‹ À propos de théâtreChapitre 7 sur 23 · II;. /• II'" 1'-* 1"^UX · texte numérisé non relu

II;. /• II'" 1'-* 1"^UX

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Vtaiiii puis'iu'ello est toujours belle ; • H j'.c '.vil' «-n <••■* "liï'^iï* Htlèle,

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tour naturel de la langue française permrt i Vc^iu.-^ de rendre en un seul mol, je ne êavn *. le «iici**; sentiment qui n en fait qu*un et qu^ Lais eif<i=>r par l'antithèse des deux verbes ouk i::^^.' '^zr y^ veux) et ou dunamai i jo ne le pui? prctr j^-;;:-:-.rr i ce sentiment plus d'abandon, tri le fait do r^rzArn^/: en un seul alexandrin le présent et le is^-^ îjt î czjr:. ce me semble, plus de K<;èrelé.

Un troisième exemple. Je lempraLirr -.î>:- r\ & TAnlhologie :

« Une vipère, un jour, piqua un Caf'p^i-.' elle aussi, tomba morte 'kaUhatK a^iLl r>lvl i i£. sang infectieux (geusarnàv* chnal-.^ »:->:•": i . »

L'idée est ingénieuse: mais qu-r V^\i'rryrv'x. — •; traînante! Bruzen de LamartiLi-rtr i.-"j-»r l;.--. ridée dans son Recueil dei épigromTtt rii:^4 '-r»:' r ?

Un gros serpent moriil Aî.r:--=:

Que croyez-vous qu'il ûrr.ti ' Qa'Aurèle en iiM>urai .' Li.-sVi .

Ce fut le serpent qui f.rc^:.

Cela est déjà beaucoup mieux. L*a[.f^:-r^.''>: 'f^n.-

wénè Qïmatos iobolou, qui est fad*: f:l ua,', < '\,,*'^.: . de Tépigramme qu'il alanguit. O^rtâifi-rfi-.:. , ';..'.-. le grec l'aoriste contracté hailhané a 'k ïh î.v, ,

est-ce que ces gentils riens, qui sont tout, ne font pas passer le traducteur à Tétat d'inventeur, les vers nés latins à Tétat de vers qui seraient nés français, la sensation virgilienne à l'état de sensation toute neuve, qui sort sans mixture comme sans scories du creuset d'or de l'imagination française? Est-ce qu'ici l'antique formule traduit et imité de,. ,, n'équivaut pas à la formule « transforme et recréé t> ?

Voyons autre chose. Voici un quatrain de l'Anthologie grecque, l'un des plus jolis, le quatrain de Laïs vieillie :

« Moi, dont le faste s'est ri de la Grèce; moi qui ai eu à ma porte l'essaim des jeunes amoureux, Laïs, à la déesse de Paphos je rends ce miroir, puisque m'y voir telle que je suis, je ne le veux ; telle que j'étais, je ne le peux. »

epei toiè men orasthai

Ouk etheldj oiè d'en paros ou dunamai.

Voltaire traduit ainsi ces deux derniers vers :

Je le donne à Vénus, puisqu'elle est toujours belle; Je ne saurais me voir en ce miroir fidèle, Ni telle que j'étais, ni telle que je suis.

Voltaire ne dépasse pas le modèle; j'ai même supprimé un vers de remplissage. Mais le fait que le

tour naturel de la langue française permet à Voltaire de rendre en un seul mot, je ne saurais, le double sentiment qui n*en fait qu'un et que Laïs exprime par Tantilhèse des deux verbes ouk cthelo (je ne le veux) et ou dunamai (je ne le puis) prête peut-être à ce sentiment plus d'abandon, et le fait de renfermer en un seul alexandrin le présent et le passé lui donue, ce me semble, plus de légèreté.

Un troisième exemple. Je l'emprunte encore à TAnlhologie :

« Une vipère, un jour, piqua un Cappadocien; mais, elle aussi, tomba morte (katthané) ayant goûté d'un sang infectieux (geusaménè aïmatos lobolou). »

L'idée est ingénieuse; mais que l'expression est traînante! Druzen de Lamartinière aiguise ainsi l'idée dans son Recueil des épigramnia listes français :

Un gros serpent mordit Aurèle; Que croyez-vous qu'il arriva?

