APERÇU HISTORIQUE
À lorigine de la collapsothérapie, le pneumothorax, réservé aux phtisies unilatérales, n’était institué qu’à un stade avancé de la maladie. Aussi, le nombre des pneumothorax « inefficaces » était-il important.
Dans une statistique datant de 1914, DUMAREST releva 35 % d'échecs sous pneumothorax complets.
En 1919, au Congrès de Bruxelles, DuMmAREST et Risr montrèrent l'intérêt de la création précoce du pneumothorax et en firent ressortir les meilleurs résultats.
En 1922, BarD lança le terme de « caverne soufilée » sans émettre aucune hypothèse à ce sujet. Ce terme, pourtant suggestif, passa inaperçu. Il connaîtra plus tard une vogue exceptionnelle.
A la même date et pour la première fois, BARLOW et KRAMER employèrent le terme de « selective collapse ».
Cette notion capitale fut rapidement introduite en France par BERNOU, sous l'appellation de « pneumothorax électif ».
En 1926, AMEUILLE et P. TROCMÉ s’attachèrent au problème de la constitution de Pélectivité et décrivirent différents facteurs de rétraction lésionnelle. Pour eux, lPélectivité était fonction de la rétractilité, alors que l « irrétractilité lésionnelle » constituait l’ « inertie de collapsus ». Cela deviendra, plus tard, l’explication classique de la persistance sous pneumothorax de certaines cavernes que lon dénommera « cavernes inertes ».
Léon BERNARD et Charles MAYER en 1930, GILBERT en 1931 citèrent des cas de cavernes ayant rapidement augmenté de volume sous pneumothorax et finalement éclaté.