le membre inférieur gauche. Après plusieurs

radiographies, on lui propose comme traitement deux séries de douze injections intra-musculaires de Séti. Son

mari, le 20 juillet 1945, lui fait, dans la fesse gauche, la première injection, qui. détermine au niveau de la piqûre

une petite induration douloureuse qui persiste depuis. Les

précautions en usage avaient été prises ; désinfection de la peau et stérilisation de la seringue pendant dix minutes à l'eau bouillante. À cause de ce petit incident, les autres injections furent faites dans Ja fesse droite, à raison d’une tous les deux jours, par une infirmière. AA Le 10 août 1943, dans la soirée, celte dame présente une gêne pour mâcher ses aliments et les avaler : elle pense

à une angine et son mari lui fait un badigeonnage au bleu

de méthylène qui, dit-il, présente certaines difficultés : sa femme ne pouvant ouvrir complètement la bouche. La température est à 36°9.

Le lendemain matin, 11 août, on demande le méde- £<in. Le trismus est plus marqué que la veille ; on ne peut introduire un bouchon moyen entre les deux mâchoires ; la douleur au niveau de la fesse gauche est augmentée. En présence de ces symptômes, on pense à un début de létanos et on lui injecte 20.000 unités de sérum antitétanique.

Le 12 août, même état, avec un début de rire sardonique et un peu de raïdeur au niveau du cou.

Le 13, le Docteur Caby est appelé en consultation et la malade entre à la clinique Saint-Léonard, à Corbeil. À cette date, le trismus est net, il cède parfois pendant le sommeil et alors la bouche est grande ouverte ; le facies «montre un léger rire sardonique avec exagération des rides ‘au niveau du front. La légère raideur au niveau du cou persiste et gagne les deux “épaules. La mobilité des deux membres inférieurs est diminuée, surtout à gauche, et tout le membre est en extension. La respiration est un peu dif-

ficile. De petites ere (claquement de porte, sonne- ‘rie de téléphone, entrée d'une personne inconnue) déter-

minent de légères crises de contractures dont le début a |

toujours lieu au niveau de‘la fesse gauche. On n'a jamais constaté de grandes crises en opisthonos, par. exemple, bien que parfois la malade ait l'impression de ne reposer sur Je lit que par les pieds et la tête. La température, qui était à 38° à son entrée, se maintient entre 38° et 59° pendant une semaine. |

Le 13 août, elle reçoit anatoxine ét 300.000 unités de sérum antitétanique sous-cutané. Üne deuxième injection

d'anätoxine a lieu le 17. Seul le chloral et aussi la mor-

phine diminuent le nombre et l'importance de ses crises, alors que les barbituriques ne semblent pas avoir d’ effets. F

= Le 19, on fait une injection intra-rachidienne sous anesthésie générale af chloroforme de 20.000 unités de sérum antitélanique. La température accuse une poussée à 38°a le matin et 39°5 le soir, qui tombe le lendemain. Après ces injections, on conslate une diminution légère

du trismus et une plus nelte des contractures de la face à

et des épaules.

Les 23 et 27 août, ce de 2 cc. tr NE Les contractures disparaissent, la température est normale, la - malade sort bien améliorée le 28 août 1943.

Son mari nous donne de ses nouvelles le 6 septembre. L'amélioration se poursuit ; la malade se lève et marche un peu dans la chambre : cependant, elle présente toujours des douleurs au niveau des deux membres inférieurs surtout la nuit, douleurs qui sont de imoïns en moins vives puisqu'elles ne nécessitent plus linjection de morphine.

Mme B.., 72 ans, habitant Essonnes, est envoyée à,

l'hôpital de Corbeil, service du Docteur Caby, le 13 septemibre 1943, pour télanos. Cette dame a -présenté, il y a

environ trois semaines, une plaie au niveau de la face pal-

maire du pouce droit, plaie causée par une piqüre d’épine

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