PS ES
La constatation, par DUMAREST et PAVIE, d’une rétraction cavitaire obtenue par la méthode de la « pleurésie provoquée », mais sans épanchement pleural, fut à l’origine de travaux importants dont l’aboutissement fut la thèse de RossiGNoL, élève de PAVIE, qui, au cours d’une étude expérimentale et clinique, codifia la méthode. Celle-ci conserva le nom de pleurésie provoquée, responsable d’un certain discrédit qui persiste encore de nos jours, malgré la précaution prise par PAVIE qui avait bien souligné que «la méthode est à la pleurésie provoquée brutale ce que le pneumothorax hypotensif est au pneumothorax compressif ».
Il n’est donc plus question de faire subir à la plèvre des agressions violentes et c’est à la lettre qu’il faut suivre les conseils de prudence de RoOSSIGNOL.
Il donne, dans sa thèse, le schéma suivant :
Première injection : 5 cm* sérum salé à 5 p. 100;
Deuxième injection : 10 cm*° sérum salé à 5 p. 100;
Troisième injection : 5 cm sérum salé à 10 p. 100;
Quatrième injection : 10 cm* sérum salé à 10 p. 100.
Suivant les réactions du malade, on peut accélérer ou ralentir les étapes de la progression, les injections étant pratiquées tous les quinze jours ou toutes les semaines.
Signalons, enfin, les résultats très intéressants obtenus par P. LEFÈVRE avec des injections de sels d’or en solution aqueuse, à dose maximum de 5 centigrammes.
Pour ce qui est des irritations pleurales pratiquées au Sanatorium des Etudiants de France, les injections eurent lieu chaque semaine, mais à doses minimes.
Voici un schéma s'appliquant à la plupart de nos observations :
Première injection : de 3 à 5 cm° de sérum isotonique; par la suite, augmentation progressive et par paliers de la concentration, sans jamais dépasser de 3 à 5 em à 10 p. 100.
Tant qu’une concentration déterminée s'avère efficace, il est inutile d’aller au delà,