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d'acacia. Puis, huit jours après, elle a eu, face interne de la jambe droite, une petite plaie rapidement recouverte par une croûte.
Le 3 septembre, elle commence à ééenter une petite
- gène pour parler ; le lendemain, en aHant faire son marché,
elle remarque qu'elle ne peut pas guvrir la bouche aussi facilement que de coulume et que son cou a augmenté de volume. Le 5 septembre, Il présente un trismus net qui l'oblige à une alimentation liquide. Elle reste dans cet état
pendant -près d’une semaine, ne s ‘inquiétant pas des symp-
tômes qu'elle présente. Elle s'alimente et parle comme elle peut et n'en continue pe moins à vaquer à ses OCCUPations ménagères. : … Le tr septembre, devant l’insistance de ses enfants, elle fait venir son médecin, qui la soigne pour angine. Le 12, elle passe l'après-midi dans son jar ‘din ; tout allait comme la veille, quand, dans la soirée, elle est prise br pus ment de peliles crises de contractures qui, dit-elle, « lui
tendent les membres inférieurs et lui serrent le A ».
Elle a ainsi successivement six crises qui ne durent que quelques des mais pendant Rs elle souffre as-' CA x Le 13, même état-que la veille avec, en plus, une certaine rigidité du cou. Elle refait trois crises de contractures. Son médecin, consulté à ce moment-là, nous l'envoie pour tétanos. À son entrée, elle présente un trismus net. L'écartement entre Jes deux maxillaires est au maximum d'un centimètre, les muscles masticateurs son tendus. Son visage montre un début de rire sardonique. Le cou est raide, “surtout dans les mouvements de flexion an-
‘térieure. Les membres inférieurs sont un peu raides et les réflexes rotuliens sont vifs. Au niveau de son pouce droit, ‘on trouve la cicatrice fermée de la petite plaie qu'elle a eue.
Sur da face interne de sa jambe droite, une petite croûte de
Ja dimension d’une pièce "de deux ‘francs. L'intelligence est
normale, ka température à 37°5 | On lui fait r ce. d'anatoxine télanique, puis, un quart
d'heure après, 340.000 unités de sérum antitétanique, moi- __tié par voie sous-cutanée, moitié par voie intra-musculaire.
Elle prend une. cuillerée à soupe de sirop de chloral toutes
les deux heures. On désinfecte la plaie qu'elle présente à la
jambe. Dans la soirée, elle fait une crise de contractures :
qui dure un quart d’ heure environ. La dysphagie est plus marquée, et la raideur du cou également. ‘
Le lendemain, elle refait une crise de contractures généralisées et les symptômes restent les mêmes. Dans le cours des jours qui suivent, on remarque une amélioration progressive : diminution. des contractures et du trismus permettant une alimentation plus solide. Elle prend: tous les jours une dose de chloral variable de 6 à 4 grammes. On lui injecte deux cc. d’anatoxine tétanique les 19, 23 et 27 septembre. Elle part guérie le 27 septembre r943.
Mme R..., âgée de 61 ans, omestique, demeurant à Montgeron (S.-et- O), entre à népital de Corbeil, service du Docteur Gaby, le 29 octobre 1943; envoyée par son médecin pour grenouillette. Voici l’histoire clinique de cette malade :
Le 24 octobre. elle ressent une douleur lancinante au
niveau du pouce de la main droite, qui est augmenté de .
volume et présente une petite traînée de lymphangite. Ces troubles seraient dus, d’après la malade, à une petite coupure qu'elle se serait faité en épluchant des légumes quatre jours avant. Le 25, elle va consulter son médecin, qui
pratique l’ablation de l’ongle. Le 27, les symptômes dou-.
loureux ne s'étant pas améliorés, et un panaris s'étant formé, son médecin le lui incise.
Dans le cours de la nuit du 27 au 28 octobre, elle éprouve une certaine gêne pour ouvrir complètement la bouche ; une stomatite ‘apparaît, entraînant un écoulement
salivaire important accompagné. d’un mélange de pus et.
de sang. Elle présente, en outre, une raideur de la colonne
vertébrale qui la gêne pour s'asseoir dans son lit. Le 29 octobre, dans la soirée, elle entre à l'hôpital. Tout de suite, l'attention est attirée vers la bouche. Il
existe un trismus permettant cependant un écartement des .:
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deux maxillaires suffisant pour examiner la cavité buccale;
cette dernière présente, au niveau du plancher, parallèlement au rebord alvéolaire et à sa partie interne, une saillie en forme de fer à cheval ayant environ 7 mm. d'épaisseur sur 5 de haut, rouge, ferme, présentant, des deux côtés du plan médian, une petite ulcération blanchâtre vraisembla- … blement causée par deux chicots situés au même niveau.
On remarque bien que là malade se meut difficilement dans son lit, sans cependant y attacher une grande impor- > tance. La température est à 38°r.
* Le lendemain, le trismus est plus net, le Does montre Ne un.rire sardonique, les peauciers du cou sont tendus, la - raideur vertébrale est plus marquée que la veille, les réflexes sont exagérés au niveau des membres inférieurs.
Aussi, devant cet ensemble, on pense à un tétanos et on injecte à la malade deux ec. d’anatoxine tétanique et 240.000 unités de sérum concentré. Fe prend tous les jours 8 grammes de chloral.
Le tableau clinique se maintient ainsi pendant 4 jours quand apparaît sur la parlie médiane et antérieure du cou une Vo ecchymose qui, en quelques jours, s'étend des > deux côtés jusqu'à une ligne représentée par la verticale ; passant par l'angle de la Héchoires Cette ecchymose dis- - paraît en une dizaine de e jours, ainsi que les modifications - que l’on avait observées dans la bouche.
a - Dans les jours qui suivent, elle reçoit », n et 6 :
» d’anatoxine tétanique ; les signes de tétanos Bree progressivement. La guérison était complète Li semaines après le début de son hospitalisation.