‹ À propos de théâtreChapitre 13 sur 23 · CoUeolEon Régnier, J. Racine, l. IIl, Puris. Hachelte · texte numérisé non relu

CoUeolEon Régnier, J. Racine, l. IIl, Puris. Hachelte

A PBOPOS DE IIIÈATRK. 227

âe croyance particulière, ceUe piété délicieuse, celle religion sans dispute, celle admirable innocence de f;. c œur foQl d'Either, dos hymnes d'Eslht;/- et de ceux ^^KÂlhalie la Ihéodicée. la plus belle d la plus persua- ^^■ve qui soil au monde. Il fait bon, k ca qu'il paraît, ^TÎe se vouer aux couvents des petites tilles el, ayant vécu avec les Duparc et les Cbanipmeslé, de se refaire auprès des innocentes. On pourrait s'imaginei , de Bérénice et de Phèdre à Estlier, itacine a igé d'dme, s'il n'avait prêté autrefois aux vicî résignées et aux victimes révoltées de l'amour 1. même pureté de langage et la même élévation b sentiment, avec lesquelles il devait chanter plus mrd le Très-Haut. La vérité exacte est qu'à vingtcinq ans comme à cinquante il travaillait sur le même fonds, celui qu'il ^devait à son honnête faille de la Ferlé-Milon, à ses maîtres, les solitaires j Port-Royal, au noble et religieux Sophocle. Mais t Dieu de Sophocle à son Dieu, quelle distancel I la religion ei^oteuse et géométrique de Portiyal à la religion d'Eslher et des chœurs d'Alkaiie, elle transformation! C'est toujours sur ce point fil tant revenir et insister. Racine célèb.'e le Dieu 1 el le Dieu juste, le Dieu qui aime, une Provi- |bce, source de nos joies. La théodicée raciniemie [ pas de secte; elle n'est délimitée et appesaatie 1 doctrinarisme. Racine brûle un encens

Six * PROI'OS !•! TILÉATHE.

ùù De se môle aucun purfiiiii désagréable de diaptlli-, do confrérie et dv sacrislic. II glisse sur les cimes de la Toi; il n'en fait goûter que le iiiid;i) n'émetil eu nous que lus vortris qu'ulk- insjiin' cl M fôlicilés qu'elle procurL'.

IJuâ \c Scignwir cal bon! Que aoD joug est aïmalile. Hoiireiix qui, A^ l'eorance, en connaît la doticeiiil

Ces vefs, aux Icmps du moyen âge où la foi™ Ji!-sus était brûlante, pathétique, effn^nOe. crfatrira, eussent trouvé le chemin du cœur de Françnis d'Assises et du o sainct homme de roy Loyf ' quV'ût peut-être laissés froids le christianisinii wposé, raisonné et bien déduit de Bossuet, de BOU^ duloue, d'Arnauld, de Saurin et de ftfassillon.

El, en sens inverse, dans les temps de religion moins définie et de catéchisme moins accepté el moins cru qui ont suivi le xvn* siècle, vers :

>t plein de ?a magnificence ira leur niniuLlc iicirilurc ,,

auti«H

r rem^

préscniaient une idéu de Dieu qui a suffi pour n plii' bien des âmes. Qui sait s'ils n'ont pas jelé dans l'esprit dt! Fénelon, qui les vint entendre ii Saint-

A PROPOS [lE THKATRE. 2ii*

, Je premier germe de la Démonslralton de t'exis-

e de Dieu, tirée de la coanaiaaance de la nature

Jbroporlionnée à l'intelligence des plus simples? En

i cas, le déisme chrétien d'un Jeaii-Jactiues el

1 Bernardin de Sainl-Piene s'y esl pu recon-

i et complaire. Chateaubriand s'en souvenait.

iqu'it composait le cinquième livre du Génie du

istianiiMe. Pour moi, quand je lis de tels vura,

jpe sais que m'écrie r : Hosannah! Hosannali!

ÏLe prix moral d'Eslkir, comme sa valeur poéliquu.

t infini. Je n'oserais affirmer toulffois que lafTa-

Batioo du drame présentât pour la maison de

bft-Cyr tous les avantages et toute l'innocuité quo

not Bgurés Louis XIV et madame de Maintenon.

1 demoiselles de Saint-Cyr avaient d'abord joué

pa et Aiidromaque. On a souvent cité, d'apnVs

bame de Caylus, le billet signidcatil' de madame

Maintenon à Racine ; « Nos petites filk's viennent

Kouer Andronuique et l'ont si bien jouée, qu'i;lles

j la joueront plus, ni aucune de vos pièces. » Ma-

e de Maintenon crut qu'une tr^édie tirée de la

fcle, surtout cette tragédie si pure à'Esl/ier, ne

irrait exercer sur ses élèves qu'une iniluence

L fortifiante. L esl à craindre qu'elle ne se

L trompée et que, par rapport à son objet propre,

uicationdansTiulernat de Saint-Cyr, elle n'ait mis

lain sur pis qa'Aiidrojnague. Hermione et Oi-este

avaient èveillo confusémeat dans la division d ti;raiides<JesiosUncttid'ainour, qui, ud peu plus tàt, un peu plus lard, naissent tout seuls, rien de plus. Il ne se peut pas (ju'Assuùrus et EstLer n'aient pas excité cbez elles, ëous une furme vertueuse et noble, mais d'autant plus perQde et de plus de danger, l'imaglimlicm uiubitieusts uuLrentenl puissante que l'amour sur les cœurs r<^iiiinius. Le mariage d'Assuérus et d'Estlier, .si semblable A ce qu'on clmoholait probablement à Saiul-Cyr comme ailleurs sur le compte de Louis XIV et de la veuve misérable de Scarroo, ne prédisposait pas la classe des bkues à prendre un jour avec enlliouslasiiie le genre de maris qui se pouvaient contenter d'un apport de trois mille livres; c'est la dot que le roi otl'rait à ses pupilles à leur sortie de la maison de Saiul-Louis. U est à. remarquer que la plupart des demoiselles qui « créèrent » des l'aies dans Esther ne se marièrent pas; soit piété ardente, soit dëgoAt des mariages où elles eussent été réduites, elles embrassèreut la vie religieuse. Il est à remarquer encore qa' Atkalie, qui était pourtant aussi une tragédie biblique et sainte, n'eut jamais pour les liabilanles de Saînt-Cyr l'attrait A'Esther. On se priva aisément A'Athaiie; on revenait k Estkvr avec zèle, avec délices, chaque fois que s'en ofTrait de loin en loin, l'occasion. Esther, entre les inlervalles des représentalions solennelles, resta, tout

dcime à Je supposer, la lecture favoiile des bleues. On a des détails sur la oioft en 1792 de la deniiëi'e dame survivante de Sainli-Louis quiavailatleintl'àge de soixante et onze ans. M. Lavallëe rapporte que, dans le délire de ses derniers moments, elle chantait les chœurs de la pièce qui avait été l'orgueil du couvent. Son être, prôt à se dissoudre, se fixait encore en ce souvenir; son imagination, rendue à la liberté ou au joug du mécanisme réflexe, n'avait plus gardé que l'image et les sons d'Eslher. On mesure par là la persistance de l'impression de l'œuvre et on soupçonne le genre de ravages qu'elle avait i^ et là produits, DÉeidémenC, il était trop joli pour un pun- ~^)(;imat de demoiselles, le roman d'iilsttier, la modeste petite fdle, bien sage avec ses vieux pal'unts, bien dévote ii Dieu, que Dieu, pour la récompenser de sa perfection morale, mène lui-même, et comme par la main, jusque sur le trône d'Asie,

uni, — Apothéose el liioniplis i^' , - linohet, Delaunay, Fawt. iiri- de Corneille-

Je suis obligé de revenir sur Esther.

