‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 57 sur 72 · IL. — BRONCHO-ASPIRATION · texte numérisé non relu

IL. — BRONCHO-ASPIRATION

C'est une méthode délicate qui n’est pas sans risques.

La plupart des malades porteurs de cavernes rebelles au pneumothorax sont fébriles, expectorant d’une façon appréciable, les crachats étant riches en bacilles. La simple bronchoscopie, pour ces lésions instables, est déjà hasardeuse, et même si elle est pratiquée sous contrôle antibiotique, d’une façon douce et rapide, par un bronchoscopiste très expérimenté — l’aspiration ne servant qu’à éliminer les sécrétions —, elle peut parfois engendrer : épanchement liquidien, aggravation ou perforation, évolution contro-latérale,

L’indication de la broncho-aspiration doit donc être posée avec beaucoup de circonspection. Même ainsi, cette méthode n’est pas exempte de danger.

A titre autonome, elle a donné au Sanatorium des Etudiants, dans le domaine des cavernes rebelles, sept échecs pour quatre succès.

La médiocrité d’un tel résultat n’est malheureusement pas due au fait qu’il s’agit d’une « mauvaise série », et si nous avons trouvé dans la littérature quelques séries meilleures, nous en avons trouvé aussi de moins bonnes. En fait, cette méthode ne permet d’escompter que de 30 à 40 % de succès.

Pour ce qui nous concerne, nous n’avons eu que deux complications :

— Un léger agrandissement cavitaire rapidement jugulé par lirritation pleurale qui fit bientôt disparaître la caverne ;

— Une pleurésie du pneumothorax chez un malade aux lésions primitivement assez diffuses, ce qui laisse supposer que l’épanchement avait déjà de fortes chances de se constituer spontanément. |

Aussi, avec une certaine apparence de paradoxe, l’on peut avancer que notre série fut relativement heureuse puisque la méthode nous donna un taux de succès moyen (par rapport à ce qu’elle peut donner), et très peu de complications (1) (en regard des risques qu’elle fait courir au malade).

Est-ce à dire que la broncho-aspiration mérite d’être recommandée ? Il ne le semble pas, car même si avec beaucoup de confiance, de persévérance et de progrès on peut atteindre l’excellent pourcentage de 50 % de succès obtenus par LEMOINE, on restera toujours au-dessous des résultats des deux autres méthodes : irritation pleurale et faradisation pulmonaire.

(1) Les contre-indications de la bronchoscopie furent évidemment respectées,

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