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TECHNIQUE ET INDICATIONS DU PNEUMOTHORAX BILATÉRAL

La technique du pneumothorax bilatéral sans être dans son ensémble très différente de celle du pneumothorax simple n’exige pas moins de l'opérateur l'observation de nombreux détails qui font qu'actuellement la méthode exige encore « un médecin spécialisé, entouré de tout l'outillage médico-chirurgical et radiologique nécessaire » (Tobé et Terrasse).

Nous avons montré au début de ce travail comment le pneumothorax électif avait conduit au pneumothorax double. Bien des auteurs sont depuis revenus sur cette question et ont essayé de préciser les con- : ditions et les intérêts du pneumothorax électif. Disons tout de suite que le gros écueil de la méthode a été la difficulté de sa réalisation.

Comme le dit Dumarest, le hasard qui le fit découvrir permet seul sa réalisation.

Il faut du reste biea s'entendre sur la définition du pneumothorax électif et ne pas le confondre avec le pneumothorax partiel. Dans un pneumothorax partiel, la localisation du collapsus est purement passive, une symphyse rattache à la paroi le reste de l'organe.

Le malade de l'observation III présentait à gauche

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un pneumothorax partiel. Des adhérences empé chaient la compression totale et c’est sans doute à cet obstacle et à la béance consécutive de la caverne sous Jacente qu'il faut rattacher le point de départ du mauvais résultat obtenu.

Dans un pneumothorax électif la localisation est spontanée. Le tissu pathologique est exclusivement collabé, aucune adhérence ne fixe au gril costal le parenchyme demeuré sain.

Serait-on partisan de la méthode que son emploi serait déjà restreint par cette observation que dans la majorité des cas le collapsus n’est obtenu qu’au niveau du lobe supérieur. La rétraction du lobe inférieur est beaucoup plus rare et Reynaud ne peut en présenter que deux observations. Enfin, Vaucher et Fath ont rapporté le seul cas de pneumothorax électif du lobe moyen. La facilité de la rétraction élective n’est pas en rapport non plus avec la forme anatomo-clinique à laquelle on s’adresse et des blocs lobaires apparemment denses peuvent céder plus facilement que des cendensations discrètes.

En vérité, il semble bien que sans vouloir s’opposer au pneumothorax éleciif, il ne faille pas s'entêter

trop dans cette voie. Il est certain que si d'emblée

on peut obtenir une rétractilité des tissus malades

et que cette rétractilité puisse être maintenue sans un collapsus plus étendu, on aurait tort de ne pas profiter de cette chance dont le plus gros avantage est de ménager du tissu sain pour une meilleure hématose et de diminuer la dyspnée — encore

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n'ä-t-on pas montré plus haut la large tolérance des collapsus étendus. Mais encore une fois, bien que Terrasse prétende qu’on peut l’observerd’une manière fréquente dans les cas de pneumothorax à pression franchement négative le pneumothorax électif est question de hasard, c’est pourquoi en général il n’a pas chez nous de nombreux partisans. Jullien s’y oppose. Pour lui, la plupart des pneumothorax électifs doivent être complétés par la suite pour éviter l’'ensemencement secondaire du bloc sous-jacent et empêcher l’organisation de symphises entre les lobes sains et les parois en contact.

Enfin, le pneumothorax électif n’est pas toujours efficace et c’est là son plus grand défaut. C’est pourquoi il n’en a pas été question dans les observations que nous présentons et où l’on a surtout été guidé par l'efficacité. Le résultat obtenu chez la première malade semble confirmer la thèse de Jullien du pneumothorax le moins électif possible.

La technique proprement dite est elle-même sujette à des discussions. Les uns, se ralliant plutôt à la théorie du pneumothorax de détente, préconisent les injections minimes, rejetées et faites lentement. Pissavy accuse les injections rapides d’être la cause d’épanchements. Les autres, et en particulier Chabaud, préconisent les insufflations immédiatement effectives qui éloignent au maximum le poumon de la paroi.

Ce dernier est en effet persuadé que dans les insufflations minimes l'aiguille risque d’érailler le pou-

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