Au sujet à' Esther, j'ai commis uni? méprise passablement forte. J'ai supposé que l'abbÉ d'Aubignac a parlé, dans l'un de ses écrits, d'une représentai iou à!Eslher à Itouen, sous la Régence, ce qui a dû surprendre plus d'un de nos lecteurs, vu que l'abbé d'Aubignac est mort en I6Tâ. La représentaliou dont parle l'abbé d'Auhîgnac est une représentation de YEsther de P. du Ryer, ouvrage dramatique qui date de 1643. L'hîpothèse de l'abbé d'Aubignac, concernant la pari que les juifs de Rouen prirent au succès d'un drame tiré du Livre d'Eubpr. n'a donc plus aucun t

DE TliBATKK.

la tragédie de Racine. Mais l'anecdoU.', si on la rapproclie de la reprcsentiilion donnée par Rachel, le 28 Kvrier 1«39, jour de la fêle jiiivn î Sorts, garde sa signification morale et liisto- , Évidemment, le Livt-e d'Eslher et tout ce Cl dérive prÉsente un attrait continu et séculaire les juifs, un attrait non pas seulement relifeux, mais ettioique. Ils s'y mirent. Parcïiurons Tnsemble le Livre d'Eslher, nous saumus pourquoi. Cela n'est pas sans curiosité.

On sait que l'histoire d'Estlier, dans la Bible, se compose de deux parties, le Livre d'Eslher et les Additions ou Livre dEsther, dont les exégi^tes les plus orthodoxes et les plus catholiques reconnaissent l'inégale valeur. C'est le récit, transmis en langue hébraïque, auquel on donne communément le nom de Livre d'Esfkcr. Les Additions comprennent des fragments en langue grecque qu'on suppose être l'œuvre d'un Juif hellénisant d'Alexandrie. Le récit hébraïque est complet en lui-même ; il nous conduit jusqu'au aalut et au triomphe du peuple juif. Les A'Iditiom grecques ne font ((ue reprendre et développer certaines parties du récit hébraïque. Mais quelle diPFêrence entre l'esprit du Lh're et celui des Additions I Dans les Additions, il n'est question que de Dieu grandeur. Là, Racine a pris le germe de la

prière d'Esther ul rie sa. lielle exposition de la foi dtivaQl AssuÉnis, Les Additiom gnwques se soudent au livre hébraïque par la dôclaration rormello; » C'fbl Dieu qui a fait ces choses. » Daiis le iiV(, le nom de Dieu n'est pas mCme prononciï; j'y ai chfpchi^ verset par verset quelque membre de phrase au minus qui pAt ùire pris pour une allusion indirecte à la mission divine d'Esther, pciur un embryon, un éclair de pensée religieuse ; je ne l'ai pas trouvé. Le Juif s'y suffit & lui-même, sans Jéhovab, par lu seule idce de sa race et des ressources de son génie, Comme le livre de Hul/i est l'expression poétique et profonde de l'esprit de famille du Juif, de ses vertus domestiques, de sa bicuraisancc patriarcale, cummB l(! livre di' Néhémie atteste sa fidélil6 et son obstination touchante k son Dieu, k- Livre d'EJilher rL'f](>cliit le judaïsme en soi et k l'élat pur. Vous pouvez ùler de la Bible, livre sacré et inspiré, le Livre d'Esther. on ne s'apercevra presque pas d lacune; au contraire de la Bible, livre d'histd expression d'un caracti^re de peuple, le Livre Hier fait partie intégrante et nécessaire ; supprij même le reste de la Bible et laissez sutisister s ment le Livre (TEslher, IsraQl, Israël de l'h profane, apparaîtrait encore complet avec ses ti invincibles, avec son Ser sentiment de soi-mét son indépendance et son républicanisme réfractairi

ï pereistance de son type contre les persécutions, son îrréductibilitÉ ethnique, la grâce dangereuse de ses femmes, ses artifices, ses talents et son iiidusliie, tout ce par quoi, écrasé, il soulève de dessus ^.■s i>paules l'écrasement, et, dispersé dans le monde, il maîtrise le monde.

Il paraît que, d'après les recherches modernes, le Livre d'Esther ne contient aucun fond historique; (.V n'est qu'un roman d'aventures dont la pliilologie hébraïque et orientale ne désespère pas de découvrir approximativement l'auteur. Avec les raisons par lesquelles l'exégèse indépendante démontre que le Livre d'Esther n'est pas un ouvrage d'histoire, Oii enlèverait sans peine toute autorilâ historique A une biographie de Plularque sur Troie et à plusieurs récils d'Hérodole, môme h ses récits sur Xerxès, On nous moiiti-e, par exemple, combien les extrémités coiilradictûires vers lesquelles se porle Assuérus (l'un jour à l'autre font de lui un iiersonnage de lielion, à peine vraisemblable, qui pris au sérieux lie serait qu'un fou et un idiot. Pas plus fou que le Xerxès d'Hérodote dont il porte le nom; pas plus délirant en ses contraires qu'un César mmain; pas plus invraisemblable et plus brut en ses résolu-

linns extrêmes qu'on de ces princes de la race de Aleliemet-Ali dont les Français d'aujourd'hui ont

B counattre plus d'un exemplaire, soitau Caire, soit

336 A PHDPOa DE THêATRR.

il Paris mSine. Kotnan ou liUloire, peu

reste pour le point dont nous Irailoiis, Ce qui n'esl, en aucun cas, admissible, c'est l'opiniou qui t'ai( du lÀvre (TExlher un simpU' conte de harem.

M. Deschanel se l'esl approprié dans son ingénieux et intéressant Racine. Je n'y saurais souscrii-e. Il me sumble que k« Trois Sullaites de Marmonlel, ficliou née certaiaeinent à Paris, en plein xvui" siècle, pi-ésenteraient encore, beaucoup plus que le lÀvre d'Estlier. le caractère d'un récit originaire des b a rems d'Orient.

Si le Livre '.rEsther n'est qu'un roman, c'est « Uû roman national o , comme dirait Erokmann-ClialriaD, Le salut du peuple juif, en tant que Juif, en est le seul objet. Le « sage Mardochée o n'élève la sédiùfiante Esther et ne l'introduit au harem de l'Achèménide qu'aux Ans de l'intérêt national, de l'intérêt juif. Eslher ne s'expose au courroux du grand roi qu'en vue du salut de sa nation asservie. Elle n'est pas, comme dans la tragédie de Racine, l'épouse innocente, soumise et aimante d'Assuéras ; elle est la Juive qui liait le harem du maître et de l'oppresseur; jusque dans les Additions f\[a garde quelque ■ chose de cette empreinte; elle y dit Gnlment: Ega detestof cubile i^'circoncisoj-um et oinnis altenigena. Elle exige d'Assuérus le massacre de tout ce qui lait les Juifs, et elle s'y reprend à deux fois, Israël

