‹ À propos des algues fossilesChapitre 4 sur 25 · Tyre pes Chondritées propres ; — genre Cnonprires · texte numérisé non relu

Tyre pes Chondritées propres ; — genre Cnonprires

Chondrites bollensis, Ziet., Sap., Vég. j'ur., I, p. 167, pl. 14, fig. 4-2. (PI. VI, fig. 1.) Chondrites filicinus, Sap., Vég. jur., I, p. 174, pl. 17 et18. (PI. VI, fig. 4.) Chondrites taxinus, Sap., Vég. jur., I, p. 172, pl. 24, fig. 5. (PI. VI, fig. 3.) Chondrites flabellaris, Sap., Vég. jur., I, p. 170, pl. 15, fig. 1-3. (PI. VI, fig. 2.) Chondrites robionensis, Sap. et Mar., Évol. des Cryptog., p. 94, fig. 30. (PI. VE, fig. 5.)

En poursuivant l'étude rétrospective que j'ai en vue, je me trouve naturellement en présence de types d’Algues de moins en moins déterminables génériquement ; c'est-à-dire que l’assimilation de ces types aux formes vivantes dont ils retracent les traits soulève une trop grande incertitude pour que l’on ose rien affirmer à leur égard. [Il ne s’ensuit pas cependant qu’à raison de ces doutes on soit autorisé à les considérer comme rangés faussement parmi les plantes et, tout en prêtant à certaines erreurs que Je suis loin de vouloir nier, il n’est pas de groupe moins entaché d’ambiguité, au point de vue phytologique, ni dont la vraie nature ait été plus rigoureusement définie, que celui des Chondritées, considéré dans les espèces qui le représentent légitimement. On observe des Chondritées, au sens général qu'implique ceterme, dans les terrains les plus anciens, comme le prouvent les Puthotrephis de Hall et les empreintes siluriennes que je décris un peu plus loin. On les retrouve à tous les étages de la série secondaire ; elles reparaissent dans la craie de Bidard (1), et plus tard encore dans le Flysch où elles abondent en présentant en grande partie les mêmes formes spécifiques que dans la craie. M. Nathorst, reconnaissant que les Chondrites du Flysch ont laissé des traces de’substance végétale (2), les admet comme étant de véritables Algues; mais alors pourquoi regarder comme des trous de vers ou des impressions de tentacules promenées sur la vase ceux des terrains antérieurs qui ue diffèrent pas des plus récents et qui paraissent même parfois spécifiquement

identiques à ceux-c1? Il y a là une inconséquence que le savant suédois n’explique pas:

(4) Voy. Paléont. de Biarritz, par le comte R. de Bouillé, p. 31, pl. 3, fig. 6-7.

(2) Dans la traduction française de son Mémoire, comme je l'ai remarqué plus haut, M. Nathorst revient sur ses premières réserves et rejette, comme étrangères au règne végétal, la totalité des Chondritées du Flysch et à plus forte raison celles de la craie. Il nous paraît pourtant à peu près impossible que son opinion ait chance d'être sérieusement accueillie, tellement elle soulève d'objections et de difficultés. Formulée d’une façon aussi tranchée, elle est évidemment moins admissible encore que lorsqu'elle se présentait sous des apparences moins exclusives.

pourtant, comme ses hypothèses peuvent bien expliquer-la présence d’apparences phytiques, mais non de plantes vraies, ayant leur physionomie propre, leur ramification régulière et leurs caractères distinctifs, Je vais examiner au point de vue de leur liaison intime avec le règne végétal quelques-unes des espèces précédemment signalées par moi, en choisissant celles qui m'inspirent le plus de confiance, bien qu'elles aient été controversées à l’égal des plus douteuses.

