CHAPITRE IV
Traitement
L'intervention, dans les trois premières observations, a été faite sous anesthésie locale et en position assise, suivant le procédé indiqué par M. de Martel pour l’ablation des tumeurs cérébrales.
L’anesthésie locale permet, en effet, d'opérer le: malade en position assise; de cette façon, rien ne saigne, et l'examen du champ opératoire peut être plus facile car, le malade étant conscient, peut incliner la tête comme on le désire pour montrer ses. lésions. LR ge
L’anesthésie se fait en infiltrant le cuir chevelu comme il est classique de le faire, puis, après avoir tracé le lambeau, en infiltrant le périoste.
Le blessé est mis à cheval sur une chaise faisant face au dossier, les bras croisés sur une table un peu haute (rebord de la table d'opération habituelle) et la tête appuyée sur les bras.
L'incision est courbe, en forme de fer à cheval dans le cas où il n'y a pas de fistule ; dans le cas con-
DR a nr us SE traire, on suit tout simplement le trajet Fee cette dernière. |
Il faut détacher avec beaucoup de précautions Lebloc osseux qui est partiellement engagé dans les. méninges et dans le cerveau, si l'on ne veut pas nee duire de déchirures ee
Lorsqu'il s’agit d’un bloc d’esquille encore adhé-. rent au crâne, en général, il n’y a pas d'autres débris. que ceux qui sont réunis en un seul faisceau,:et après. avoir excisé les parties épaissies de la dure-mère, il n'y a qu’à rabattre le lambeau cutané.
On termine par un draînage que l'on pratique en passant une mèche au centre du lambeau, même quand il s’agit d’une lésion aseptique, pour éviter qu’il ne se constitue une cavité kystique à l'endroit même où la dure-mère a été excisée.
Quand le malade a déjà été trépané et à plus forte. raison il y a eu une fistule, on termine par un pansement à plat.
Dans les jours qui suivent, en vue d'augmenter la tension du liquide céphalo-rachidien, si le besoin s’en fait sentir (les signes de cette hypotension sont : la céphalée, qui peut êtretrès violente, et une température élevée), on procède à des injections sous-cutanées de sérum artificiel.
En général, 150 centicubes suffisent à chaque injection.
Dans certains cas, plus aigus, il faut d'emblée in-jecter les doses fortes (500 centicubes).
La céphalée et la température disparaissent alors très rapidement.