Jl phopos de THÉAïHb:. "237

Blait être égorgé ; il rebondi! et c'est lui qui se repait l de ses ennemis. Israël se tenait à ta porte du en costume humble, ne courbaol pas la lèlc Kvant les puissants qui le méprisent, mais uiéprisù r menacé; il s'insinue au palais, il y i'e(;oil dos riomphes, il devient le grand vizir ; il règne ; il a la richesse et il exerce la dominalion. Coite histoire s'est passée dans l'empire aux cent vingt satrapes, il y a deux mille trois cents ans, on n'eu peut douter, puisque les mêmes laits caraclérisliques se sont reproduits en des époques bien plus récentes, sur lesquelles la lumière abonde. Cette histoire d'Ksther, c'est l'histoire d'Israël à travers les siècles; c'est l'histoire de n'importe quelle persécution juive sous un roi de Castille ou d'Aragon : le Juif, reconnu tout à coup digne de mort, parce qu'il garde ses L'outumes, parce qu'il ne prononce pas shi/inlelh de la même îai^on que les lils de Goths, parce qu'il lève le front avec orgueil, parce qu'il possède dix mille Ldents d'argent après lesquels brame la caisse du prince ; et tout à coup aussi, un changement total : le Juif sauvé et se bâtissant dans Tolède une Synagogue triomphale, parce qu'im des siens siège dans les conseils du roi, vers lequel il s'est ouvert un chemin par son génie de la finance, par la sûreté de son coup d'œil politique, par son savoir médical Iraordinaire, Un Juif est favori et tout Israël est

S7lî A rnul-OS or Ttl^:ATIlB.

du troisîùme acte el du qualriéme aclc de Piaule, soudés l'un -i l'autre, il a composé son Iroisièma acle, où il a îolroduit une scène de plus de son cru, un monulogu? d'Orozie sur les peines du mariage; il a coupé CD deux le cinquième acle lalin ; de la première parlip, jusqu'à l'eDlèvenieat de MéuecLme {)nr le médecin, il a formé soa quatrième acte ; il ne lui R'slait plus que deux sci^nes, les deux dernières, do la piL-c(^ latine, pour on tiror un cinquième acle; il n'a pas jugé que ce tùL suflisaut et il a ajoute de son fond quatre scènes des plus insigiiifianles. Caractère général de la pièce de Itolrou : tout le sel it Plaute en a disparu '. A une comédie, voisine de k îara; Rolrou a subslilué une tragi-conicdic. L'Érotium de Plaute est devenue, sous sa main, udb jetmc veuve, coquette mais vertueuse, acceptant des cadeaux, mais n'olTrant rien eu retour, que finit pur épouser, la voyant si sage en même temps que si attentive au bien, Méuochme Sosiclès. Quand Sosiclès Teint la fulie, c'est une folie noble. Plus de chien enragé, plus de bouc; Sosiclès se croit un ajuquÉrant, ou, mieux encore, un conquistador. Quand le

1, 11 e^t à pciac, dans ta pièce, deux ou ti'uis vers qoi Apparlieuncnl rranchemeat à la langue :?oiDlque. l'ar exemple, telui-i:i d'Orazie ;

beau-pore inlet'vienl entre Mènecluiie Itavi el sa femme Orazio, c'est pour leur peindre les devoirs (le leur êLat avec la gravilô d'un patriarclie.

a llls, co nosuJ sacra qui juin! vos dcslinÈL's i doit faire antrement pœplojQr vos anDces, j nOuoEsilé d'être unii à jamais . établir chez voua le respect el la paix.

bien vous louclic plus que l'intérËt d'un autre ; |Wnd V0U9 le liïsaipei, vous dissipez le vûlre, 13 relevez rhjmea doiil les saeria arrêts, e ils joignent vos corps, Joignent vus iniiSr£(s.

B noble vieillard descend peul-Ûlre du Socer de ; mais il est beaucoup plus éLroilemcnl appaé avec le Géronlc du Menlew; il présage celui-ci innonce.

ai mis Rolrou en face de ï'Iaute et je dis à mes l*^4«cteurs : o Voilà comme on décalque ! Voilà comme on coi ic en ayant l'air de transformer I u Je peux les fairu passer mainteaani h. Sliakspcare et à Reguard; ils diront d'eux-mêmes: « Voili commi! on conquiert 1 Voilà comme on invente en ayant ( de copier! »

a commentateurs de Sliakspeare ont beaucoup

jifité pour savoir dans quelle traduction anglaise

I avait pu lire lea Méa^ckmea. J'espère

Bs le découvriront. En attendant qu'ils fixent ce

nt, l'essentiel est qu'un ne peut contester que

tm 1 fttOKtS PBTnCATHII.

âbaisp^are eât lu le* Mâteekmes avaot de compO la r medie in méprUe». roscrai même dire qu'il ■nit lu de liiult; plus que les Mfirechmcs; ilavûl In uisâi .(iii;>Atlf-yoii tout au moins. Il y a dans la C«mifdU da mfimtei UDit sctioc qui vit-ul il'Àmphi- Itfom ea droite lîgiK, la scèno prcmji!-re du Irùsième «clf, quand ou f(.-âline chez Aatipholus d*Ëpbèsc et qu'on le laisse parlcttu^nler à la porte a^TC ses invites, saos Im ouvrir. Shakspearc s'tst donc iin|ii^^> de Plaut« comme di>s vieilles chnirû(iucs d'Ëcossc i-t de Danumark. Avec cela, quelle (ùèce est plus de loi que la Comédie des ttiépriaes I Oit a-(-il plus semé tout ce qui le caractérise : la rkbesiie ébloui&siot^ des épisodes, l'itnbroglio p6tillant, 1» fantaisie ailée, des créatures féminines qui vivent entre del et lerrc, les ivresses de l'amoui' iiléal. Le rire de Plaute à large panse, qu'est-îl devenu avec Shakspcare? Une Dcur, un rayon du rire. Le discours de Ménedune à sa femme et 1« rebuffades du Socer à sa fille, où croyez-vous qu'ils soient encore? Ils sont dans l'entretien délicieas d'Adriana et de sa siîur Luciana sur l'art de retenir caplif un cu'ur d'amant. Sliakspeare, à qui il fau' de l'étûOe, se donne deux paires de jumeaux au li*" d'une seule qu'il a trouvée chez Plaute. Nouso'hVoM plus le parasite, ni le beau-pfre du poète lat'"' Érotium, sous le nom vague de n la Courtisane h

Bsl plus qu'une esquisse qui traverse la pièce; le

tedecio, ramené à ce qui a ét6 sa coiiditioa pre-

lière dans l'histoire du genre hamain, est uii sorcier

; les prestiges et qui exorcise. Shakspeare

l&it besoin d'un duc d'ÉphÊse et m^me d'une

Bse d'Éplitse! Il se les est fabriqués. Mais en

il temps donc place-l-ij celte abbesse et ce duc^

k temps où Corinlhc 6tait située de l'autre côté de

1 face de Dyrracliiurn. Lii drame s'enlace

essamment autour de la comédie dans la pièœ

i Sliakspeare. La pièce débute par une condam-

Itlon à mort et elle se dénoue au pied même de

lafaud. Tout cela est sorti des Méneckm&s de

rien n'est plus certain; mais est-il aussi

tain que ce rôvo scintillant et bigarré d'une nuit

(ne sur la mer Ionienne fût dans Plaute et ks

heohme-s?