Qu'Aurèle en mourut? bagatelle!

Ce fut le serpent qui creva.

Cela est déjà beaucoup mieux. L'appendice geusainénè aïmatos iobolou, qui est fade et niais, a disparu de l'épigramme qu'il alanguit. Certainement, dans le grec l'aoriste contracté katthané a de la force.

IlE THËtTIlE.

Nais notre verbe jKipulaire « cjevor » a nue saveur, surtout en eelto forme du passé dêlini, qui manque nit^mo à kallhané. A la place oi*! il est, dernier mol de l'6pi^rainuie, il fait batte. Itéalise-t-oii avec Lamartinit'pe tout l'accoinpIiHseuicnt de l'idée conçue par Demodocus? Pas encore, « gros serpent u est lourd ; i gros ■ Tait clievitle. £t qu'est-ce que cet Aurtle? Un nom de fantaisie; il ne dit rien; il n'est pas plaisant comme devait être « Cappadocien » pour les Gr»;cs. Arrive Voltaire. 11 s'approprie deux des vers de Lamartinière, ceux qui sont di'us ; il souille sur les deux autres et les remplace, et il applique tout chaud la chose sur Fi-éron, chair vivante.

On jour, loiD du socrÉ vallon, Ud sei'pent mordit Jean Fréron; Quo iTOjfl/'ïuus ([ti'il arrivaî Ct fui le serpenl qui urevo.

On a celle fois enfin l'épigrauime que rôvait, 1 forme, Deniodocus, il y a deux mille ans. On < la perfection ; je ne me plains pas que celte j lion ait élis achetée au pri.'ï d'un double plagiaË^ ne vois même plus le plagiai ; je ne vois que le Q vail de taille et de polissage du diamant, qui e: travail original.

On dira sans doule que je me fais des soucis U vains; que Plutarque, Homère, Virgile, l'AntlioIdl

A PROPOS DR TllEATflE.

recqtii:, c'est bien vieux, et L[ue la jurisprudencu DÎ les traités n'entravent guère la liberté de traduction à leur égard. Mais Gœlhe n'est déjà pas si aii- ,el Adraettra-t-on qu'il eût pu empêcher par iommandement exprés Pierre Leroux, son jeuno nnlemporain, d'entreprendre la traduction de Werier, qui est l'un des modèles de la prose poétique tnçaise au xis° siècle? Mais Alarcon, selon certains Kographcs, était peut-être encore vivant quand irneille lira le Meilleur de la Verdad sospechoaa. lOrneilie, en écrivant le Menteur, ne s'est même pas I inë la peine d'adapter son original ; il ne s'est I i contenté de prendre la liberté grande de l'imi- Eî, il l'a traduit à la bonne franquette ; pour la lus forte part, le Meilleur n'est qu'une traduction, s pour vers, de la Verdad «ospechosn. Il est aisé l^s'cn assurer en se reportant au Mémoire du savant ^uicr, que M. Marty-Laveaux a inséié dans son jitiOD de Corneille'. Mais on s'assurera encore plus, H, l'ou compare d'un esprit attentif les passages iLIarcou, cités par Viguier, avec les textes corresl^danls de Corneille, que Doi'ante, qui ne débite ses traduites et tournées de l'espagnol, i Français de la plante des pieds à la pointe des

MO A rnopos de TnËiTiit:.

cheveux. Il n'y a rien dans le MeiUfur qui no vieiri d'Alarcon ; cl te Menteur ne conlicnt rien qui ne soU (le Corneille cL qui puisse Atre d'un autre que lui. .\dpietlra-t-on qu'Ahrcoti l'ùL pu lenir d'une coqvenlion inlernalionale le droit de prohiber et de confisquer le Mmleur de Conicillc? Si oui, c'fâL prohibei' la France, c'est souiiiellre II confiscati^| le génie national rrançais. ^^k