Un mot d’abord du mode de fossilisation des Chondrites. Ils couvrent parfois des feuillets entiers, et certains lits fissiles et presque charbonneux en sont comme pétris, non pas seulement dans le Flysch, et dans la craie de Bidard, mais ailleurs sur l'horizon de l’oxfordien, du las supérieur et de l'infralias. Dans ces cas-là, M. Nathorst (du moins jusqu'à l'apparition de la version française de son Mémoire) était porté à reconnaitre qu'on avait affaire à de vraies plantes; mais d’autres modes de fossilisalion ont contribué à nous conserver des débris de Chondrites et ces procédés ont trop d'importance pour que nous négligions de les mentionner ici : le plus souvent, il y a eu remplissage à l’aide d’une substance calcaire ou calcaréo-marneuse, plus claire ou plus foncée que la masse de la roche, c’est-à-dire que la plante, recouverte et moulée par le sédiment en voie de formation, a donné lieu plus tard à un vide que la matière du remplissage a comblé à mesure que la roche se consolidait. Il existe encore des moules creux de Chondrites, c'est-à-dire des empreintes vides susceptibles d’être reproduites en relief à l’aide d’une matière plastique. Cette particularité démontre seulement que les Chondrites ou certains d’entre eux ont dù posséder des thalles formés de ramules fermes et cylindroïdes. Je n’ai pas encore observé de vrais Chondrites en demi-relief, mais la fossilisation en demi-relief a été surtout propre aux végélaux épais et résistants, couchés sur un fond de mer capable de se prêter à recevoir leur empreinte; il faut croire que les Condrites, Algues généralement de petite taille, gazonnantes et peut-être fragiles ou facilement entrainées, auront été tantôt ensevelis sur place, tantôt charriés à l'état de débris et accumulés dans de minces lits schisteux. Mais que l’on admette l’une ou l’autre hypothèse et d’autres encore inutiles à mentionner, rien ne contredit l'attribution des Chondrites au règne végélal, faite par tant d'auteurs ; les exceptions et les erreurs partielles ne servent 101 qu'à confirmer la règle; plus on les examine avec attention, plus on reste convaincu qu’en s’y conformant on est dans le vrai.

Je prends d’abord le Chondrites bollensis Kurr, pl. VI, fig. 1, figuré avec le plus grand soin, d’après un échantillon très complet du lias supérieur de Ohmden, dans le Wurtemberg. La roche est une plaque mince de schiste marneux noirâtre dont les feuillets se trouvent recouverts d'innombrables empreintes d’une même espèce, dont les individus ramifiés atteignent parfois, selon Schimper, une hauteur

de plus d’un pied. Ge sont de véritables empreintes présentant quelque profondeur

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et dans lesquelles la substance végétale a été remplacée par une matière pulvérulente, blanchâtre et comme nacrée, qui se détache en clair sur le fond obscur des feuillets schisteux. Tout ici annonce une plante vraie : point d'agglomération confuse de filaments entremêlés, mais des ramules partant d'une tige simple dans le bas, ramifiée dans un ordre parfaitement régulier et dont les dernières subdivisions, toujours flexueuses, par leur sommité atténuée-obtuse et des sinuosités toujours semblables, marquent bien la présence d’une espèce unique, très nettement caractérisée.

La figure que je donne, il est facile de le vérifier, offre des traits distinctifs absolument identiques à ceux de la figure insérée par Schimper dans son Zandbuch der Palæontologie (fig. 48); celle-ci est cependant un peu plus confuse que la mienne. J'ai tenu à montrer une plante ou du moins un segment de plante (1) à peu près entier. Combien peu elle ressemble aux informes linéaments reproduits par les figures du Mémoire de M. Nathorst (pl. 6 à 8), qui sont attribuées par cet auteur à des traces de Goniada maculata Oerst. Dans mon espèce, tout est net et marqué de cette symétrie dans l’ordre successif des ramifications qui caractérise une plante. Chaque subdivision, prise à part, n’a qu'une étendue limitée; mais, dans le Chondrites bollensis, comme dans une foule d'Algues, les ramifications se répétaient en sortant les unes des autres et se multipliaient sans trève. Gette ordonnance, inconnue aux plantes terrestres et vasculaires, caractérise les Algues et explique leur accumulation sur un point donné, lorsque le fond et les eaux favorisent leurs colonies. On conçoit dès lors que leurs débris amoncelés aient contribué à la coloration en noir de certains schistes à fucoïdes, que l’on observe à bien des niveaux, entre autres dans le lias supérieur et dans l’oxfordien, tandis que d’autres individus, au lieu de se décomposer, laissaient des empreintes visibles entre les feuillets schisteux, par un procédé pareil à celui auquel toutes les plantes fossiles doivent leur conservation. Non seulement sur les plaques de Ohmden on distingue des plantes entières, mais encore des fragments et même des points arrondis que J'avais signalés comme dénotant peut-être des sporothèques, indication qui n’était qu'une présomption, mais qui s'accorde peu en tous cas avec les hypothèses de M. Nathorst. Comment admettre que ces élégantes touffes, ramifiées dans un sens déterminé à l'exemple des CAondria, des Gigartina et des Gelidium, ne soient que le résultat de la marche d’Invertébrés? Rien de plus délicat à la loupe que la

