‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 61 sur 72 · MÉTHODES SUCCESSIVES · texte numérisé non relu

MÉTHODES SUCCESSIVES

L’abandon d’une méthode adjuvante au pneumothorax au profit d’une autre, transforma souvent un échec en succès.

Voici, schématiquement résumé, le relevé des observations où des méthodes adjuvantes furent employées à titre successif.

M. G... (André) (S.E., 2.638), observation donnée comme exemple au chapitre broncho-aspiration.

Caverne inerte depuis deux mois.

Broncho-aspiration : légère rétraction puis agrandissement de la caverne.

Association broncho-aspiration avec irritation pleurale : fermeture de la caverne.

Réapparition de la caverne deux mois et demi après.

Association broncho-aspiration avec irritation : échec.

Faradisation : rétraction et disparition définitive de la caverne (recul de quatre ans).

M''e B... (Huguette) (S.E., 2.757).

Caverne inerte depuis quatre mois et demi.

Association faradisation plus streptomycine (40 g.) échec.

Association irritation pleurale plus streptomycine, puis P. A.S. buccal et cure intégrale et de silence : rétraction et disparition de la caverne (recul de trois ans).

M. L... (Louis), (S.E,, 3.351).

Caverne inerte depuis deux mois et demi.

Association faradisation pulmonaire plus P. A.S. buccal : échec.

Irritation pleurale : la caverne se rétracte de moitié, mais cette amélioration lente a nécessité l’emploi de sérum hypertonique assez concentré, et l’on n’ose poursuivre au delà.

Après avoir envisagé une lobectomie, on décide de laisser le pneumothorax revenir à la paroi afin de voir s’il est possible de lui substituer une thoracoplastie. Mais il apparaît bientôt une pleurésie fébrile du pneumothorax (deux mois et demi après l’arrêt de l’irritation). On assista par la suite à un nettoyage pulmonaire, et la pleurésie put être tarie (1).

M. L... (Henri) (S.E., 2.424), observation donnée comme exemple au chapitre irritation pleurale.

Deux cavernes inertes creusées dans un lobe de Fowler sous pneumothorax total. Broncho-aspiration : léger agrandissement des cavernes.

Irritation pleurale : rétraction et disparition des cavernes (recul de quatre ans). ;

M'ie D... (Alfréda) (S.E., 1.889), observation donnée comme exemple au chapitre faradisation.

Caverne inerte depuis sept mois.

Faradisation : légère rétraction de la caverne, mais arrêt des électrisations par suite de phénomènes d’intolérance.

Streptomycine : échec.

Paralysie diaphragmatique : échec (il s'agit d’une caverne de la lingula).

Tentative de reprise de la faradisation, mais intolérance.

(1) Cette observation a été comptée comme échec de la faradisation et échec de l’irritation.

Irritation pleurale : rétraction et fermeture de la: caverne.

Ainsi, dans 4 cas sur 5 — dans la série envisagée —, un

échec fut transformé en succès par un changement de méthode.

CHA PEERESIN

ANTIBIOTIQUES

C’est à dessein que nous avons placé ce chapitre en dehors de ceux consacrés aux méthodes adjuvantes au

pneumothorax proprement dites.

Nous ne disposons, en effet, que de trop peu d’observations.

En voici le relevé :

Streptomycine seule, 2 observations — 1 caverne inerte : 1 échec; — 1 caverne grandissante : 1 succès.

Streptomycine seule mais épanchement liquidien du

pneumothorax rétraction progressive du moignon et

disparition de l’ulcération :

—— 1 caverne inerte : 1 succès.

Streptomycine et faradisation, 1 observation — 1 caverne inerte : 1 échec.

P. A.S. buccal et irritation + cure intégrale et de silence :

— 1 caverne inerte : 1 succès.

P. A. S. buccal et faradisation, 2 observations : — 1 caverne inerte : 1 échec.

— 1 caverne inerte : 1 succès.

Ces faits, trop épars, ne permettent aucune conclusion. On peut cependant noter, à titre indicatif, que ces résul-

tats sont en accord avec les conclusions de plusieurs auteurs qui ont souligné la médiocrité d’action de la streptomycine et du P. A.S. sur les cavernes inertes.

Signalons, en outre, le double risque de la streptomycinothérapie dans le domaine des cavernes inertes ou résiduelles. Risque d’échec fréquent et apparition de souches bacillaires résistantes. Il est vrai que l’association de plusieurs drogues peut retarder la résistance, et que la venue de médicaments nouveaux comme les hydrazides de lPacide isonicotinique et ses dérivés en allègent l’hypothèque.

Par ailleurs, nous n’avons qu’une observation d’accroissement cavitaire traité exclusivement par streptomycine. Plusieurs auteurs ont montré l’action réelle de cet antibiotique dans certains cas.

Notons, enfin, que les antibiotiques trouvent des indications majeures ou relatives dans les cas où les méthodes d’irritation ou de faradisation sont contre-indiquées ou simplement risquées, comme les poussées congestives de moignon et les évolutions contro-latérales.

CHAPIERE V

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