■4u moins, dans Sliakspeare, Antipbolusde Syra-

eoffre-t-il encore quelque rapport avec Ménechme

Hclès de Plaute, et Antipholus d'Éplièse avec

^echmc Kreptus. Lui aussi, Antipholus d'Éphèse,

a été autrefois perdu et enlevé; lui aussi, Anti-

jiiiolus de Syracuse, est parti, sur les mers, h la

recherche du frère aimé qui lui a été ravi. Un beau

jour, ils se trouvent être ensemble, h Êphèse, en

s'ignorant l'un l'autre, comme Éreptus et Sosiclès à

►yrracliium. Toutes diirôrenles, toutes contraires

sont les relalions dans lesquelles Itegnard a p SOS doux ML'iicchnies. Depuis que le cliovalicrJfènoclinie a qiiiUi' l'fronne. à quinze ans, pour aller se battre en qualit'j de volontaire, il ne s'iisl pas plus soiirii^ du frère jumeau laissa nu l'icardie que celuici du clicvaliiT. A Pvronnc on croît depuis h%tenips que le ctievalier est mort à la guerre. Le chevalier, jeune libertin, recherchant les jeunes femmes t't couru par les vieilles, prend ses quartiers à Paris entre deux campaf;nes, lorsqu'un hasard lui vient apprendre ta procliaine arrivée du Ménechmo province dans la capitale. Le Alénecbnie pici rend h Paris pour recueillir l'héritage d'un i où, en bonne justice, le chevalier devrait s aussi sa part, et pour épouser par la mi^me occasion Isabelle, la cliarmaïUe fille du bourgeois IWmophon, par laquelle le chevalier comptait se faire agrL«r. Ainsi, le chevalier Ménechinc est instruit de la présence de son frère jumeau dans les m^mes lieux que lui, tandis que le Mênechme picard continue de croire mort le chevalier; trait essentiel qui manque à Plaute, h Shakspeare, à Rotrou et d'où naîtra un comique plus Tripon et plus alerte. Suf l'ordre du clievalier, son laquais Valcntin va atlciidrfl le Mênechme picard h la douane pour l'égarer à travers Paris, sous prétexte de lui servir de guide, <A pour tisser autour de lui une trame qui lui fci'û

lui vient climi^^d

pici^H

in ^^^1 ait aTO^

perdre Isabelle et l'hÉrilage, Là est déjà un tout autre sujet que celui do Plante; co rôle respectif du valet et du Méneclime récemment débarqué nous rapproche bien plus de Monsieur de Pourceaugnac que de la comédie latine. Toute la comédie de Piaule, quiproquos à part, roulait autour d'un souper fin qu'un mari infidèle veut se donner chez une courtisane; toute la comédie de Regnard, quiproquos â part, roule autour des élonnements et des bévues d'un provincial qui vient pour la pramiôre fois à Paris. C'est bien le sujet de Monsieur de Pourceaugnac, comme ce sera plus tard celui de la Cagnolie. Regnard, de plus, a eu soin de donner à chacun des deux frères jumeaux un caractère tout à fait opposé; ce à quoi Plauto n'a point pensé. Enlln Uegnard, Français et Parisien de l'an 1700, nous a mis sous les yeux des personnages qui vivent en 1700. Il a moilernisé Plaute. La modernité, — mot que nous appliquons souvent aujourd'hui à l'esprit de M;M. Ilalévy et Meilhac, — la modernité était l'une des facultés brillantes de Resnard. Nul mieux que lui n'a su lisser la folie la plus folle dans la trame des réalités lus plus crue». En cela, MM. Meilhac et Halévy viennent de lui. Et, pour conclure, prenez dans la pièce de Piaule tout ce qui en est le plus saillant et que nous avons signalé plus ^uut; vous n'en trouverez pas trace dans Regnard.

lia k riM>[-os nE TiiKATiiB.

Vrcnez ensuite tout ce qu'il y a do plus plau daoâ Regnard ; vous n'en trouverez pas trace c Plautc, C'psl ainsi que les mallrcs de notre lillÈratiire classique rellfitent les Grecs, les Latins, b Kspiignols, en cessant de leur ressembler.

Mais, au Heu de disserter sur Hegnard, combico ne vaut-il [las mieux en jouirl Je crois qu'il se moquerait bien de nos dissertations. Lise/ les Ménechnaa et voyez-les, si ou les rejoue. Celte pièce si charmante et si en verve des MéiKchmen, créée d'après Molière bien plus que d'après Plaute, ne vaut pas, il s'en faut, /e Légataire, le Disirait, le Joueur, les Fdîa amourcmes, le Rttour imprévu; c'est le plus pile enfant de la veine de Regnard; et comme il a encore les couleurs fraîches et vives! Rien de plus élincelant que la scéuc où cet effronté de cheTl conle à Araminte son rêve amoureux,

Vous avie» de Vé Ceut mille amonn

us !.'[ Iliiibil et la n pousEaienl une coni

Rien de plus à peindre que ce bon M, ■ le tailleur-marguillicr, quand il présente à S ahuri sa petite note, pour laquelle il a dû atti la Un de la guerre :

Dv mon petil devoir bnmbleaieiil je u'aequitte...

* PROPOS CETIIEATKE. 2F3

s èliona tous pour vous dans ane peine exli^me ir dans notre mois^n tout le monde vous aime, i, ma QUe, ma femme; cUi's (remblaient de peur 'il ne TOUS arriïàl du couji qiieli]ue mallieur.

iRien de plus alléchant que les songes d'avenir oti Bdéleclo Valentin en compagnie do Fioelte pour le pr où il aura fait fortune dans le tripotage des jOtes et des bons du roi :

^lile onvertH à dJner, et les jours libertins, Dnond je voudrai donner des soupers clandeslJO'~,

!rB le rempart, quelque rédujt coinmodc l>A je régalerai Icx beautés à la morïr, bo jour l'une, un jour l'autre ; et je toux à ton tour,

|t devant qu'il suit peu, te n^ler un jour.

S je n'y peose pas, Fi ! Fi ! Tout cela est fort Bin. Seulement, pour m'en apercevoir, j'ai besoin ■recueillir mes esprits. Regnard m'emporte et nie I envoler avec lui.

>ites que c'est fort vilain, di[£s-le. Ne dites jamais i cela est pris aux Grecs et aux Latins I Ne dites i que la littérature et la poésie françaises ne i une littérature et une poésie de premiiirc al

Le Buurgeoh Geatilhùmmv aver lu Cfrfioonie. — LlonilMi"')t> — Les IHrevfours il'lîli-- — SnmunMa. — Une fisltar ri une GriseliUia tic l'Iiiilu.

Ou sait que M. Perrin a eu l'idw;, il y u quelques anm'^es, de reconstituer le Bourgeois genliV homme, tul qu'il Tut jouû, en 1ti70, devant le roi.â Cliambord, avec la musique de Lulli, les inlcr niMes, les ballets et la mascarade, M. Perrin vient de remettre le Bourgeois gentilhomme comjilel fut son afTiche; c'a clt' à l'occasion des jours gras; la pièce persiste en carême. MM. Dclaunay, Coquulin cadet, Tliiron, madame Jonassin, madame Samary, madame Broisal, de plus. M. Vaulhier, dans le mufti, sont cliargés de la faire valoir. Parmi les rôles de Molière, il n'en est pas un qui aillu mieux à

. Thiron que celui de M. Jourdain. M, Gol déploie le meilleur de sou talent dans le maîire de pliilosopliie. Le rôle de Covielle est interprété îi merveille par Coquelio cadet. Pour M. VautLier, on pourrait soutenir qu'il est h héros de la pièce, tant il donne d'ampleur et de furia au personnage du mufti. Avec une exécution aussi près dVlre parfaite, il n'est pas étonnant que le Bourgeois geiuilhontme attire à la ComC'die autant de monde que la salle en peut contenir, Le gros public,d'ailleurs, a toujours eu un faible pour le JiourgeoU gentilhomme; le travers qu'il y trouve peint au naturel est de ceux qu'il connaîtlc mieux, qui le choquent le plus et dont aimi3 le plus à rire. Je ne m'associerais jias sans réserve au goût du public. Le Bourgeois gentilhomme a au moins un défaut : il n'en finit pas, surtout avec les divertissements. Molière n'excellait pas précisément dans l'art de composer une pièce, art où les Français n'ont pas eu do rivaux, et le Bourgeois gentilhomme est l'un des ouvrages de Molière dont la composition est le plus insuffisante. Cependant, quand on sort de voir le Bourgeois ffentilhomme comme il est maintenant joué, il faut féliciter d'une façon toute particulière M. Perrin de l'avoir, après un si long temps, rétabli en son appareil prijuitif. H. Perrin a eu lii une id<^e d'art oriine idée de véritable adepte. Il nous a f

Î8li A CHOPIIS IIE TIlétTIlE.

distinguer chez Molirrc des perct'es d'iiivcTition ■ iioiis ne savions plus reconnaître ou que nous an oubliC-ts.