^ous n'avons voulu Irailer que de la traducti^H Que serait-ce de l'adapLalion ! C'a été pour 04^1 langue et noire liltéralure un rare bonheur, c'a ^H le salut que Fraui;ois I", en signant avec Ghar^H Quint les trailC's de Noyon et de Madrid, n'ait ^^H eu l'idée d'y joindre quelque convention annexe ^H la soi-disant propriété littéraire, qui eût étfi a^H logue à celles que nous sollicitons et que nous oa^| nous aujourd'hui des autres nations. Pour cette se^H idée qu'il n'a pas eue, François I" mérite cent wB son surnom de o Père des Lettres ». Que fût deve^l l'esprit français pendant les deux siècles où il a |^^| duil merveilles sur merveilles avec nos conventi^H littéraires iuleinationales et la jurisprudence qui^| greffe sur elles 1 Un bon tiers de notre liltératl^| eût été supprimé. ^^Ê

Notre originalité ta plus étonnante est d'ai^^| créé, en Iraduisaut et en imitant, la littératui^^H plus originale qui fût jamais. Les Franç-ais en ^^|

l PROPOS DR

meilleur temps ont été les rois de l'adaptation et de la traduction ; et c'est eux aujourd'hui qui rf'clament avec le plus d'acharnement contre la traduction et l'adaptation ! M. Uchard traîne M. Sardou devant le juge ; et M. Sardou, se défendant contre M. Uchard, accuse formellement nos ministres ut nos diplomates de ne savoir point protéger les auleure dramatiques français contre les plagiaires de toute nation, notamment contre les pirates du l'Angleterre! En vaîii, la République française, endoclrinte et poussée par M. Sardou, a conclu avec le gouvememenl de Sa Majesté britannique la convention complénieniaire et interprétative du 11 aoi1t 18~ij, qui mo- Jific, dans le sens des ulUmalvjns de M. Sardou, le traité de novembre 1851. en vain, les deux gouvernements ont abrogé, d'un commun accord, le paragraphe 3 de l'article 4 de la convention de 1851, k-quel paragraphe stipulait que ledit article « n'avait point pour objet de prohiber les imitations faites de boune foi et les appropriations des ouvrages dramatiques aux scènes respectives de Franco et d'Angleterre, mais seulement d'cmp(icher les traductions et contrefaçons u. M. Sardou n'est pas encore content. ; lui faut-il donc?

(/ ',.•'.■.'.' 'ti ; j.-;rt-^:il 'rit iV • r . V. y ;;rjr;j;r j,." ij;-'-';.j .Jut-L^ue CbOsC Â |

:>•!' ",ii.i'i'i:n,i'. (/:- c'jii-i'K-raiil* ne s'eii M^ (.i. ;;pii» t-.ni,i:~. -.tn.:l-, dfca lois de 1791 et JTî If ■■■i: lnirivul frts il c'Kislater que M. Sardo^ fil " i.-i,r,'-,-nU; viijiIn i:I <Jis[ril)U6 » tout ou | ili: lu l-'iininiiii.n, ui chiim' ji M. Ucliard auooa j iiiiiC'' "iir'iVrijii.i,. |,;ir suitii (l'une violation i II» hiiili'ir ili't i|i'ii\ lois prôci lues. Ils proQO

A J'HOPOS 1>K IHiUtIIE. VÀ'i

jugemeiit lilléraire sur Odelle eL la iammina, Ils nonsUlmint un chapitre sommaire, lais en forme, de dramaturgie compart'e, Le trimai a le goût fin; ce n'est pas de quoi nous S)innics en peine. Le triiiunal a discerné et dit avec "la justesse du critiquo le plus sagacc quelles circonstances particulières serveot à engendrer dans Odelle UQ pathétique et un intérêt dramatique, difrérenls ce qu'on i-cmarquc dans la Fiammina. Mais invient-il au juge de se faire apologiste ou tienfeur littéraire? Je ne le crois pas. C'est l.*! l'office du Hiblic seulement et de ceux qui sont d'entre lo Biblic.

