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paroi est formée de couches osseuses condensées ; elle est hérissée de mamelons, d’aiguilles, de stalactites. Le contenu, au début,
liquide, jaunâtre et vraiment purulent, peut se transformer à la
longue, devenir louche, séro-purulent et enfin séreux ou gélatiniforme ; on a même trouvé du pus fortement épaissi, presque caséeux. Au milieu de la collection, il n’est pas rare de trouver des esquilles et des débris osseux.
Trélat, Lannelongue et Gosselin ont même trouvé des cavilés vides que ce dernier avait surnommées faux abcès. Elles sont tapissées par une membrane ; des fongosités les comblent plus ou moins.
L'os qui entoure l’abcès conserve très rarement son volume normal. Il présente du gonflement, et nous avons vu que l’hyperostose circonférentielle est la règle habituelle. Le périoste est
épaissi, induré; les parties molles voisines présentent de l'œdème,
de la congestion. Quant aux articulations, l'irrilation de la séreuse amène de l'hydarthrose, à moins que la fusée purulente ne vienne les envahir : il s'est formé une fistule intra-articulaire. La membrane pyogénique, celle qui forme tapisserie à l’abcès, accompagne le pus dans son cours à travers Les lissus et lui forme un lit jusqu’à l'extérieur, où elle se continue avec l'ulcération superficielle donnant à l'or'fice l'aspect en eul de poule qui le caractérise.
Signalons, en terminant ce chapilre, et comme conséquences possibles de ces abcès, de l'allongement de l'os et de la raréfaction considérable qu'un léger effort musculaire ou un choc minime pourront compliquer de fracture.
Nécrose. — Le malade qui fut jadis atteint d'ostéomyélite aiguë se croyait parfaitement guéri de sa lésion. A peine une légère douleur après fatigue venait-elle le troubler parfois, à peine subsistait-il une fistulette de laquelle s'écoulait une goutte de pus de temps à autre et après un labeur excessif. Un jour le sujet
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prend froid ou se mouille, ou même, sans cause apparente, et la
gamme classique des lésions reparaît.
C'est que la dénutrition osseuse continue sournoisement son
œuvre; les fistules fermées, les douleurs disparues, le travail de
nécrose se poursuit dans l'ombre. Une inflammation sourde, entretenue par le microbe pathogène, détruit el ronge sans cesse. De nouvelles couches osseuses, privées de l'apport nutritif, dégénérent peu à peu; le mort se détache du vif.
Ces nécroses ont été connues de tout temps ei bien étudiées par Troja en 1775, par Weidmann en 1793, qui appliquèrent aux fistules le mot de foramina, ceux de cloaque ou égoût.
Habituellement, le séquestre reproduit plus ou moins exactement l’os ancien ; il est engainé par l'os nouveau. Les dimensions en sont variables ; tantôt il comprend la plus grande partie de la diaphyse et va rejoindre l'épiphyse opposée, tantôt il est partiel : : il peut même n'exister que des débris ou de la poussière d'os.
Dans un cas il est adhérent à l'os nouveau par un ou plusieurs de ses joints, dans un autre il en est complétement séparé et joue le rôle de grelot. S'il est plus souvent diaphysaire, on en trouve aussi qui occupent le bulbe de l'os ou l’épiphyse. — Le nombre des séquestres est en raison inverse du volume; on en trouvera d'autant plus qu'ils seront plus petits. — Quant à leurs rapports avec l'os nouveau, ils sont tantôt superficiels et adhérents, tantôt inclus et libres au centre de la nouvelle gaine osseuse.
Celle-ci, d’ailleurs, jouit rarement d’une intégrité parfaite ; à peine formée, elle est en butte aux attaques du séquestre qui joue le rôle d’épine ou de corps étranger. Aussi voit-on ce tube
neuf percé de trous par où les pointes des séquestres en ogives
viendront faire saillie. Quelquefois une seule ouverture en laissera passer plusieurs; tel à été le cas du malade de notre observation IV.
Si le séquestre est considérable, l'os nouveau lui forme un