RÉSUMÉ ET DISCUSSION DE L'OBSERVATION J
Femme de 40 ans, présentant une maladie de Basedow dont les premiers signes remontent au printemps 1946.
Du point de vue endocrinien, femme bien réglée jusqu'à l'apparition de son goître ; à partir de cette période, le cycle demeure inchangé, mais l'aspect des règles a subi des modifications (règles rosées, diminution de quantité).
L'augmentation des troubles et la non-amélioration par la thérapeutique médicale font décider en juillet 1948 une intervention chirurgicale en deux temps : ligatures, puis thyroïdectomie subtotale.
La tension artérielle jusqu’à l’acte opératoire était normale : Mx, 14 ; Vin, 8. Le graphique n° 2 donne l’évolution de la courbe tensionnelle jusqu’en juillet 1952.
La courbe n’est qu’une interprétation grossière de l’évolution réelle des chiffres tensionnels ; les prises de tension n'ont pas été faites régulièrement ; d’autres oscillations ont pu avoir lieu dans l'intervalle des différents examens.
Le traitements médical et les séries d’irradiations hypophysaires n’ont, ici encore, pas influencé l'hypertension.
La malade meurt moins de deux ans après le dernier examen d'une hémorragie cérébrale.
Ets RE
Nous ne savons rien de ses antécédents héréditaires : seule son hérédo-spécificité nous éclaire un peu. Faut-il la retenir comme un élément étiologique valable de sa maladie de Basedow (thèse de SCHULMANN) ? |
Nous retiendrons les différents signes de lésion urinaire, bien qu'ils nous paraissent cependant trop minimes pour pouvoir créer une hypertension du type rénal.
Du point de vue endocrinien enfin, les règles sont redevenues absolument normales après l'opération, peut-être même plus abondantes qu'avant l’épisode basedowien.
Dans cette observation, nous pouvons réellement parler de maladie hypertensive, puisque le trouble tensionnel est accompagné du cortège des complications classiques, dont l’une, cause de sa mort, l’hémorragie cérébrale.