I Pour aujourd'hui ne chicanons pas ; félicilons- HiB sans réserve de ci^ que le juge, en l'ospôcc, t bien jugé, et par d'excellents motifs. Le sixième Sansidérant, qui e^t du principe, est ainsi eoni;u :

' Attendu qu'il appartient au juge d'apprécier si, i les iliffêreuciîs destinées à masquer son usurm, l'écrivain, qui est venu en second lieu, a entent emprunté Vœuvre de son devancier, ou tm&lgré des ressemblances inévitables, U a conçu ysécutê une œuvre vérilaliiement personnelle... s

lA U vérité, il eilt été préférable que lo juge, au 1 de dire masquer son usurpation, eût dit en pre-

A HUOPIl? IIK TiiÉATRE. 12")

sa propre imagination. C'est ce que M. Mario Udiarii Iicrsistera h. croire, et une bonne partie du public uu sera d'avis conimo lui. Il ne nous semble pas que ni le public ni M, Hario Uchard fe trompent. Le tort de M. Uchard a été de prétendre qu'un jugement du public, ou d'uuc partie du public, tout apiriluel, nous voulons dire du domaine pur de l'cspril., fût converti en un décret de la puissance temporelle, et que le jt^e séculier, armé du glaive, vînt dire à l'étemelle évolution littéraire : u Tu es la contrefaçon et je mets sur loi saisie-arrél, s Le tribmial l'a justement puni de cette prétention.

Un jour, Favart fut accusé par la voix publique d'avoir pris l'un de ses opéras comiques {non le meilleur, il s'en faut) moitié à Voisenon. moitié à Voltaire. Ni l'un ni l'autre ne se plaignit. Voisenon ne pouvait : il était trop du ménage Favart. Voltaire ne daigna. Il se dépêcha de composer sur l'affidro et d'envoyer à Voisenon une aimable épltre que je cite I» extenso, parce qu'elle est courte et parce qu'elle conlicut sans rien de doctoral toute la doctrine saine sur la nature et les limites de la propriété lillÉrairc :

J'avais un arbuslc ioulile Qui languissait iluns tiion l'iixilon; l'a boti jardinier du U ville Vient (le gfefTer mon aainageon.

Iâ>i A riiOl'Oa DE THEATRE.

Si: ne ivimvîlla'a lia ma vigne (ju'un puu lie vin Eroisii-i' cl plat; Ub'm lin gDurmel l'a rendu dîgric Du pniuia le pliia délicat.

Ma \»gne Était fui-l peu do cliosc; Ou la tnillo ou beau diuinaat.

Uonnour A l'oucliaiiteur charmant Qui lit celle im-HumcrphiKL'.

Ainsi |iarle, ainsi se donne el se prodiyiiû la vraio rieliesse. Je prends la liberté do rôadiesser loul ensemble à M. Sardou et à M, Ueliard, aux antuurs el aux jurisconsultes, ces vcrsdu temps jadis où Je bon sons est porlè sur les ailes de l'esprit.

Il faut espérer que M. Mario Uchard n'ira pas en appel. S'il ne peut dévorer l'affront de sa doTaile, il a II sa portée une occasion de revanche : je la lui indique. M. Sardou a vendu h M. Maycr, ù moins que ce ne soit à M. Buncrofî, le droit exclusif d'exploiter Odette en Angleterre. M, Uchaid n'a qu'à vendre, à sou lour, à M. Valtét! fii'Ji ou au patriarcal M. Mortimcr le droit fgalemenl exclusif de Iradilire et d'adapter la Fiammina pour la même Angleterre, M, Valtée Frith, secondù de M. Mor- Uiiier, couverlira la Bérangère â'Odvtta en une blonde Arabella; il pourra faire à la fois de la m6re d'Arabella une grande cantalrice et la femme parfaitement légitime de lord Dudlcy, pair d'Angleterre; au lieu d'i'nlrer in médias res, selon la maxime fou-

tftineaUile ûu l'art, que M. Mario Ucliard a eu lo boheur d'apjtliqijer dans la Fiimmina. il écrira son

