‹ A propos de Trois Cas de Tuberculose Traités par le Pneumothorax BilatéralChapitre 8 sur 16 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

seils qui lui sont donnés, elle quitte l'hôpital en fin juin 1928 pour prendre quelques vacances. Son absence est de courte durée. Elle doit rentrer à l'hôpital au mois de juillet suivant. Son état général est alors beaucoup moins bon ; elle tousse à nouveau et la température qui a fait sa réapparition oscille le soir entre 39 et 4o.

Ce mauvais état se maintient après plusieurs semaines de mise au repos. L'auscultation en donne bientôt la cause.

On découvre en effet à droite, sous la clavicule en avant, dans la fosse sous-épineuse en arrière des râles secs survenant surtout dans l'inspiration qui suit la toux.

En peu de temps, l’expectoration réapparaît ; l’état général décline. On se décide alors le 16 juillet 1928 à pratiquer à droite un pneumothorax.

Au début le décollement est assez difficile, on n'obtient d'abord qu’une grosse bulbe dans l’aisselle, mais il devient plus facile par la suite. Bien entendu, on continue les insufflations à gauche. L'entretien se fait en alternant le côté à chaque séance.

Dès les premières insufflations alternées, les signes généraux s’amendent, la température s’abaisse, le liquide qui avait persisté jusque-là dans la plèvre gauche diminue ; il va bientôt disparaître complètement. L’'expectoration n'existe plus. |

L'image ci-contre montre les surfaces pulmonaires telles qu’elles se présentent à la fin de 1928. Le collapsus des deux côtés est notable.

On note la disparition complète du liquide dans le côté gauche ; il n’y en a jamais eu à droite.

Au mois de juin 1929, la malade accuse un poids de 62 kgr.

Malgré son indiscipline à faire les cures, sa température ne dépasse jamais 37. Elle paraît être en parfait état de santé. Au mois de juin 1929, on a un collapsus à peu près complet du poumon droit, la surface visible du poumon gauche semble être d’un tiers de sa surface normale.

Notons que la malade ne présente aucun trouble fonctionnel au moment des injections. Dans l'intervalle, elle se plaint seulement d’une dyspnée assez marquée à la marche, En juillet 1929, profitant des vacances du chef de service, la malade se déclare guérie et quitte le service. On la perd de vue. Par le hasard d’une rencontre on la retrouve dans le courant de 1930. Elle est alors concierge dans une communauté religieuse. Elle est toujours en bonne santé et un examen effectué à ce moment la montre complètement apyrétique. En mai 1930, elle pèse 65 kgr. Les deux poumons respirent de haut en bas sans autres bruits surajoutés que quelques frottements à la base gauche.

La malade a maintenant quitté son poste de concierge. Elle a pris le voile dans la communauté religieuse où elle était employée. Elle vit cloîtrée et malgré une règle assez sévère et un régime presque exclusivement Végétarien, elle

continuait en novembre 1930 à jouir d’un excellent état de santé.

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