Molitre, clicz (|ui Ton s'habiUie à voir ci(| vcmeiit le premier de nos auteurs comiques, &■ tiqué, indiqué ou esquissé diverses formes deUiftS qui ne se sont développées qu'après lui. Excepté b Ir.igt'die, il a tout tAlé le premier ou l'un des prcniiors. .le ne crois pas que le drame l)ourgeois et l'adnplation du vers alexandrin h ec drame datent de la Chausste; Tartufe est déjà par parties uD drame bourgeois en vers. Je ne crois pas q^oii puisîc attribuer par privilège k Quinault l'honneur d'avoir créft l'opéra français. Les Fittt île ÏAmmr il de Bacchui no sont que de 1672. A l'étal fragmentaire, t'opéra nettement caractérisé surgit dans les Amans matjni^ques (1G70). C'est bien l'opéra que Louis définissait quand il demandait il .Molière oun divertissement qui fût composé de tous ceux que le théâtre peut fournir », et, avec la partie versifiée et chantée des Amans magnifiques, Molière réalisait l'idée de Louis, Ni nos auteurs contemporains, ni Beaumarchais avant eux n'ont inventé de toutes pièces le vaudeville imbroglio; il est dans l'Élcn, Favart n'a pas trouvé tout seul la comédie i geoise; le romantisme n'est pas né avec les d de Dumas et de Victor Hug<j ; lion Jvan est i

composiliou rumauUque, la plii6 vaslc cl la plus diverse qu'il y ait dans notre théâtre. Et ce mâme Do7i Juan contient en germe, avec beaucoup d'autres choses, la comédie villageoise. Pour les scénarios de ballet, Molière en a dessiné un grand Dombre; il a deviné le genre de féeries que nous pratiquons aujourd'hui; il est allé plus avant dans l'opérette que les auteurs d'Orphée, de la Belle Hélène, de la Vie parismme et de la Graiide Duchesse.

Tout cela apparaît bien claireiueul dans le Bourgeois geiililhomiHe, reconstitué par M. Perrin. Molière avait intitulé le Bourgeois gentilhomme : comédieballet. Plusieurs autres ouvrage de Molière portent le même litre. Deux de ses comédies les plus fortes, notamment, M. de Pourceavgimc et (e Malade imaginaire, ont été conçues sous forme de comédiesballets. Je ne pense pas, à la vérîlc, que Molière tint beaucoup à la partie de ballet; il prenait soin, en effet, de composer ses pièces mixtes de telle manière que le chant et le ballet pussent être au besoin détachés de la comédie sans que celle-ci, eu tant que comédie, parût mutilée et tombée en fadeur. Comme il lui est arrivé de faire représentef I, même comédie à la cour avec le ballet et à k i^Ie sans le ballet, on peut supposer que le désir de Btisfaire au goût du roi plus que son inspiration

f de culte : une ^lise réfomiés, une ^lise , une église pour les î église catholique et une e compose d'uue compagnie Raguie est pourvue d'une ca- Q champ d'exercice qui s'élend . L'instnictioD se distribue aux s gens dans uo Progtfmnasium, ', une école de fdles et une école Enlin Homboui^ a son casino, t un théâtre coquet oil viennent se pendant la saison, les artistes de frrancfort. Ainsi tout l'organisme alie- Kpréseoté et en fonctiua dans cette ville ; âmes. Que de questions à s'y poser!

i qu'un Krds? — Qu'est-ce qu'un Land Ju'est-ceque l'école obligatoire allemande?

ce qu'un soldat allemand, pris dans su ime et dans son cadre de compagnie ? — qu'un volontaire d'un an ? — N'est-il pas i, tout en me réconfortant des eaux de la abeth.je pouvais, sans rien de méthodique es traits fugitifs et disséminés qui ne détpas le ton d'une lettre de voyage, donner teurs un croquis de ces divers sujets, ils voudraient pas trop de délaisser pour un

202 A l'Horiis Di; tiiiUtre.

bulcs sur le livre saint, Mtte confession de mabométaue par manière d'orthodoxie, celte ênumëration et celte abjuration boufTonne de toutes les religions professées par les hommesl... Mais tout cela ressemble à s'y méprendre h an chapitre de l'Eami surles mœurs ou du Dicliomtaire philosophique mis en action! Ou est confondu quand on songe que tout cela a été composé et représenté, en 1670, devant la cour do France et pour l'édification roi très chrétien.

Il me faut changer d'air. Je vais partir pour Hombourg. Autant que les nécessités d'une cure m'en laisseroiit le loisir, j'adresserai des notes sur mon séjour en Allomagiie.

Une ville à la fois allemande et cosmopolite comme Hombourg n'est pas pour l'observateur qui s'y concentre un mince sujet d'observation. Hombourg a été de 1622 à 1866 la capitale d'un petit État souverain, le landgraviat de Hesse-Hom bourg. C'est maintenant le cbef-lieu du cercle du Taunus, district de Wiesbaden, province de Hesse-Nassau, royaume de Prusse. La population de Hombourg, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont deux tiers protestants, le reste cathohque ou israéiite. La ville est la résidence d'un Landi'ath, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et c

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A PHOPOS DE THIÏATRE. 293

nel. Elle possède cinq lieux de culte : «ne église pour les luthériens et les réformés, une église pour les Anglais épiscopaliens, une église pour les iais presbytériens, uae t'glisc catholique et une

r*ynagogue. Sa garnison se coniposc d'une compagnie d'infanlerie. Cette compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un champ d'exercice qui s'étend au pied de la caserne. L'Instruction se distribue aux enfants et aux jeunes gens dans un Pfogymiiasivm, une Biirgerschule, une école de filles et une école supérieure de filles. Enfin Hombourg a son casino, auquel est joint un tliéâtre coquet où viennent se faire entendre, pendant la saison, les artistes de Casse! et de Francfort, Ainsi tout l'organisme alle-

^inand est représenté et en fonction dans cette ville d,e huit mille âmes. Que de questions h s'y poser!

— Qu'est-ce qu'un Kreis? — Qu'est-ce qu'un Landraihl — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemande?

— Qu'est-ce qu'un soldat allemand, pris dans sa ,'vie de caserne et dans son cadre de compagnie ? —

ce qu'un volontaire d'un an? — IS'est-il pas ^Vrai que si, tout on me réconfortant des eaux de la rce Elisabeth, je pouvais, sans rien de méthodique quelques traits fugitils et disséminés qui ne dépasseraient pas le ton d'une lettre do voyage, donner S mes lecteurs un croquis de ces divers sujets, ils ine m'en voudraient pas trop de délaisser pour un

llÉATRE.

bules sur le livre saiiU, celte confession de j maliomi^lane par manitïre d'orthodoxie, celte l méralioii et cette abjuralion boufTonDe de t les relitpoaa professées par les hommes!... Mais tout cela ressemble à s'y mépreudre à un chapitre de l'Etiai sur les mœurs ou du Dictionnaire phUosopkiq mis en actiou! Ou est confondu quaud on soni que tout cela a été composé et représenté, en \&m devant la cour de France et pour l 'édification i roi Iri'a chrétien.

