‹ A propos de Trois Cas de Tuberculose Traités par le Pneumothorax BilatéralChapitre 9 sur 16 · RUE‘ LES · texte numérisé non relu

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leuse du sommet droit, on a dû lui faire un pneumothorax de ce côté. C’est un pneumo partiel de l’aisselle droite qui se complique bientôt d’une pleurésie du même côté : pleurésie d’abord séro-fibrineuse qui devient ensuite puriforme.

À Nantes, il était immobilisé depuis janvier 1925, son épanchement était ponctionné tous les mois. Le liquide ponctionné était remplacé par une injection d'huile goménolée à 5 04,

Quand il vient consulter, il vient de reprendre du travail quinze jours auparavant aux Chantiers Navals poussé par des nécessités absolues.

Quand il se présente son état général est très bon. Il pèse 64 kgr. 500, il n’a pas de température et ne présente aucun trouble fonctionnel.

Dès cette époque, on trouve à l'auscultation quelques craquements discrets sous la clavicule gauché et l'examen radioscopique montre de ce côté une petite traînée d'ombre se propageant vers la région hilaire.

Pendant la fin de 1926 et le début de 1927, il se porte parfaitement bien et peut continuer un travail assez dur. 1l ne maigrit pas et son poids se stabilise entre 63 kgr. 500 et 64 kgr. 300.

En avril 1927, la toux recommence, elle s'accompagne d’une expectoration qui se produit surtout le matin. On recommande au malade le repos mais des considérations matérielles l’obligent à reprendre le travail. Tous les mois, l’épanchemènt est ponctionné et on retire 30 à 50 cmc. d’un liquide qui était purulent au début et qui devient par la suite de plus en plus clair. Chaque ponction est suivie d’une injection d’une vingtaine de cmc. d’huile goménolée à 20 %.

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e Re HAE ! ; k La situation se maintient ainsi assez bonne jusqu’au mois

de juin 1928. 5 |

À ce moment, le malade fait du côté gauche, une petite poussée conjective avec crachats hémoptoïques, mais sans température. Le poids se maintient aux environs de 64 kgr.

Au mois de janvier 1929, la fièvre apparaît, température vespérale qui oscille tous les soirs entre 3802 et 3805. L'expectoration devient de plus en plus abondante. Un examen montre dans le crachat, la présence de nombreux bacilles de Koch. La dyspnée apparaît au moindre effort, l'état général devient de moins en moins bon. Le malade maigrit et sans qu'il y ait eu de diarrhée, le poids tombe à 58 kgr.

A ce moment, l’auscultation et l'examen radioscopique relèvent la présence d’une caverne au sommet gauche.

On se dispose à faire de ce côté un pneumothorax quand les nécessités de famille obligent le malade à quitter la région pour aller s'installer à Rennes. Le malade entre dans le service du Dr Pelé, à l'Hôtel-Dieu de Rennes où on lui fait un pneumothorax du côté gauche, Ce pneumo a été depuis réinsufilé tous les dix jours.

Les injections sont d'environ 500 eme. avec une pression

terminale : o.

Notons que depuis son départ de Caen en janvier 1929 on

ne s est plus occupé de son côté droit. Ce côté n’a plus jamais été ponctionné, ni réinjecté : à l'heure actuelle cependant le collapsus persiste grâce à la rétention d’une assez grande quantité de liquide huileux. Le côté gauche bien collabé ne respire plus. L'état général du malade est meilleur. La température s’est stabilisée et oscille entre 3702 le matin et 3705

le soir, Le poids est stationnaire aux environs de 58 kgr.

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A l'heure actuelle en décembre 1930, l’expectoration persiste avec une dizaine de crachais par jour contenant du bacille de Koch. fe malade est encore en traitement à

l'Hôtel-Dieu à Rennes.

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