IV. — FARADISATION PULMONAIRE
De même que pour Pirritation pleurale, nous avons été volontairement sévère à légard de. la faradisation 6 succès obtenus par un traitement commencé avant deux mois d'inertie ont été éliminés.
À titre autonome, sur 14 séries (1), cette méthode a donné : 11 succès, 3 échecs (2 petits épanchements liquidiens à la coupole diaphragmatique).
Deux cas, comptés comme échecs, concernent
—— L'un, une intolérance (nausées, céphalées, sueurs) qui fit arrêter le traitement à la troisième séance, sans avoir pu donner de résultat. Reprise par la suite, la faradisation amorça un début de rétraction, mais fut à nouveau suspendue.en raison de cette même intolérance.
— L'autre, l’apparition d’un petit épanchement qui fit, par prudence, interrompre la faradisation. La caverne s'était cependant rétractée en partie.
Si l’on pouvait parler de pourcentage dans une si petite série, cela ferait 78 % de succès, chiffre d’ailleurs moyen pour cette méthode.
Rappelons, en effet, que Ch. Durour, élève de BRAILLON, mentionne, à la fin de sa thèse, les résultats obtenus à Angicourt, au 1% janvier 1947 (pneumothorax complets, délai de deux mois) :
Sur 18 cas : 17 succès (dont un très tardif), 1 échec.
Les inconvénients de la méthode sont minimes; nous avons seulement rencontré une intolérance et deux petits épanchements.
Pas plus que Ch. Durour, nous n’avons relevé d’aggravation, ni d'évolution contro-latérale.
Quant aux dangers de symphyse, on ne peut guère les craindre que dans les cas d’épanchement liquidien.
Notons qu’en dehors des cavernes rebelles, la méthode a, dans bien des cas, favorisé ou accéléré le processus de guérison dans des opacités persistantes et peu homogènes, et aussi dans des cas de pneumothorax trop lentement efficaces.
À la suite de DurFour, signalons sa moindre efficacité
(1) Actuellement, le nombre de séries pratiquées à titre autonome s'élève à 17 : 14 succès et 3 échecs.
dans les pneumothorax incomplets, et ajoutons, personnellement, qu’une faradisation pratiquée sur un pneumothorax porteur d’un épanchement important a coïncidé avec l’apparition d’une pleurésie purulente : l'indication était fournie par des opacités persistantes peu homogènes avec bacilles dans l’expectoration.
En ce qui concerne les cavernes rebelles, nous serions enclin à déconseiller la faradisation dans les cas de gros épanchements constitués en regard de lésions résiduelles.
Pour les lésions diffuses, chaudes, évolutives, l’indication la meilleure est, à notre avis, la streptomycine, avec ou sans faradisation d’emblée.
Aussi, estimons-nous que, dans les cas de cavernes rebelles posant l’indication d’aide au pneumothorax, la faradisation de BRAILLON est la méthode à utiliser d'emblée, car elle réunit le maximum d’avantages avec le minimum d’inconvénients.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES RÉSULTATS OBTENUS PAR LES MÉTHODES ADJUVANTES AU PNEUMOTHORAX = EMPLOYÉES A TITRE AUTONOME
MÉTHODES NOMBRE SU CTTE Écoute CoMPLi- EMPLOYÉES DE CAS CATIONS Paralysie dia- 6 4 À) 0 phragmatique. Broncho - aspi- 11 4 7 2 ration ... (dont une complication) |(dont une complication) Irritation pleu- 16 11 5 1 PAT RE (dont une complication) Faradisation .. 14 11 3 2 (dont une complication) | (dont une complication)