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Il me faut changer d'air. Je vais partir pour Hombourg. Autant que tes nécessités d'une cure m'en laisseront le loisir, j'adresserai des Dûtes s mon séjour en jVllemagne.

Une ville à la fois allemande et cosmopon comme Homboui^ n'est pas pour l'observateur qui s'y concentre un mince sujet d'observation. Houibourg a élé de 1622 à 1866 la capitale d'un petit État souverain, le landgraviat de Hesse-Hombourg, C'est maintenant le chef-lieu du cercle du Taunus, district de Wiesbadon, province de Hesse-Nassau, royamne de Prusse. La population de Hombourg, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont deux tiers protestants, le reste catholique ou Israélite. La ville est la résidence d'un I^andratli, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et crii

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nel. Elle possède cinq lieux de culte : une église pour les lulhériens et les réformés, une église pour les Anglais épiscopaliens, une église pour les iQglais presbytériens, une église caLboiique et une nagogue. Sa garnison se compose d'une compagnie d'infanterie. Cette compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un champ d'exercice qui s'étend au pied de la caserne. L'instruction se distribue aux enfants et aux jeunes gens dans un Progjfmiiasium, une Biirgersckule, une école de tilles et une école supérieure de fdles. Enfin Hombourg a son casino, auquel est joint un théâlre coquet où viennent se fiùre entendre, pendant la saison, les artistes de Caasel et de Francfort. Ainsi tout l'organisme allemand est représenté et en fonction dans cette ville d.e buit mille âmes. Que de questions h s'y poser! — Qu'est-ce qu'un Ereis ? — Qu'est-ce qu'un Landraiht — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemandeV Qu'est-ce qu'un soldat allemand, pris dans sa ,y]B de caserne et dans son cadre de compagnie t — 'Qu'est ce qu'un volontaire d'un an ? — N'est-il pas vrai que si, tout en me réconfortant des eaux de la source Elisabeth, je pouvais, sans rien de méthodique passeraient pas le ton d'une lettre de voyage, donner jt mes lecteurs un croquis de ces divers sujets, ils 'Ue m'en voudraient pas trop de délaisser pour un

292 * rHfJPOS DR TIIÉATBE.

bultis sur le livre saint, celte confessioa de ' mahométaae par manière d'orthodoxie, celte énuuiLTation et cette abjuration boufTonne de toutes les religions prorcssées par les hommes 1... Mais tout cela ressemble à s'y méprendre à un chapitre de l' Essai sur les mœurs ou du Dictionnaire philosophique mis ca action I Ou est confondu quand on songe (jue tout cela a été composé et rcprêseolé, en 1670, devant la cour de France et pour rMification^^ roi très chrétien. ^^|

Il mo faut changer d'air. Je vais partir pour HoHibourg. Autant que les nécessités d'une cure m'en laisseront le loisir, j'adresserai des notes sur mon séjour en Allemagne.

Une ville à la fois allemande et cosmopolite comme Homboui^ n'es! pas pour l'observateur qui s'y concentre un mince sujet d'observation. Honibourg a été de 1622 à 18G6 la capitale d'im petit État souverain, le landgraviat de Hesse-Hombourg. C'est maintenant le chef-lieu du cercle du Taunuî, district de Wiesbaden, province de Hesso-Nassau, royaume de Prusse. La population de Homboui^, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont deux tiers proteslanLs, te reste catholique ou israélite. I,a ville est la résidence d'un Landrath, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et c

. Elle possède cinq lieux «le culte : ime église pour les lulhériens et les réformés, une église pour les Anglais épiscopaliens, une église pour les Anglais presbytériens, une église catholique et une synagogue. Sa garnison se compose d'une compagnie d'infanterie. Cette compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un champ d'exercice qui s'i^Lend au pied de la caserne. L'instruction se distribue aux enfants et aux jeunes gens dans un Progymnanium, une BUrgcj-sehule, une école de filles et une école supérieure de filles. EnOn Hombourg a son casino, auquel est joint un théâtre coquet où viennent se faire entendre, pendant la saison, les artistes de Cassel et de Francfort. Ainsi tout l'organisme allemand est représenté et en fonction dans celte ville d,e huit mille âmes. Que de questions h s'y poser!

— Qu'est-ce qu'un Kreis ? — Qu'est-ce qu'un Landrath'? — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemande?

— Qu'est-ce qu'un soldat allemand, pris dans sa vie de caserne et dans son cadre de compagnie ? — Qu'est ce qu'un volontaire d'un an î — K'eat-il pas vrai que si, tout en me réconfortant des eaux de la source Elisabeth, je pouvais, sans rien de méthodique en quelques traits fugitifs et disséminés qui ne dépasseraient pas le ton d'une lettre de voyage, donner à mes lecteurs un croquis de ces divers sujets, ils ne m'en voudraient pas trop de délaisser pour un

292 A i-nnrus dr tnkatiie.

bulM sur le livre sainl, ctilte confession de 1 maliomélane par mamire d'orthodoxie, celle énumùralion et cette abjuration boufTonoe de toutes les religions professées par les hommes!... Mais tout cela ressemble à s'y méprendre à un chapitre de l'Btiai sur les mœurs ou du Diclionnaîre philosophique mis eu action! On est confondu quand on songe que tout cela a été composé et représenté, en 1670, devant la cour de France et pour l't'dificalion du roi très chrétien.

Il me faut changer d'air. Je vais partir pour Hombourg. Autant que les nécessités d'une cure m'en laisseront le loisir, j'adresserai des notes sur mon séjour en Allemagne.

Une ville à la fois allemande et cosmopolite comme Hombourg n'est pas pour l'observateur qui s'y concentre un mince sujet d'observation. Doniboui^ a été de 1622 à 1866 la capitale d'un ))elit État souverain, le landgraviat de Hesse-Hombourg. C'est maintenant le chef-lieu du cercle du Taunus, district de Wiesbaden, province de Hesse-Nassau, royaume dé Prusse. La population de Hombourg, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont deux tiers protestants, le reste catbohque ou Israélite, l.a ville est la résidence d'un Landralli, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et crimî-

, rnoros de thf.atre. 293

nel. Elle possède cinq lieux de culte : une église pour les tulhériens el les réformés, une église pour les Anglais épiscopaliens, une église pour les Anglais presbytériens, une église catholique et une synagogue. Sa garnison se compose d'une compagnie d'infanterie. Celte compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un champ d'exercice qui s'étend au pied de la caserne. L'instruction se distribue aux enfants et aux jeunes gens dans un Progymiiadum, une Burgei'schuk, une école de filles et une école supérieure de filles. Enfin Hombourg a son casino, auquel est Joint un théi\tre coquet où viennent se faire entendre, pendant la saison, les artistes de Cassel et deFrancrort. Ainsi tout l'organisme allemand est représenté et en fonction dans celle ville d.e huit mille dmes. Que de questions à s'y poser!

— Qu'esUce qu'un Kreis? — Qu'est-ce qu'un iMtidrathl — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemande?

