C. — ELECTIVITÉ INFLAMMATOIRE (PAVIE ET NEEL
Dans une étude fondée sur cent cinquante observations de pneumothorax créés sur le « tout venant » et régulièrement suivis aux rayons X, NEEL a montré que, lorsque la lésion est unique et de peu d’étendue, il est plus fréquent de constater une électivation lobaire partielle qu’un retentissement lobaire total.
Par ailleurs, une lésion peut être irrétractile par destruction de la trame élastique et, cependant, capable d’affaissement : « On peut même soutenir, avec une apparence de paradoxe, que dans un poumon collabé seules les zones privées d’élasticité sont capables d’une rétraction complète, toutes les zones élastiques participant, au contraire, à la respiration. » L
De plus, tant qu’une zone pulmonaire reste claire, c’est-à-dire aérée, elle respire; l’immobilisation d’un territoire donné ne précède pas l’opacification, mais lui succède (effet MorGAN).
Pour qu’il y ait rétraction élective, il faut que le parenchyme soit atteint. Le collapsus du poumon sain est, en effet, toujours anélectif.