CHAPITRE II
PARALYSIE DIAPHRAGMATIQUE
Tout d’abord réservée comme méthode complémentaire des pneumothorax dits « en corde », la paralysie diaphragmatique fut, peu après, appliquée aux pneumothorax incomplets inefficaces, pour être ensuite étendue aux pneumothorax complets lorsqu'il s'agissait de cavernes persistantes ou grandissantes, mais localisées aux étages inférieurs du poumon et donc difficilement accessibles par thoracoplastie.
Par la suite, cette méthode fut appliquée à différents types de cavernes rebelles.
Nombre de cas traités : 8.
Paralysie diaphragmatique autonome ........... 6 (succès : 4; échecs : 2).
Associcet-irédation piénrale 727, à uit neue 2 (succès : 2; échec : 0). Indications :
Lobe de Fowler : 2 cas de cavernes grandissantes (2 succès).
Lingula : 1 cas de caverne inerte (échec).
Lobe moyen : 1 cas de caverne inerte (succès).
Sommet : 1 cas de caverne grandissante (succès); 1 cas de caverne inerte (échec).
Atteintes étendues traitées par association avec irritation pleurale : 1 cas de caverne grandissante (succès) ; 1 cas de caverne inerte (succès).
PARALYSIES DIAPHRAGMATIQUES
Nous citerons, à titre d'exemples, trois observations.
OBSERVATION I
M. F.…. (Jacques) (S.E., 1.678).
Mai 1941. — Début progressif. Radiographie (14 juin) pommelures des deux tiers inférieurs droits.
19 juillet 1941. — Entre au Sanatorium des Etudiants.
Etat général médiocre; température : 39°; expectoration : 10; B. K. +.
Radiographie. — A droite : atteinte diffuse de tout le lobe inférieur avec caverne du lobe de Fowler.
A gauche : taches et travées para-hilaires.
29 juillet 1941. — Création d’un pneumothorax droit, total d'emblée. La température persiste à 38°; expectoration : 7-8; agrandissement lent mais progressif de la caverne.
18 septembre 1941. — Phréni-exérèse droite (8 centimetres). Par la suite, dislocation lobaire, rétraction progressive et disparition de la caverne.
Janvier 1942. — Tuberculose intestinale probable. Pneumopéritoine; amélioration.
20 août 1943. — A la sortie : état général bon; température normale; expectoration : 0; B.K. : 0.
Radiographie. — A droite : pneumothorax subtotal. Lobes supérieur et moyen en extension; lobe inférieur rétracté avec persistance, dans l’angle cardio-phrénique, d’une plage grise bien homogène.
À gauche : image subnormale.
SA
Core
Après la sortie, nouvelles avant un an : va bien, vie demiactive; abandon du pneumo-péritoine en octobre 1944. Nouvelles avant trois ans : va bien, vie active.
OBSERVATION II
M. M... (Paul) (S.E., 1.908).
Janvier 1941. — Signes progressifs; atteinte de la base droite.
29 mai 1941. — Création d’un pneumothorax droit.
12 août 1941. — Entre au Sanatorium des Etudiants. Etat général bon; température : 38°; expectoration : 20; B.K. +.
Radiographie. — A droite : pneumothorax total; lobe supérieur en expansion; lobe inférieur moyennement rétracté, très dense, paraissant largement infiltré avec deux images cavitaires superposées.
À gauche : condensations para-hilaires avec deux images cavitaires.
20 septembre 1941. — Création d’un pneumothorax gauche. Section de brides subtotale en janvier 1942. Ce pneumothorax sera efficace.
Sous le pneumothorax droit, on constate la persistance des deux images cavitaires, et les tomographies pratiquées montrent que ces deux cavernes sont beaucoup plus larges que ne le montrait le cliché standard, et creusées en réalité aux dépens du lobe moyen.
13 mai 1942. — Phrénicectomie droite. Par la suite, la température descend aux environs de la normale; l’expectoration diminue et les cavernes se rétractent. Les recherches de bacilles sont alternativement positives et négatives jusqu’au début de 1944, mais à partir de cette époque, elles deviennent régulièrement négatives.
15 novembre 1944. —— A la sortie, état général excellent; température normale; expectoration : 0; B.K. : 0.
Radiographie. — A droite : pneumothorax en détente; diaphragme surélevé; petite plage grise bien homogène susdiaphragmatique.
A gauche : pneumothorax en détente, parenchyme clair.
A la sortie : va bien; reprise rapide d’activité. |
1950 : très bonne santé.