" acte en manière de prologue, puisi^ue ialie . est la mode des pièces à siiccf's; on vnrra duns ce prologue lord DudJey, substitué à Daniel Lambei't et piigendré de lui, enlever lady Dudley qui ne s > la comtesse de Clermoot, d'Odetle, puisqu'elle { , une anglilicalion de Fiamraiua, et ne pan se ^ucier autrement de la petite Arabella dans son NTCcau, qui ne sera pas non plus Bûrao^^'re, puisque

monde l'aura connue sous l'incarnation ' Henri Lambert. M. Valtée Fritli devra s'oclroyer t fantaisie d'un second ou d'un troisième acte se . ^Dt à Brighlon, et il y peindra le tapage et les a d'une ville de bains sur la côte occidentale ^ la Manche. Brighton n'est pas Nice, peut-fitrel 1 faire attention à une chose : i! est de toute né- Bsitë que l'acte de Brighton soit épiaodique et qu'il ï serve pas plus à l'action que le premier acte en ^me de prologue. M. ValtÉe Frith terminera en lûdensant dans ses deux derniers actes la snbs- (Bce de la Fiammina. Puis, a;ant de la sorte safmment di^'lériorO la composition générale de la j mmina et répandu sur les détails le plus qu'il se I ^urra de traits vifs et animés, il fera jouer te tout

i le titre d'Odile et Arabdla, ou simplement , WOdilc. Je ne sais si le public anglais courra h. son

t > \ i'KOPOS DE THJATME.

.:.'...^ qjo II fallu u^o madame Morel, aa ~ '. i. '.1 l.\j.:\ \ n'a qu à bîea se tenir. '. . :\s.i > lUtra enfin dans ce

r.'. i. \t Luuo. Elle entra même ". \-..i.-;ir JKté. D'abordy elle . - •■.:.'. -. : ;.;.!> aK*bro. Aux premû V ,.-:..- vvii[\ait encore une cl

......::> ^..rni dans un entresdi

./ .-...v. . r. .:: .*: tvup son nom édala ^, . '..;> .v.I.a:*. comme Reber, sV

..: .ù:'. i1(^ Champs-Elysées.

..^ - V. .•....■. '.rvis ans, Thérésafutla ..., ..... : ;: .ù^ xiîons. Il nv avait

: s...,> x>!i rt-frains. Elle ne se •. .- ...: ",< r-:\v;:;-::> J^»s linanders à

.- : ,:r >. .rc. Hier, trente sous

- ^ \.\ r,:. Lî.i;.:rîine: aujouid*hi

..... .> lo: >. .r, .:;< \v'1îi:îvs, une villa, Tel

:. V- ... :'..:!:. li'.s aiulKissadrices ai

V Li o-^i:" j'.n:r..: ir.os iniiws; J'aurai iiM lo^:». à i\>|'tTa.

lit vlo loin ^.'rl uio loijriiora.

\r rrw réalisé dos couturières do Scribe! tli' tvs rou|>s de Paris î

\ PIIOPOS DE iriKATRE. li'J

étaient deus, Garibaldî et lui, ou plutôt, lui et Garih:ildi. Mais, la belle affaire ! S'ils avaient été trois, >aples, le Naples de 1860, se serait plaint d'avoir été écrasé sous le nombre. De tels épisodes sans doute sont de ceux dont doit tenir coinple le psychologue qui tiace la signalétique do Dumas. Le vrai du vrai est que le secoad Dumas (l'auteur de laùavie aux camélias ne devrait s'appeler que Dumas lll) a fait voir surtout à ses conteuiporaius uu colosse en invention romanesque. Sa plume a été son épêe Durandal, avec laquelle il moissonnait d'un seul coup des légions de Sarrazins; son pont de Brixen, à lui, c'Kt le bastion Saint-Gervais, chapilrcs iO et 47 des ( Mouiquelaires.