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Une ville à la fois allemande et cosmopolite comme Hombourg n'est pas pour lobservateur qui s'y concentre un mince sujet d'observation. Honiboui^ a étû de l(i22 à 18C6 la capitale d'un petit État souverain, le landgraviat de Hesse-Hombourg. C'est maintenant le chef-lieu du cercle du Taunus, district de Wiesbaden, province de Hesse-Nassau, royaume de Prusse, La population de Hombourg, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont doux tiers protestants, le reste catholique ou Israélite. La ville est la résidence d'un Landrulli, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et ^ia

A PROPCIS DE TUr./i-

ne!- Elle possède cinq lieux de culte : une église pour les luthériens et les réformés, une église pour les Anglais épiscopalîens, une église pour les iDglais presbytériens, une église catholique et une lynagogue. Sa garnison se conaposc d'une compagnie d'infanterie. Cette compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un champ d'exercice qui s'étend au pied de la caserne. L'instruction se distribue aux enfants et aux jeunes gens dans un Pi-ogymnasium, une Bilrgersckute, une école de filles et une école supérieure de filles. Enfin Hombourg a son casino, auquel est joint un théàlre coquet où viennent se faire entendre, pendant la saison, les artistes de Cassel et de Francfort. Ainsi tout l'organisme allemand est représenté et en fonction dans cette ville de huit mille âmes. Que de questions à s'y poser!

— Qu'est-ce qu'un Krek ? — Qu'est-ce qu'un Landrath ? — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemande ?

— Qu'est-ce qu'un soldat allemand, pris dans sji vie de caserne et dans son cadre de compagnie ? — Qu'est ce qu'un volontaire d'un an? — N'est-il pas vrai que si, tout en me réconfortant des eaux de la source Éhsabelh, je pouvais, sans rien de méthodique passeraient pas le ton d'une lettre de voyage, donner à mes lecteurs un croquis de ces divei'S sujets, ils

voudraient pas trop de délaisser pour un

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buli» sur lo livre aainl, celte cooression de foi matiométane par manière d'orthodoxie, celte ènuniL-ration cl celle abjuratioa bouflbaoe de toutes les religions professées [lar les hommes I... Hais tout cela ressemble à s'y méprendre à un chapitre de l'Essai surles iitœurs ou du Dictionnaire philosophique mis eu acUon! Ou est confondu quand ou songe que tout cela a été composé et représenté, en !610, devant la cour de France et pour l'êdîncation du roi très chrétien.

11 me faut clianger d'air. Je vais partir pour Kouibourg. Autant que les nécessités d'une cure m'en laisseront le loisir, j'adresserai des notes sur mon séjour en Allemagne.

Une ville h la fois allemande et cosmopolite comme Hombourg n'es! pas pour l'observateur qui s'y couconLro un mince sujet d'observation. Hoqibouiç a été de l(t2â à 1866 la capitale d'un pelîl État souverain, le landgraviat de Uesse-Hombourg. C'est maintenant lo chef-lieu du cercle du Taunus, district de Wiesbaden, province de Hesse-Nassau, royaume dé Prusse. La population de Hombourg, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont deux tiers protestants, le reste catholique ou Israélite. La ville est la résidence d'un Landratli, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et crimi-

I A PROPOS DE THÉ.\TnE. 293

'nel. Elle possède cinq lieux de culte: une église pour les luthériens et les réformés, une église pour les Anglais épiscopalieus, une église pour les Kj^nglais presbyte ri eu s, une église catholique et une tiynagogue. Sa garnison se compose d'une compagnie

■ d'infanterie. Cette compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un cUamp d'exercice qui s'étend au pied de la caserne. L'instruction se distribue aux enfants et aux jeunes gens dans un Progymmsium, une Biirgerschule, une école de filles et une école supérieure de fllles. EnQn Hombourg a son casino, auquel est joint un théâtre coquet oCi viennent se faire entendre, pendant la saison, tes artistes de Cassel et de Francfort, Ainsi tout l'organisme allemand est représenté et en fonction dans celte ville d.e huit mille âmes. Que de questions à s'y poser 1

— Qu'est-ce qu'un JCrns? — Qu'est-ce qu'an Land ralh ? — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemande ?

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L-Vrai que si, tout en me réconfortant des eaux de la Kource Elisabeth, je pouvais, sans rien de méthodique E^ quelques traits fugitifs et disséminés qui ne dé-

■ ijaaseraientpas le ton d'une lettre de voyage, donner I '% mes lecteurs un croquis de ce-s divei-s sujets, ils l.ne m'en voudraient pas trop de délaisser pour un

Itulos sur le livre saint, celte confession de^ nialiométaiio par manière d'orthodoxie, celte énumùration et cette abjuration bouffonne de toutes les religions professées par les hommes I... Mais tout cela ressemble à s'y méprendre à un chapitre de l'Essai surles mwurs ou du Diclionuatre philosophique mis en action! On est confondu quand on songe que tout cela a été composé et représenté, en 1670, devant la cour de France et pour l'ôdiDcalioi roi très chrétien.

Il me faut changer d'air. Je vais partir pour Honibourg. AuUinl que les nécessités d'une cure m'en laisseront le loisir, j'adresserai des notes sur mon séjour en Allemagne.

Une ville à la fois allemande et cosmopolite comme Homboui^ n'est pas pour l'observateur qui s'y concentre un mince sujet d'observation. Hombourg a été de 1622 à 1866 la capitale d'un petit État souverain, le landgraviat de Hesse-Horabourg. C'est maintenant le chef-lieu du cercle du Taunus, district de Wiesbaden, province de Hesso-Nassau, royaume dé Prusse, La population de Hambourg, en temps ordinaire, hors saison, est de huit mille habitants dont deux tiers protestants, le reste catholique ou Israélite. La ville est la résidence d'un Landra.tl>, d'un directeur de police, d'un tribunal civil et c

nel. Elle possède cinq lieux de culte : une église pour les luthériens ei les réformés, une église pour les Anglais épiscopaliens, une église pour les Anglais presbytériens, une église calholique el une synagogue. Sa garnison se compose d'une compagnie d'infanterie. Cette compagnie est pourvue d'une caserne spacieuse et d'un champ d'exercice qui s'étend au pied de la caserne. L'inslruclion se distribue aus enfants el aux jeunes gens dans un Progumiiasium, une Bûrgerschule, une école de Elles et une école supérieure de fllles. Enfin Hombourg a son casino, auquel est joint un Ihéâlre coquet où viennent se faire entendre, pendant la saison, les artistes de Cassel et de Francfort. Ainsi tout l'organisme allemand est représenté et en fonction dans cette ville de huit mille âmes. Que de questions à s'y poser!

— Qu'est-ce qu'un Kreis ? — Qu'est-aj qu'un land ratht — Qu'est-ce que l'école obligatoire allemande?

— Qu'est-ce qu'un soldat allemand, pris dans sa vie de caserne et dans son cadre de compagnie ? — Qu'est-ce qu'un volontaire d'un an? — N'est-il pas

^L^rai que si, tout en me réconfortant des eaux de la ^^ource Elisabeth, je pouvais, sans rieu de méthodique passeraient pas le ton d'unelettre de voyage, donner à mes lecteurs un croquis de ces divers sujets, ils m'en voudraient pas trop de délaisser pour un

HÈATRE.

moment nos auteurs et nus camëdicns ? Il y a bien des choses quB nous nous Tit^rons savoir depuis la UfiniL-re guerre et que uous ue savons guère plus (ju'iivanl. Nous avons imité ceilaînes formes extéliuures cl toutes matérielles de l'Allemagne, par fuemple l'Ocole ohligaloire et le volontariat d'un au, et uous croyons nous être approprié la substance que ces formes recouvrent. Je tâcherai d'y voir, »'il m'est possible.

En tout cas, cher lecteur, je dis adieu à Paris et à SOS spectacles pour six semaines. Je pars, je fuis, je vole; je ne veux pas rester la pi-oie des directeurs d'été.