façon dont les ramules de divers ordres se détachent de la tige principale; la

(1) Chez les Algues, végétaux purement cellulaires et peu différenciés, il n’existe pas de distinction réelle entre la tige et les parties appendiculaires ; il s’ensuit que les ramificalions peuvent se prolonger, pour ainsi dire, indéfiniment, en sortant les unes des autres. Il est donc impossible de décider, en ayant une Algue fossile sous les yeux, s’il s’agit d'une plante ou individu complet ou d’un segment de cette plante. La partie en un mot n'est qu'une réduction de l’ensemble et l'ensemble ne consiste que dans la répétition plus ou moins nombreuse des mêmes parties.

netteté des moindres subdivisions, leur terminaison si bien caractérisée apportent la conviction pour peu qu’on les examine attentivement. C’est pour cela que j'ai tenu à représenter grossies les principales parties de mon exemplaire, la base d’abord, pl. VI, fig. 1*, dont les subdivisions dichotomes ne sauraient tromper, non plus que la finesse des sinus commissuraux, ensuite un des rameaux, pl. VI, fig. 1”, dont la parfaite régularité saute aux yeux, tellement les petits ramules s’entremélent dans un ordre toujours symétrique, à la façon de ceux des végétaux.

[l'est impossible de ne pas en dire autant du Chondrites filicinus Sap., pl. VI, fig. 4, déjà figuré dans la Paléontologie française (1), que je reproduis de nouveau pour faire voir comment les espèces de Chondrites peuvent varier dans les détails, tout en ne sortant pas des limites du même cadre générique. Seulement ici, la roche est un calcaire dur et la matière du remplissage, elle-même consolidée, paraît incorporée à la masse encaissante dont elle se distingue cependant par une teinte plus claire. —

Le doute ne saurait être permis ; il ne l’est pas davantage si l’on jette les yeux sur le Chondrites taxinus Sap., dont je donne également une nouvelle reproducion, pl. VI fig. 3, et qui provient du Flysch d’Estoublon, près de Digne (Basses- Alpes). La matière du remplissage est due ici à une infiltration spathique ; l'espèce est fine, mince, délicate et pour mieux permettre de juger de ses caractères, je l'ai grossie deux fois; enfin, en dépit de la distance verticale qui sépare le tertiaire de l’oolithe et du lias, tout chez elle dénote la légitimité de son attribution au même genre que les formes précédentes. — Mais telle n’est pas la question, et quand même il s'agirait d’un tout autre type, on ne saurait certainement reconnaitre des traces d'Invertébrés dans ces rameaux pinnés successifs, étalés et divariqués, qui rappellent à l'esprit ceux des Ifs et des Sequoia. L'aspect seul emporte la convicüon, d'autant plus qu'abstraction faite du grossissement, le dessin est d’une rigoureuse exactitude.