i sais si les morts ont quelque part des diales, comme l'ont supposé jadis Lucien el Fèneton ; fciéglige M. Vacherol. Mais, à supposer que les |rts dialoguent entre eux, l'entretien ces jours-ci t être vif entra le général et son fils, qui sans pie là-bas continuent d'avoir tous deux également tête près du Ijonnet. Je vois le paladin abordaut l^arde avec un sourire un peu piqui5 : a Ils vous t donc (kit une statue ; et, moi, j'attends toujours - J'ai conté les mousquetaires, s'écrie lent le fils. — Et moi, je l'ai été », dit le père I réplique cornélienne. Je prends le parti du lisse pas été filclié que Gustave Doni

I von* diWi*^ J . Et pou'' iUiSiukî. pas JÉAUt subUiuc A U F pcmnail li

C^«f*. le Kftwn t*«l rfjiw f nez 5 ('•u/c :i~i riett «h Jtstmgui'- ; il est ad ^dïei ï>iète. ut^ [«(wUcier que vous I :i :.-ui(N.V-hti que TbcKsi l'enlève d'iul ■K'ivmuïr. Cï^st iuISine. nuis c'fsl «fiV»

. L- I iu !.•:■>«■, '.'. uv s eu de dos jourd

V ituio au Mti; : cis* que le n j;is ^.-uvTC tvtif un jour, pour un :

«.ViVi'.Lo-KrjLiîiiaistî & Tb»'K-*a el que ce y U jiutl<.>t. >ou$ JUinoBS la MarseilUàse ( W v>ù loti a t-ntendu la Jlamillaùe t t^t lvU ausû serait ^ul>liiih\ surtout si 1 liiHi do otiorv-lier û îiiiiti-r Racliol, rcs(ait| nu'ut tv quVIle est lif naliire

La ^-raniit^ pojiutace tt la s

statue, a accompli après sa mort la plus forte gasconnade de sa vie. Heureux est Dumas que le fils qu'ii a laissé soit en bonne position littéraire et habite un quartier dont le conseiller municipal a du crédit I Voilà pourquoi il a une statue ! Il y a des pays où la collation d'un si haut honneur est délibérée posément, après un certain temps écoulé. par les pouvoirs suprêmes de TÉtat. Là, les statues ne voyagent pas incessamment de la place publique au dépôt des marbres et du dépôt des marbres à la place publique. Chez nous, elles poussent et passent comme les gouvernements, les ministres et le mal de dents, sans qu'on sache pourquoi.

- - o-i: Js: 4.-i:.2ï r::- ljis H»JirCte. MIL it-iT.-- ?*M. Y-'.j-' . I. I ••*;•:. i. 3fv.cï>ilé d'un :l ; •• îurif' 1 -:-3ï- .■: ir-TOiiic t! im» grandi

J à: re;- !r r.j:::r;::- volume du Molière de b r:-i:-.:. Hi/r.-v.r. •>: M:!ir?e fait partie de la col- . r : *. : . :- : . - * '.#:.:• A'c . i • ' . /t > cV /fl France que pu- L-.. . >:■;;> li 'i:rfcti n d'? M. Ad. Régnier, un ^■roi][.-^ de r^ivants vî d'- IrttrOs. L'.. uvrage, avec k j»:xiqii«,- d'.' Mûlièi».', la l'ioùraphie. les œuvres diveivif/s, formera >an< doute de dix à douze volumes. Le Iiuitième contient le Bourgeois gentil hommes les l'ourhries, la Comtesse (rE'.scarbagnaset ce Psyché, oîuvro commune de Molière, de Corneille et de UuiiiauU, où ce fut le vieux et dur Corneille qui apjx^rla la jeunesse, la grâce et l'enchantement. H -

