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quasi-total, qui fait pour suivre son traitement deux fois par mois le voyage du Havre à Paris. Les trois cas que nous présentons sont éfalement instructifs à ce sujet. Les trois malades ont supporté facilement les insufflations. En étudiant les résultats, nous reviendrons sur le troisième cas et nous chercherons les causes de sa crise d’asphyxie aiguë. Notons dès maintenant que l’insufflation du deuxième côté a été bien supportée le soir et le lendemain de l'intervention. Il faut donc chercher ailleurs que dans l’insufflation elle-même la cause de l'accident. La malade de l’observation I circulait et a repris du travail avec un double collapsus complet. Ceci pour montrer que [a tolérance n’est pas seulement parfaite avec des pneumothorax partiels, doublement électifs, mais aussi avec des compressions totales.
Rist a étudié le mécanisme de la respiration dans ces cas paradoxaux, il a montré que « la respiration chez ces malades est analogue à celle de l'enfant, nouveau-né qui n'a pas d’air résiduel ni d'air de réserve ».
À sa première aspiration, il expulse en totalité l'air inhalé à la première inspiration. Le poumon redevient de ce fait un viscère plein comme à la naissance. Cela n’est possible que parce que le volume pulmonaire est exactement égal au volume thoracique. Mais dès les premiers jours de la vie, le volume de la cage thoracique augmente plus rapidement que le volume des poumons, l'expiration ne vide plus complètement le poumon qui reste en partie dis-
tendu par l'air. el et l'air de réserve. La pro- portion d’air résiduel et de réserve augmente donc avec le développement de l'individu, La ventilation pulmonaire d’un adulte porteur d’ un double pneu- mothorax est analogue à celle du nouveau-né. Son
“air résiduel est à peu près supprimé. La compensa- tion se fait grâce à la HBécypnée.
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