‹ A Propos de Quelques Cas Inédits: D'Ostéomyélite RécidivanteChapitre 9 sur 16 · EE; 5, US · texte numérisé non relu

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manchon complet au centre duquel on peut le mobiliser. Il existe au musée anatomique de Montpellier une pièce remarquable conforme à ce type.

Lannelongue cite un cas où une esquille osseuse pénétrait

l'épiphyse du fémur et allait dans l'articulation du genou créer

des complications redoutables.

Ollier a déterminé dans le fémur un lieu d'élection pour la formation des séquestres, «c’est un espace triangulaire délimité à la face postérieure de l'os par la bifurcation de la ligne âpre : on y trouve souvent des séquestres compacts ayant la forme d'un V à extrémité supérieure ; la base du V répond à la ligne de conjugaison, c'est par là que l'articulation du genou est surtout envahie ».

Les séquestres une fois formés, le travail d'élimination commence ; ils jouent, en effet, dans l'os qui les entoure le même rôle que les corps étrangers employés pour le plombage ou le plâtrage. Les myéloplaxes sont de véritables séquestrophages (Gangolphe), ils sont par rapport à l'os ce que les phagocites sont envers les microbes ; ils le corrodent peu à peu, le rongent et ils finiraient même par le détruire. |

On voit les séquestres de grandes dimensions rongés à leurs extrémités ; leur surface, au lieu d'être lisse, présente des érosions, des cavités qui doivent être attribuées aux éléments anatomiques destructeurs.

Les séquestres présentent parfois dans leurs cavités des bourgeons charnus ; ces tissus vivants ne leur appartiennent pas en propre, ils y ont pénétré simplement «comme ils l’auraient fait dans un fragment d'éponge où un morceau de drain» (Gangolphe). R

En même temps que le cylindre osseux qui entoure la moelle se nécrose, celle-ci subit le même sort et par un processus analogue, c’est-à-dire par dénutrition.

Quelquefois cependant, on a «observé la persistance de sa vita-

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» lité affirmée nettement par les ossifications dont elle était l’origine ». Ollier a même constaté que, dans certains cas de nécrose totale de la diaphyse (pandiaphysite d'Ollier), on trouvait la moelle cloisonnée de distance en distance, et parfois certaines portions paraissent vivantes tandis que les voisines sont franche. ment dégénérées. C'est surtoul au voisinage des épiphyses, là où la moelle est séparée de la partie malade par un tissu compact, qu'elle développe son pouvoir ostéogénétique ; aussi est-ce en ces points que l’on rencontre ces cavités contenant un ou plusieurs séquestres dits en grelots.

. On voit, d’après cette élude des séquestres, combien difficile doit être leur élimination. Les myéloplaxes ne sauraient, en effet, détruire ces amas, parfois énormes, d'os nécrosé. Aussi les voit-on rester en place pendant des années et contribuer, si l’on n'intervient pas, à des poussées d’ostéile. Lorsqu'ils sont aigus et peu volumineux, ils s'engagent quelquefois dans un cloaque, traversent le périoste et les parties molles et viennent faire issue à l'extérieur. La fistule n'a souvent pas d'autre genèse. Nous avons vu qu'ils pouvaient pénétrer l'articulation voisine. Follin en a donné un bel exemple. L’issue spontanée n'aurait lieu, en moyenne, que deux fois sur cent nécroses.

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