Cette dernière espèce me rendra plus facile l'appréciation du Chondrites flabellaris, déjà figuré dans la Paléontologie française, mais que je reproduis, pl. VI, lig. 2, pour éclairer le lecteur sur tous les points soulevés par la controverse de M. Nathorst. Cette espèce, du toarcien des environs de Metz, a donné lieu à un moule creux de ses diverses parties, dont il est facile par suite de reconstituer le relief originaire, à l’aide d’une matière plastique fortement pressée contre la plaque de grès compact qui renferme l’empreinte. On obtient alors l'aspect fidèlement reproduit par la figure de la planche VI. Le caractère des ramifications entremélées que représente celte figure est parfaitement saisissable et n'offre rien qui ressemble,

(1) Vég. jur., 1, p.174, pl. 18, fig. 1.

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même de loin, aux traces d'Amphiurus, représentées par Nathorst (pl. 5, fig. 1 de son mémoire), comme étant de nature à rendre compte du Chondrites flabellaris.

En effet, ce que montre cette plante ce ne sont point des expansions pédicellées, planes à la surface, lobulées à la périphérie et groupées en désordre autour d’une région centrale; mais une tige véritable, fort nettement subdivisée en ramifications flexueuses et successives, qui se recourbent et s’inclinent en donnant lieu cà et là à des parties dilatées, résultant du rapprochement de plusieurs ramules soudés entre eux en forme d’éventail. Il est visible que le Chondrites flabellaris se rapporte à celte catégorie d’Algues chondritoïdes, à laquelle M. Heer a appliqué le nom de Nulliporites, en les comparant aux Nulliporées actuelles. Celles-ci sont des Algues incrustantes que les Chondritées en question rappellent effectivement par la roideur de leur port qui leur à permis d’être assez fréquemment recouvertes par le sédiment dans une situation verticale. En second lieu, ces Chondrites diffèrent des autres formes du groupe par leurs ramifications cylindriques, dirigées en tout sens, « dendroïdes », c’est-à-dire prenant indifféremment plusieurs directions, au lieu d'être plus ou moins comprimées et subdivisées dans un même plan, à l'exemple des Chondrites bollensis, filicinus el taxinus que j'ai décrits plus haut. Effectivement, le moule du Chondrites flabellaris reproduisant sans les comprimer toutes les irrégularités de l’ancien thalle, on voit que ses ramifications repliées diversement émettent des rameaux dans plus d’une direction, ordonnance que la figure 2, pl. VI, n'a pu traduire qu'imparfaitement, au moyen de l'ombre jetée sur certaines parties.

Il suffit d'une comparaison même superficielle pour reconnaître que le Chondrites flabellaris à la plus grande affinité avec le Chondrites (Nulliporites) hechingensis de Queenstedt, qui abonde dans l'oxfordien, tandis que le premier provient des grès loarciens de la Moselle. La figure du Chondrites hechingensis donnée par Heer (1), répétée par Schimper dans son Æandbuch (fig. 50), le démontre suffisamment. Ce n’est pas évidemment la même forme spécifique que celle de la Moselle, mais c'est bien, de part et d'autre, le même type qui reparait dans la partie moyenne de l'oolithe, après s'être déjà montré à la base de cet étage. Les ramifications du Ch. hechingensis sont plus allongées, plus menues, terminées par des éventails digités, moins larges ; mais l'aspect est bien le même que dans le CA. flabellaris.

A la suite d'une espèce à thalle dendroïde, aussi complexe et pourtant aussi net dans ses moindres détails que celui du Chondrites flabellaris, j'ai tenu à figurer un Lype remarquable par sa simplicité et cependant incontestable : c’est le C’hondrites robionensis Sap. et Mar., néocomien de Castellane (B.-Alpes), que M. Marion et

(4) FL. foss. Helv , tab 42, fig. 4.

