III. — LES BRONCHIECTASIES PÉRICAVITAIRES
Elles sont très fréquentes pour peu que la caverne ait acquis une certaine importance ou qu’il y ait quelques altérations dans le parenchyme avoisinant l’ulcération.
C’est d’ailleurs l’opinion de MAGniIN et ses collaborateurs : « Certaines formes de lésions parenchymateuses s’accompagnent presque toujours de dilatations bronchiques. Les condensations récentes ou anciennes, les grandes cavernes déterminent à peu près constamment des altérations canaliculaires. »
De plus, ces auteurs notent la constance des bronchiectasies tuberculeuses dans la « lobite ulcéro-fibreuse ».
Or, cette atteinte est — ou, du moins, était jusqu’à nos jours — l’indication type du pneumothorax artificiel. C’est, en effet, l’atteinte qui donne les électifs simples (1), la meilleure et la plus rapide rétraction, la plus faible proportion de cavernes rebelles. La lobite ulcéro-fibreuse ne donne pratiquement jamais de caverne ballonnée.
On est donc obligé de conclure que les altérations des petites bronches et de la bronche de drainage ne peuvent être considérées, sauf exception, comme le primum movens de la caverne rebelle, surtout lorsqu'il s’agit des cavernes ballonnées.
Mais la tuberculose bronchique n’en est pas moins une source de complications du pneumothorax par les sténoses qu’elle détermine au niveau des grosses bronches, par l’entrave à la rétraction que les bronchiectasies diffuses peuvent créer et, surtout, par les « clapiers» à bacilles qu’elle constitue en étant une source perpétuelle d’infection.
Cependant, si elles n’apparaissent pas comme une cause directe de cavernes rebelles et notamment ballonnées, les
(1) C’est-à-dire rétraction élective d’emblée sans passer par le stade «réaction d’opacification » de D. NEEL.