‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 51 sur 72 · SAGE · texte numérisé non relu

SAGE

Lorsque les sels d’or furent employés, les doses allèrent en augmentant progressivement jusqu’au maximum de 5 centigrammes par injection.

Quant à la conduite du traitement, elle fut toujours celle que préconisa ROSSIGNOL.

Nombre de séries d'irritations pleurales : 24.

A titre autonome : 16 séries qui ont donné :

— 11 succès, — 5 échecs, dont une complication.

A savoir :

6 cas cavernes grandissantes (6 succès) ; 1 — — — (1 échec) ; 1 — — — (1 échec + petit épanchement liquidien) ; 5 cas cavernes inertes (5 succès) ; 3 — — — (3 échecs).

En association avec P. A.S. buccal et cure intégrale : 1 série qui a donné 1 succès.

A savoir :

1 cas caverne inerte (1 succès).

En association avec paralysie diaphragmatique : 2 séries qui ont donné 2 succès.

À savoir :

1 cas caverne grandissante (1 succès) ; 1 cas caverne inerte (1 succès).

En association avec broncho-aspiration : 5 séries qui ont donné — 2 succès, dont une complication, — 3 échecs, dont deux complications.

A savoir :

1 cas caverne inerte (1 succès) ; 1 (1 succès + pleurésie) ; 1 — - (1 échec); 1 (1 échec + perforation) ; 1 (1 échec + pleurésie et évolution

contro-latérale).

IRRITATIONS PLEURALES Nous citerons, à titre d'exemples, quatre observations.

OBSERVATION Î

MC... (Henri) (S. E. 945).

Février 1939. — Début subaigu.

8 juin 1939. —— Entre au Sanatorium des Etudiants; état général très médiocre; température : 39°; expectoration : 5.

Radiographie. A droite : opacité diffuse et non homogène paraissant s'étendre à tout le lobe supérieur, avec plusieurs images suspectes et une caverne nette de 3 centimètres.

A gauche : condensations diffuses de la région moyenne avec plusieurs images suspectes.

19 juin 1940. — Création d’un pneumothorax droit; section de brides totale en juillet; mise en évidence d’une deuxième image cavitaire.

8 août 1939. — Création d’un pneumothorax gauche.

Agrandissement progressif des deux images cavitaires. A partir du 5 octobre, on pratique prudemment des irritations pleurales chaque semaine, qui stoppent l’évolution des cavernes et amènent même une légère rétraction de celles-ci. Mais l’état général décline et le malade supporte très mal l’altitude et le froid.

5 décembre 1939. — Le malade est transféré en plaine; état général très mauvais; température : 38°; expectoration : 30.

Après la sortie, les irritations sont poursuivies sans aucune rétraction des cavernes. Apparition d’une fièvre hectique et d’un épanchement bilatéral. Evolution progressive; décès en pleine cachexie par défaillance cardiaque (décembre 1940).

OBSERVATION II

M. R... (Roger) (S. E. 1618).

Mai 1942. — Asthénie, amaigrissement depuis deux mois, Caverne du sommet droit,

25 août 1942. —— Entre au Sanatorium des Etudiants; état général médiocre; température normale; expectoration nulle ; B. K. : +.

Radiographie. — A droite : large caverne du sommet (6 centimètres) et condensations péri-hilaires.

A gauche : condensations péri-hilaires non homogènes.

1‘ septembre 1942. — Création d’un pneumothorax droit. La caverne amorce sa rétraction.

15 octobre 1942. Section de brides totale; bascule du lobe supérieur (cure déclive), mais la caverne corticale anfractueuse entourée d’un mince halo sombre augmente de volume.

13 novembre 1942. — Persistance de l’accroissement cavitaire. Irritation chaque semaine au sérum isotonique, puis hypertonique. La caverne se rétracte progressivement; la

température revient à la normale; le côté opposé s’améliore; reprise de 6 kilogrammes.

2 mars 1943. — Dernière injection : caverne non retrouvée; B:K:::20.

7 mai 1943. — Départ du Sanatorium des Etudiants. Etat général excellent; température normale; expectoration : 0; B;:K.% 0:

Radiographie. — A droite : pneumothorax total; petite grisaille homogène du sommet.

A gauche : quelques discrets nodules région moyenne.

Transfert à la postcure universitaire de Paris.

Après la sortie du Sanatorium des Etudiants, nouvelles avant un an : pneumothorax entretenu; bon état de santé: vie demi-active. Nouvelles avant trois ans : ‘pneumothorax entretenu; bon état de santé; vie active (architecte).

Septembre 1946. — Va bien, rien à signaler, vie active.

OBSERVATION III

M. S… (Emile) (S.E., 1.182).

Août 1940. — Début progressif; condensations diffuses de la moitié supérieure du poumon droit avec caverne sous-claviculaire. ù

14 septembre 1940. -— Entre au Sanatorium des Etudiants. Bon état général; expectoration : 5; température normale: B,K. +.

ao le rs

20 septembre 1940. — Création d’un pneumothorax droit; section de brides partielle, le 26 décembre; poussée évolutive sous pneumothorax, en janvier. Epanchement fébrile du pneumothorax. Nettoyage progressif. Quitte le Sanatorium le 8 mai 1941.

Après la sortie : vie très active, imprudences, évolution gauche en janvier 1942.

30 mars 1942. — Entre au Sanatorium des Etudiants (deuxième séjour). Etat général satisfaisant; température normale; expectoration : 0; B.K. +.

Radiographie. — A droite : pneumothorax subtotal. Pleurésie chronique; moignon gris rétracté.

A gauche : caverne sous-claviculaire entourée de condensations.

3 avril 1942. — Création d’un pneumothorax gauche complété, en juin, août et octobre, par deux sections de brides et un michetti. Persistance de la caverne.

Durant cette époque, le pneumothorax droit est abandonné et se symphyse en grande partie.

13 décembre 1942. — La caverne persistant sous le pneumothorax total, on commence une série d’injections intra-pleurales de sérum salé, sans aucune rétraction de la caverne. Arrêt de lirritation pleurale le 19 janvier 1943.

18 février 1943. — A la sortie (sur la demande du malade) : bon état général; température normale; expectoration : 0; B.K. : 0.

Radiographie. — A droite : séquelles pleurales importantes, rétraction costale, petite poche gazeuse dans l’extrême sommet, parenchyme gris sans image suspecte.

A gauche : pneumothorax total avec dislocation lobaire Poumon en expansion. Dans la partie supérieure du moignon, persistance d’une petite image cavitaire.

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