(loii^lemps que je désirais, non pas sijjnak'r la eclion les Grands Écrivains — elle a Hà luiil, suite célèbri.' — non pas la recommander — j'arriverais uu peu lard après vingt ans que la publication s'en poursuit— mais renconlrer simplement une occasion d'attirer l'intérêt spécial de mes lecteurs sur le Molicre, le Racine et le Corneille de collection. L'occasion m'arrive; je la saisis, n'est personne parmi mes lecteurs qui ne coriise au moins de nom M. Ad. Régnier, auLiiifois Tcsscur de rhétorique au collège Charlemagne et .sanscrit au Collège de France. M. Régnier fst lUrd'bui un grand vieillard de soixante-dixfans, droit et vert, qui a toute la mine de iloir marcher sur les traces de M. Chevreul. Il en air robuste, loin des « chagrins de la ville i>, importuns, parmi les livres, sa joie et sa au château de Fontaiaebleau dont il est le bihliotliécaire. C'est lui aussi, en sa façon, un dûbris glorieux ou des tempsglorieus; car il est ni: à Mayence, quand Mayence était français et ne s'en plaignait pas, sous le sceptre du fameux Jean Hon. Je connaissais M. Régnier, dès mes jeunes ans, par sa grammaire allemande, où se trouve éclaircie aisément la plus compliquée des syntaxes, où l'on sent à chaque page le bon esprit et l'esprit net. Mais je ne l'ai vu lui-même qu'une seule fois dans ma

du premier; M, Régnier peul être dès à 'présent très fier du second.

Ses collaborateurs el ses iieutenanls pour le Corneille, le Molière et le Racine ont Clé MM, Marty- Laveaux, Paul Mesnard et Despois. M , Marty- Laveaux a fait le Corneille et M. Paul Mesnard le Hacino. Despois a eotrepris le Molière ot M. Paul Mesnard le coDtinue. Chacun d'eux était adapté à la lache qu'il a choisie. M. Paul Mesnard, avec sa (i gure studieuse, reposée et fine, me rappelle assez bjeu daas uotre société contemporaine ces religieux e l'ancienoe France, jésuites, bénédictins ou affiliés I Port-Royal, qui vivaient dans le siècle et se Fêlaient à lui, qui étaient ks premiers dans le.4 ttrcs profanes, qui écrivaient sans difliculté sur théâtre et y faisaient autorité, qui correspondent assidûment avec un faiseur de comédies, , en tout bien tout honneur, avec une comémne, et que Voltaire, en ses heures de justice, iplacés dans le temple du GoAt. Ils servaient. mme on a dit de l'un d'eux, le ciel et le monde par semestre; mais, au cours du semestre. mondain, ils ne perdaient jamais de vue ni les fins ^Uectives de leur ordre, ni l'objet de leurs travaux. i. Paul Mesnard est une sorte de janséniste tem- Bré, Est-ce qu'il n'habitait pas, quand je l'ai aus visité, je ne sais plus quelle rue, tenant au

xvii® siècle, au moins par la topographie, la 'rue Port-Royal ou la rue du Val-de-Grâce? C'est bien rhomme qui convenait pour Racine. Il Taime lendronient et gémit avec le cœur austère de quelqu'un des Messieurs sur les erreurs de sa vie.

Quant à Despoix il connaissait à fond les dessouts de la vie littéraire au xvii* siècle et en particulier les dessous de la vie d'auteur dramatique et de la vie (le comédien. Il a écrit à ce sujet un livre? précieux, nourri de faits, de dates et de détails ex:— pressifs, le Théâtre français sous Louis XW. H avait bien, par rapport à Molière, un léger défaut- En sa jeunesse, au moins, lorsqu'il enseignait la rhétorique à Louis-le-Grand, il inclinait trop à se figurer Molière comme un tribun du peuple, un r6- j formateur démocrate, une sorte de républicain et même de républicain martyr d'avant la république. La vue n'est pas très juste et elle est en tout cas bien restreinte. Despois serait revenu de sa conccp* tion en serrant de plus près Molière. Mais la mort l'^ interrompu presque au début de son oeuvre ; une sea ^^ et même année, l'année 1876 a malheureuseme^^^ ravi à la collection les Grands Écrivains Despois ^^

Adolphe Régnier jeune, le fils du directeur de J^* collection, qui secondait Despois pour la constitu^^"

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