BRONCHO-ASPIRATION
J.-M. LEMOINE signalait, en 1941, la « disparition d’une caverne tuberculeuse après broncho-aspiration ».
Par la suite, AMEUILLE et LEMOINE, BARIÉTY et PAILLAS, MouUNIER-KUHN, SOULAS, DUMAREST, MAGNIN, LE Tacon et VARIN, R. COHEN, D. NEEL et J. PALLIES, etc. communiquèrent des résultats.
La technique de la broncho-aspiration est bien connue : théoriquement, l’aspirateur devrait être introduit dans la branche de division lobaire correspondant à la caverne. En pratique, on aspire dans tous les rameaux pour être sûr d’avoir bien porté son aspirateur dans le rameau correspondant à la caverne. +
Lorsqu'il s’agit de cavernes rebelles au pneumothorax, cette méthode donnerait de 20 à 50 % de succès selon les auteurs.
. Mais la broncho-aspiration n’est pas exempte d’inconvé-
nients (LEMOINE lui-même a insisté entre autres sur les complications pleurales, en général bénignes, dit-il), ni d'accidents (des aggravations et des perforations ont été signalées dans diverses publications). Nous en reparlerons plus longuement dans l'étude critique des méthodes employées.
— S0rE
Nombre de séries de broncho-aspirations : 16. A titre autonome : 11 séries qui ont donné :
— 4 succès, dont une complication, — 7 échecs, dont une complication.
À savoir :
1 cas caverne grandissante (1 succès) ; 1 — — —— (1 succès + liquide); 1 — — — (1 échec) ; 2 — cavernes inertes (2 succès) 4 —. , — — (4 échecs) ; 2 EN EIE — (2 échecs + aggravation).
En association avec irritation pleurale : 5 séries qui ont donné :
— 2 succès, dont une complication, — 3 échecs, dont deux complications.
À savoir :
1 cas caverne inerte (1 succès) ; 1 — — — (1 succès + pleurésie); 1 — — ta (réchec):
1 — — — ; (1 échec + perforation); 1 — — — (1 échec + pleurésie et évolution
contro-latérale).