‹ A Propos De Quelques Observations De Grippe Pseudo-PhymiqueChapitre 14 sur 15 · L. Angot · texte numérisé non relu

L. Angot

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Les alvéoles sont élargis, remplis d’un exsudat fibrineux, avec infiltration diffuse de la série lymphoïde avec grands mononucléaires et quelques polynucléaires.

Ni cellules géantes, ni follicules tuberculeux.

Les bronches sont comblées par un exsudat fibrineux contenant de nombreux leucocytes.

De place en place, l’infiltration leucocytaire s’agmine en abcès miliaires.

Les vaisseaux sont normaux.

Ilexiste une sclérose péri-vasculaire intense. Des travées fibreuses réunissent ces anneaux péri-vasculaires entre eux. Certaines vont jusqu'à la plèvre, sclérosée et épaissie, divisant le parenchyme pulmonaire en lobules.

On est donc en présence d’une sclérose pulmonaire intense que l’on peut rapprocher de certaines scléroses hépatiques biveineuses.

L'examen histologique d’un ganglion trachéobronchique ne décèle aucune trace de tuberculose.

À propos, de cette observation, quelques remarques doivent être faites.

Dans le cas! particulier, les recherches de laboratoire ont été fort utiles pour éliminer le diagnostic de tuberculose. Aucun bacille de Koch, ni dans les crachats, ni dans l’abcès du cou, ni dans le liquide de la ponction.

Et au contraire, présence de pneumocoques et de streptocoques dans le pus. Cela n’est pas fait pour

nous étonner, si l’on se rappelle la fréquence de ces associations microbiennes au cours de la grippe.

L'intra-dermo-réaction a été fortement positive. Mais l’on sait que s’il s’était agi de tuberculose étant données la malignité de l’affection et l’étéendue des lésions, la rapidité de l'évolution, nous aurions probablement eu une intra-dermo-réaction très légèrement positive. La présence d’une intra-dermoréaction n'est pas, il s’en faut, une preuve de tuberculose. |

Si lon s’en tient à la clinique, cette observation nous permet de faire quelques remarques intéressantes.

Nous avons vu que notre petite malade avait fait divers abcès au niveau de la peau. Il semble que ce soit là encore une signature assez particulière de la grippe. Déjà à propos d’une autre observation, nous avions signalé le fait. Et depuis, nous avons eu l’occasion de voir chez bon nombre de malades ayant eu la grippe, de ces poussées de furonculose.

C’est un fait qui nous a frappé. Dans la tuberculose, cette participation de la peau, au cours des manifestations pleuro-pulmonaires, est chose exceptionnelle. | Enfin,la participation des ganglions est-elle aussi à noter. | |

Dans la tuberculose, il existe des ganglions cervicaux surtout, souvent en rapport avec les lésions pleuro-pulmonaires. Nous n'avons pas à insister sur l’évolution et le caractère de ces adénopathies.

Dans la grippe, l’évolution de ces adénopathies est toute différente. Il serait fort intéressant de faire une étude à ce sujet. En tous cas, cliniquement, cse adénopathies deviennent parfois un problème clinique difficile. |

Nulle part,ailleurs, on ne retrouve aussi typique la fièvre ganglionnaire. L'observation de notre dernière malade est précieuse à ce point de vue.

En même temps que l’on constate, le 20 décembre, les signes cavitaires,un véritable torticolis apparaît, dû à une tuméfaction dure indolore au bord du sterno-cléido-mastoïdien. à

Brusquement, le lendernain, l’adénopathie augmente rapidement et devient fluctuante. Après une ponction, tout semble rentrer dans l’ordre.

Nous avons eu l’occasion de voir d’autres malades alleints de grippe el chez qui est apparue brusquement cette même inflammation glanglionnaire.

Dans certains cas,aux premiers jours de la grippe, une tuméfaction apparail brusquement. Le cou de l’enfant devient volumineux. La famille s’alarme. Puis brusquement, un ou deux jours plus tard, tout disparaît. Après une huitaine, on ne retrouve même plus le ganglion à la palpation.

Plus fréquemment, le ganglion va suppurer, Parfois une simple ponction suffira à amener la guérison. | où

Parfois aussi l'ouverture se fait à la peau. C’est une suppuration chaude qui se tarie rapidement.

Nous sommes loin des adénopathies tuberculeuses

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si torpides dans leur évolution, si longues et si difficiles à guérir.

Enfin, nous ne reviendrons pas à propos de notre dernière observation sur ce que nous avons dit de l’évolution clinique de ces formes de grippe pseudophymiques et sur les différents symptômes qui militent en faveur de l’origine grippale de telles lésions.

Malgré tous les arguments qui permettent d'établir un diagnostic exact de la grippe pseudo-thymique, dans certains cas,le diagnostic ne peut être fait,et ce n’est qu'à l’autopsie que l’on retrouve les lésions de pneumonie chronique avec réaction pleurale que nous avons vue dans la dernière observation.

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