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OBSERVATION

OBSERVATION n° 51 (Docteur ALLUAUME)

Service de Clinique d'Electroradiologie du Professeur REBOUL

Malade adressée par M. le Professeur AUBERTIN pour tuméfaction rouge, chaude, battante et douloureuse de la partie moyenne du bras gauche.

Histoire de la maladie.

Il s'agit de Mile C.., âgée de 20 ans, qui, le 5 novembre 1951, vient consulter le Professeur AUBERTIN pour des douleurs au niveau du bras gauche. Ces douleurs prédominent au niveau de la région du coude, elles sont à type de battements continus, exacerbés par les mouvements, d'intensité variable, calmées par le repos et la position du bras en l'air. L'examen clinique, à cette date, ne montre

aucune anomalie notable.

Huit jours plus tard, la malade est revue ; elle présente toujours : une douleur à caractère lancinant, localisée à la partie moyenne du bras gauche, avec irradiations vers le coude. On ne note aucun signe d'’altération de l'état général, pas de température, pas d'amaigrissement.

L'inspection montre une tuméfaction rouge, chaude, battante, localisée à la partie moyenne du bras au niveau de sa face antéroexterne. Cette tuméfaction en fuseau s'accompagne de traïînées télangiectasiques la prolongeant vers le haut et le bas.

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La palpation montre une douleur bien localisée à la tumeur, avec sensation de pulsatilité : elle est chaude et douloureuse et semble faire corps avec les tissus profonds ; les mouvements actifs et passifs de l'articulation scapulo-humérale et du coude, bien que douloureux. sont possibles. Par ailleurs, on ne note aucune adénopathie, l'avant-

bras et la main sont normaux.

L'examen des différents autres appareils ne montre aucun fait .

notable, la formule sanguine est normale.

Une radiographie (fig. 1 et 1 bis) prise le 13 HR 1951.

montre :

— La forme de l'os est conservée, on ne note aucun gonflement fusiforme pouvant correspondre à la tumeur superficielle. La corticale semble légèrement érodée sur une longueur de 6 à 7 mm. au niveau de la partie externe de los, à l'union du | /3 moyen et du 1/3 supérieur. Cette altération se poursuit en bas et en dedans vers la médullaire, prenant un aspect en rail.

ne Correspondant à a cette petite lésion, on note une néoformation minime, floue, parallèle à l’axe de l'os. On retrouve une altération de la corticale au niveau de la partie interne de la diaphyse, à l'union du 1/3 moyen et du 1/3 inférieur, prenant encore un aspect de rail. La structure de l'os est normale.

— La cavité médullaire est élargie et présente un aspect non homogène, donnant lièu au niveau de l’épiphyse inférieure, à des images en logettes pouvant faire penser à une tumeur à myéloplaxes,

— Les surfaces articulaires sont normales. Les parties molles ne sont pas atteintes.

Devant un tel tableau, on pense à la possibilité d’une tumeur maligne évoluant selon un mode aigu.

On ne fait aucun prélèvement biopsique et on institue un premier traitement radiothérapique.

On pratique 2.000 r. sur la face antérieure et 2.000 r. sur la face postérieure du bras, avec un champ 30 X 8 au rythme de quotidiens alternés. Caractéristiques du rayonnement : 180 KgV., 10 M.A. Filtration : | Cu + 1 AI.

HAE Te

En fin de traitement, la malade est notablement améliorée au point de vue douleur, la tuméfaction est également moins volumineuse, les battements sont moins perceptibles. Une radiographie pratiquée le 13 décembre 1951 montre un aspect identique.

On institue alors un nouveau traitement radiothérapique avec 1.000 r. sur un champ externe et 1.000 r. sur un champ interne, avec une localisation 10 X 5 : 250 r. par séance en quotidien alterné.

L'amélioration se poursuit, les douleurs ont pratiquement disparu, la tuméfaction est moins volumineuse, on ne perçoit que quelques pulsations.

On termine alors par un petit champ 4 X 4 centré sur la lésion :

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