Cette profession nouvelle et pas mal bizatlj surgi, celle année dans Paris, avec les fausseafl leurs, bien fugitives, dont nous avons joui aux c niera jours de mai. Il s'agit ior, entendons-nous bien, de directeurs d'été et pas du tout de théâtres d'été, c'est bien différent.

Quand le directeur ordinaire d'un théâtre parisien, le directeur d'automne, d'hiver ou de printemps, vient de fermer ses portes pour un trimestre, faute de public, un monsieur, gént^ralement très bien, homme à idées, se présente devant lui et offre de lui prendre à loyer son théâtre [«urce.* trois mois. — Et qu'en pré tendez- vous faire ! s'écrie Je directeur titulaire, interloqué. — Le monsieur se

seafl^H ux fll^^

A PHOPOS DE THÉÂTRE. 395

igorge et dit : ajc ferai une direction d'été. Je i directeur d'été. Voici le cUilTre que j'offre, n \ ou conclut l'alfaire.

Q existe plus d'un type de directeur d'été. La taie des directeurs d'été fournit une grande variété i caractères et poursuit les buts les plus divers, ilui-ci est déjà directeur, le restede l'année, d'une me mignonne, située vers l'ouest, qui est asaiment fréquentée. La canicule approche ; il a clos hdemment le théâtre qui est le sien, vu que Paris pîent désert. Il a un confrère, du cûté de l'est, i prudent que lui, qui a fermé en mémo temps Qu'imagine notre homme ? II loue pour i la salle du confrère et il y ti'ansporte son rébtoire et sa troupe. Son raisonnement est bien mple. L a calculé que ce qui ne fait plus d'argent uoueat de la ville en fera peut-être à l'est ; et, Epse surprenante, le succès semble justilier le iBOonemenC. Cet autre a ramassé une belle fortune ! conduisant, pendant vingt années, le tliéitre il de Carcassonne ou celui de Charleville, Il n'aurait plus qu'à se retirer dans quelque coin départemental et à jouir de l'oisiveté du sage. Mais comme ça vous a bel air d'être sage seulement avec le titre d'ancien directeur de Carcassonne I II devient directeur d'été, et, à la Un de la .saison, il a le droit de mettre sur sa carte de visite : « Mcien

I ibëUras de Pïris. ■ Celui-lû, là-bas, 1 que TOUS avez quelquef(»s i«h t du» le meiUetir monde. Personne n'est pa^ h; U a le (aîbk de cocnposM- àes pièces en vers; oo ne les lui rn^oît jamais qu'à correction ; cela ne e corrige [os, rt il entreprend nue direction d'élf, afin qa'il j ail au moins un directeur dans Paris qui rende justice â son dernier chef-d'teuiTe et le jooc. Arec mademoiselle Tata, œ n'est pas du tout la mi^me chose et cV'st la même chose exactemeal. \'oos rappelet-vnus mademoisetle Tata ï Elle aurait maintenant toutes le^ raisons desecjoire " arrivée». Du temps qu'elle se montrait de loin en loin sur la scène des Folies -Pramatiqui's, les auteurs n'osaient lui confier à dire un seul couplet. Elle en trouva un jour un qui se laissa attendrir et la chargea d'un lx>ut de rôle ; elle eut à débiter trois mots : < Ps-ta coûtent, Zozor? • et rien de plus. Cela fit un effet foudroyant sur le gros Blumschein, le coulissicr tax^tri des dewt faubourgs, qui s'épanouissait, ce soir-!â, dans l'avant-scône de droite. If envoya un bouquet ; on soupa chez Sylvain, gaiement, à l'entresol, dans la salle commune en gens pas fiers. Depuis celte soirée, c'est Blumschein qui est Zcior. Il habille Tata chez ce qu'il y a de mieux ; les casaqiiins par Kouff, les jupes par Menct-Anfonso ou Chalumeau, il lui a bûti un hôtel rue Jouffroy,

entre le Kalf i n*% -s Ts^psamt, are m lâ stil sculpté^

tiée, oomme c «c pourquoi. BSe x'Hnac oe bl Zozor menUsac uut -dis. s. «. ^^ii^ m^r*-. a: r^ hant de Mu^. fj^ns! -sk: k ^oima- -f ^ isniruf^ielle y pasenjlL se sm ôl i^j»* -faeamLèr ^ u» trop iMDBObfiiaB m m. ss susbks- ftu 'i^ souffre. La )i»s jol weiac ii9W£ ai ^fs«^ 3»- u plus « Es4m gffrt"»: Zjjdt "L. gitit sua*- ^ ^i- f^r^i^ 11 lui Euit fes |BKïinii*^. în. ^a. s. i^ «iKJBf- «k; j mots à TonSk: £& làevv^sn ou. '»'4fe ^ >rk*i-L'. bien, a baulb : Fisirr lÊt -^rso: -p» m^mt -«aîK&f'.V' parier d'elle pcor iiçiB^ & ^rî^juat tur^^ss^ ^ u Fée aux caOïixa: âaift & ifrijsiaui#^ "ns^Uisa-. a ** die fait aiardt!^ Kjiiiis{jsii^9L is^iur-i. ^ kt #- i*.: . de oomoiaiKih^ une ûxp^x^assl t^j^. ifjur ut :•>::..:' où nous xein€& aiHdie sâkk; i-^ uur Z^sik, J pourrait bien, dJtHft-irjift. *îi. •nfui«-r u-aT c-ni k... fraucs à MumsieiiâiL ! htst^ 1 >?« rîLUruu^Tt. ui j la main, sur <a n^îi '.îi**ai **;#*:. lur* û- ;*, r-rir^?- t la Bourse. Parmi >* drî^îa^art if-fr. i-r U-^;j'j*i, peut-être jusçja'aii b-nu: ôe «* ^rjir lujj* j -rn -^^ qui persisteroïd *âi «rsrauiie* : i. *5L »;fr. au. 'ju; si ••: six jours et qui à^jm ué *r.Cit pju*:. *j\i^t^ Tà'zu^ .-, de nuances ! Tou* oepeiidaiit vr ryii'^-jL'j-^ii: f :, ul point qui permet de les raD;;er v:»u§ xojt défiui-

A rnopoB ne iHéATRi; i. n'avaient [tayé leur place ni un louis ni lomment se fait-il que Paris soit sienar- Tli'K lidaht Comment n'a-t-il de théilre d'élÈ ni aux lamps-Élysécs, ni au bois de Vincennes, ni au liois de lloulognc, ni sur la vast^ prairie aisément accessible qui s'étend sur ia rive droite de \i Seine, en face de l'Ile de la Grande-Jatte I Les distances, la cliertË du terrain, la fausse idée qu'on ne peut rien tenter en matière de représentalionB scÉniquea sans un appareil brillant et compliqué, peut- Otre notre goût plus diDiclle qui ne se contenterajl pas d'acteurs tout ordinaires, expliquent ce phénoniiïne ; et puis, il n'est pas de bon ion de se taire voir à Paris après le Grand Prix. Contentons-nous, il le faut bien, â. défaut de salles d'été, de directeurs d'6lé. Qui sait si â la suite des directeurs d'été no viendront pas bientôt les salles d'été?

Je ne veux point quitter Paris sans recommander aux amateurs de poésie dramatique la nouvelle traduction du drame indien de Sacountala, dont M. Abcl Bei^aigne, maître de conférences à la Faculté des Lettres de Paris, et M. Paul Lehugeur, professeur au lycée Charlemagne, viennent d'enrichir la collection Jouaust '. Le volume est charmant d'aspect, comme il convient pour un ouvrage aussi élégant et aussi

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