moi nous avons signalé dans l'Évolution des Cryptogames. La roche d’où est extrait l'échantillon est un calcaire d’une dureté marmoréenne ; la matière du remplissage incorporée à celte roche est d’une égale fermeté et ne s’en distingue que par une coloration plus foncée. La terminaison de la base, les ramules simples, émis dans un ordre alterne parfaitement régulier, le long de la tige principale, la courbure caractéristique du plus haut de ces ramules, qui termine la plante et dépasse en longueur tous les autres, tout indique dans ce fossile un corps marin organisé qui ne saurait rien avoir de commun avec des traces d’Invertébrés. Mais l'attribution générique de l'espèce est, de son côté, des plus incertaines. Ce Chondrites s'écarte, à ce qu'il semble, du type le plus ordinaire; il sert même de transition vers le type suivant auquel j'ai imposé, d'accord avee M. Marion, la dénomination de Codites, frappé par une ressemblance assez étroite pour justifier l'emploi de ce terme, sans vouloir pourtant lui attacher un sens plus affirmatif que celui d'une simple homo-

morphie extérieure. —

2, — Codites neocomiensis, Sar. et Mar., Évol. des Cryptogames, p. 96, fig. 31.

(Ps. VIT, fg. 1.)

En signalant ce type nouveau et réellement curieux du néocomien de Barrême, dans les Basses-Alpes, nous étions loin de penser qu'il dût encourir le soupcon de représenter la trace de quelque Invertébré marchant à la surface de la vase. Effectivement, couché à plat à la surface inférieure d’une plaque d’un calcaire gris des plus homogènes, l'échantillon ne saurait représenter ou qu'une piste moulée par la pression ou qu'une plante marine conservée à l’aide du procédé de fossilisation en demi-relief dont il a été question plusieurs fois et dont il sera encore parlé dans les pages suivantes. Mais il existe de plus une circonstance dont il faut bien tenir compte en appréciant le Codites neocomiensis, c’est celle-ci : la branche de l’une des dichotomies terminales de l'échantillon se trouve arrachée et couchée en travers, non loin du point qu’elle aurait dû normalement occuper. Cet accident suffit à lui seul pour témoigner que nous avons bien sous les yeux un corps marin et non une simple trace qui ne saurait être ni déchirée ni déplacée, sans disparaître immédiatement. Il est facile de constater par l'inspection de la plaque que l'échantillon, visiblement terminé dans le haut, se prolonge inférieurement et s'enfonce dans la pierre, en laissant voir l’origine d’une ramification semblable à celle que forme la branche principale et divergeant de celle-ci sous un angle d'environ 45 degrés. Il est done probable que nous n'avons sous les yeux qu’une faible portion d’un thalle fort consi-

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dérable, lorsqu'on le reconstruit intégralement par la pensée. Assimilé à celui du Codium tomentosum Ag., dont il diffère seulement par l’atténuation des derniers segments à leur extrémité, il aurait dù mesurer une étendue 6 à 8 fois plus grande, avec des ramules plus minces et plus écartés proportionnellement. Le thalle fossile, à cause du vide intérieur qu'il laisse voir à quelques endroits, pourrait bien avoir été fistuleux, comme les Codium. On aperçoit à la surface de l'organe, dont le tissu superficiel semble avoir conservé son aspect, de légères stries en forme de rides et des ponctuations verruqueuses, qui ressemblent beaucoup à ce qui existe aux mêmes endroits de l’A2mantalia lorea, dont le thalle présente des segments dichotomes, allongés et atténués à leur extrémité. On serait donc tenté de reconnaitre un /limantalia, par conséquent une Fucacée dans le Codites neocomiensis de Barrème. Ilen résulte que le terme générique adopté par nous est loin d'impliquer la présomption d’une véritable affinité avec les Codium; mais cette incertitude d'attribution, qui s'applique à la plupart des Algues fossiles, ne fait pas qu’elles soient autre chose que des plantes marines, moins encore qu'il soit légitime de confondre celles mêmes dont la dénomination est la plus incertaine avec des traces d'Invertébrés. Persister à le soutenir en parlant du Codites neocomiensis, ce serait commeitre gratuitement une erreur paléontologique des plus grossières. — M. Schimper, dans son //andbuch der Palæontologie (p. 28), a signalé un /imanthalia, 1. Amphisylarum Schimp., dans les schistes oligocènes de la Haute-Alsace.

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